A. La vallée de la Garonne

Mise à jour : 30 juin 2026

Temps de lecture : 36 minutes

Sous forme de boisements ponctuels, la présence de peupleraies n'est pas forcément dommageable pour la perception des paysages : ici la vallée de Garonne s'offre largement aux regards et le bosquet de peupliers n'empêche pas de comprendre l'organisation du territoire
Sous forme de boisements ponctuels, la présence de peupleraies n'est pas forcément dommageable pour la perception des paysages : ici la vallée de Garonne s'offre largement aux regards et le bosquet de peupliers n'empêche pas de comprendre l'organisation Agence Folléa-Gautier
Castets-en-Dorthe surplombe les dernières écluses du canal latéral à la Garonne
Castets-en-Dorthe surplombe les dernières écluses du canal latéral à la Garonne Agence Folléa-Gautier
La vallée de la Garonne est parfois couverte de peupleraies, Sainte-Croix-du-Mont
La vallée de la Garonne est parfois couverte de peupleraies, Sainte-Croix-du-Mont Agence Folléa-Gautier

En rive droite de la Garonne s’imposent, hauts et raides, les coteaux de l’Entre-Deux-Mers, tandis qu’au sud, des terrasses alluviales s’élèvent jusqu’aux lisières du massif des landes. Entre ces deux bordures s’étend une plaine de faible ampleur, à travers laquelle le fleuve s’écoule en louvoyant. Dans cette vallée, les vignes, boisements, cultures et prairies forment des paysages variés et équilibrés, encadrés par les villages implantés au pied des coteaux. Quelques affluents génèrent sur la rive gauche des paysages en clairières, aux caractéristiques particulières mais liés physiquement à la vallée, telles les vignes du Sauternais ou les clairières des Graves.

Depuis la limite est du département jusqu’à l’agglomération bordelaise, la vallée de la Garonne présente plusieurs paysages distincts différenciés principalement par l’occupation des sols, qui dessine des tableaux divers dominés par la vigne, les marais ou les cultures. En amont, la plaine fluviale de Castets-en-Dorthe est occupée principalement par de vastes parcelles céréalières ; puis vient le Sauternais et ses terres presque entièrement vouées à la viticulture ; de Cérons à Beautiran, marais et vignes s’associent pour composer un paysage mixte ; de Beautiran à Villenave d’Ornon ce sont les marais qui font le caractère de la vallée. Enfin, légèrement à l’écart de celle-ci, les clairières des Graves, par leurs paysages viticoles et les affluents qui les parcourent, sont aussi rattachées à la Garonne. Se distinguent ainsi cinq unités de paysages au fil de la Garonne :

Atlas des paysages - bloc A Vallée de la Garonne
Département Gironde / Agence Folléa-Gautier Vallée de la Garonne

A1. La plaine fluviale de Castets-en-Dorthe

Situation

À son entrée sur le territoire girondin, la Garonne s’écoule au fil d’une vallée assez régulière, de deux à quatre kilomètres de large, qui s’oriente suivant un axe est-ouest. Entre les coteaux, très marqués au nord et moins élevés au sud, le fleuve ne dessine que quelques méandres, suivant un parcours peu sinueux. Des terrasses alluviales issues de pérégrinations hydrauliques plus anciennes organisent ce territoire en différents niveaux, les terrains élevés accueillant la majeure partie de l’urbanisation. Langon, Saint-Macaire, La Réole et Castets-en-Dorthe en constituent les principaux regroupements. Au long des 25 km de cette séquence de la vallée, la voie ferrée et la route départementale RD1113 empruntent des itinéraires à peu près parallèles en rive droite.

Atlas des paysages - légende des cartes de situation

Les communes concernées par l'unité de paysage A1

  • BARIE
  • BASSANNE
  • BLAIGNAC
  • BOURDELLES
  • CASSEUIL
  • CASTETS-ET-CASTILLON
  • CAUDROT
  • FLOUDES
  • FONTET
  • GIRONDE-SUR-DROPT
  • HURE
  • LA RÉOLE
  • LAMOTHE-LANDERRON
  • LANGON
  • LE PIAN-SUR-GARONNE
  • LOUPIAC-DE-LA-RÉOLE
  • MONGAUZY
  • MONTAGOUDIN
  • PONDAURAT
  • PUYBARBAN
  • SAINT-LOUBERT
  • SAINT-MACAIRE
  • SAINT-MAIXANT
  • SAINT-MARTIN-DE-SESCAS
  • SAINT-PARDON-DE-CONQUES
  • SAINT-PIERRE-D'AURILLAC
  • SAINT-PIERRE-DE-MONS
  • TOULENNE

Caractéristiques

La plaine fluviale de Castets-en-Dorthe
Agence Folléa-Gautier La plaine fluviale de Castets-en-Dorthe

Une vallée marquée par l’agriculture céréalière

Sur les plaines de fond de vallée, la prédominance des cultures céréalières - et notamment du maïs - est évidente et caractérise en premier lieu les paysages des deux rives. Ces terrains plats constitués de sols alluvionnaires fertiles sont en effet très propices à la mise en culture de vastes surfaces, et l’agriculture reste dynamique.

L’agriculture céréalière dégage de grands espaces en fond de vallée - Lamothe-Landerron
Agence Folléa-Gautier L’agriculture céréalière dégage de grands espaces en fond de vallée - Lamothe-Landerron

Une présence boisée qui tend à occulter les vues

Sur les rives de la Garonne ou bordant ses affluents, des ripisylves touffues forment des rideaux végétaux denses, qui divisent la vallée et dessinent des horizons boisés au-dessus des cultures. Ces boisements constituent des corridors écologiques intéressants mais peuvent avoir des impacts divers en termes de perception. En effet, s’ils peuvent enrichir la composition d’ensemble des paysages, ils ferment aussi souvent les vues vers les cours d’eau, ou de rive en rive.

Une évolution plus récente voit d’ailleurs se multiplier les plantations de peupliers à proximité du fleuve, aggravant ce phénomène d’obstruction visuelle. Cette transformation tend à refermer les paysages et à occulter les vues sur la Garonne, rendant moins évident le lien entre le fleuve et son territoire. L’effet de ces boisements (monospécifiques et d’une même classe d’âge) en termes d’écologie et de paysage est plutôt négatif en devenant massif.

Les peupliers occupent tout l'horizon au-dessus de la digue - Bourdelles
Les peupliers occupent tout l'horizon au-dessus de la digue - Bourdelles Agence Folléa-Gautier
Les paysages de Hure, en rive gauche, sont occultés par les plantations - Bourdelles
Les paysages de Hure, en rive gauche, sont occultés par les plantations - Bourdelles Agence Folléa-Gautier

Des coteaux boisés et viticoles

Contrairement au fond de vallée, les coteaux sont occupés principalement par des boisements (notamment sur les pentes les plus raides) et des vignes. C’est surtout dans la partie ouest de l’unité, en aval de Castets-en-Dorthe, que la vigne prend de l’importance : outre les coteaux, les terrasses alluviales, larges et bien drainées, sont favorables à ce type de culture. Sur les pentes douces de la rive gauche, sur les coteaux découpés du nord et sur les terrasses alluviales de l’ouest, les vignes s’implantent sur les reliefs en dessinant des variations paysagères, perceptibles d’un côté à l’autre de la vallée, par-dessus les cimes des arbres.Les boisements occupent aussi les hauteurs des collines rondes de chaque côté, soulignant de façon discontinue les limites de la vallée. Certains offrent aussi des milieux écologiques précieux, tels ceux des coteaux calcaires de La Réole, en rive droite, classés en ZNIEFF de type 1.

La RD1113 axe de communication et d’urbanisation

Sur la rive droite, la route départementale RD1113 est un axe de communication majeur. Elle suit plus ou moins le trajet de la voie de chemin de fer (ligne Bordeaux-Sète) mais, contrairement à elle, traverse presque systématiquement le cœur des villages.

Ces derniers se sont développés en lien direct avec cette route et les constructions s’alignent aujourd’hui à ses abords, formant un corridor urbanisé quasi-continu. Si l’image de la route reste le plus souvent urbaine lors du franchissement des bourgs, l’importance du trafic et de l’emprise des voies met à mal l’espace public et le confort de vie local. En rive gauche au contraire, aucune route importante ne parcourt la vallée : le sommet du coteau catalyse les implantations bâties, au long des RD225 et RD224, mais la tendance à la construction n’a pas encore constitué de continuité. De nombreuses coupures d’urbanisation subsistent et permettent la perception des paysages du coteau et de la vallée.

L'église Saint-André-du-Garn se dessine au-dessus du coteau boisé - Mongauzy
L'église Saint-André-du-Garn se dessine au-dessus du coteau boisé - Mongauzy Agence Folléa Gautier
A l'ouest de Saint-Macaire, la voie ferrée emprunte un viaduc majestueux, longé à ses pieds par la RD1113
A l'ouest de Saint-Macaire, la voie ferrée emprunte un viaduc majestueux, longé à ses pieds par la RD1113 Agence Folléa-Gautier
L'alignement des façades accompagne la route dans ses moindres courbes - Lamothe-Landerron
L'alignement des façades accompagne la route dans ses moindres courbes - Lamothe-Landerron Agence Folléa-Gautier
Le hameau du Pas-Saint-Georges, coincé entre voie ferrée et RD1113, au pied du coteau - Casseuil
Le hameau du Pas-Saint-Georges, coincé entre voie ferrée et RD1113, au pied du coteau - Casseuil Agence Folléa-Gautier

Les villages des berges, adossés sur les digues

Une grande partie des berges est longée par des digues : plus ou moins proches du fleuve, celles-ci permettent à la fois de maintenir une grande surface cultivable dans le lit majeur de la Garonne et de protéger - partiellement - les implantations urbaines sur les rives. Ces constructions participent aujourd’hui des paysages de la vallée, à la fois en tant qu’éléments perçus et en tant que structures d’organisation. Les bourgs fluviaux (Bourdelles, Le Rouergue, Floudès, Barie) sont le plus souvent implantés juste en retrait de ces ouvrages, à proximité directe des berges. La digue devient alors à la fois une limite du village et une interface avec la Garonne, dont les rives sont alors aménagées avec cales et quais.

Franchissement de la digue par la route, obstruable en cas de crue - Bourdelles
Agence Folléa-Gautier Franchissement de la digue par la route, obstruable en cas de crue - Bourdelles

Saint Macaire, patrimoine et village-site

La commune de Saint-Macaire se loge sur un promontoire au dessus de la vallée, un demi-cercle densément bâti au sud correspondant aux limites du village ancien qui est longtemps resté fortifié. Prospère durant le Moyen-Âge, elle a périclité suite aux mouvements de la Garonne : autrefois site portuaire et commercial important au bord même du fleuve, l’éloignement de ce dernier a rapidement signifié le déclin du bourg.

Reste aujourd’hui un patrimoine bâti et archéologique de grande qualité, qui bénéficie en outre de la situation avantageuse du village, en balcon sur la vallée (bien que la vue depuis certaines terrasses soit obstruée par des peupleraies).

Le mail planté qui a remplacé les remparts, aujourd’hui employé comme parking, pourrait offrir un bel espace public ; les ruelles, assez étroites, sont vite encombrées par les voitures bien que celles-ci restent en nombre limité ; la place entourée de ses arcades est un lieu central qui devrait être valorisé.

La porte monumentale marque la limite entre la ville ancienne fortifiée et les quartiers plus récents - Saint-Macaire
La porte monumentale marque la limite entre la ville ancienne fortifiée et les quartiers plus récents - Saint-Macaire Agence Folléa-Gautier
Les cours et jardins orientés au sud surplombent la vallée - Saint-Macaire
Les cours et jardins orientés au sud surplombent la vallée - Saint-Macaire Agence Folléa-Gautier
Les voitures occupent une majeure partie de l'ancienne emprise des remparts - Saint-Macaire
Les voitures occupent une majeure partie de l'ancienne emprise des remparts - Saint-MacaireAgence Folléa-Gautier
L'étroitesse des ruelles participe du charme du centre ancien - Saint-Macaire
L'étroitesse des ruelles participe du charme du centre ancien - Saint-Macaire Agence Folléa-Gautier
La place centrale entourée d'arcades pourrait être remise en valeur - Saint-Macaire
La place centrale entourée d'arcades pourrait être remise en valeur - Saint-Macaire Agence Folléa-Gautier

Le canal latéral à la Garonne, infrastructure patrimoniale

C’est sur la commune de Castets-en-Dorthe que l’on peut ressentir les derniers effets de la marée sur le régime hydraulique de la Garonne ; elle est donc plus facilement navigable en aval de ce point. Cette caractéristique explique que le canal latéral à la Garonne débouche ici : les péniches peuvent ensuite naviguer sur le fleuve lui-même. Ouvrage colossal permettant, couplé au canal du Midi, de relier Atlantique et Méditerranée, il a dès sa création au XIXème siècle été concurrencé par le train.

Aujourd’hui, il forme un patrimoine aussi bien architectural que paysager, et la navigation fluviale est désormais touristique, prenant le relais du trafic commercial. S’insérant au pied du coteau, le canal latéral à la Garonne souligne nettement, par l’horizontalité de ses lignes et par ses alignements d’arbres majestueux, la limite entre la vallée de la Garonne et la terrasse du Bazadais.

Castets-en-Dorthe surplombe les dernières écluses du canal latéral à la Garonne
Castets-en-Dorthe surplombe les dernières écluses du canal latéral à la Garonne Agence Folléa-Gautier
Les abords du canal dessinent un espace public confortable - Castets-en-Dorthe
Les abords du canal dessinent un espace public confortable - Castets-en-Dorthe Agence Folléa-Gautier

Enjeux

Atlas des paysages - légende enjeux

Enjeux de protection/préservation

Le canal latéral à la Garonne : suivi et gestion des alignements d’arbres, entretien du canal et de ses abords, aménagement de liaisons douces sur les berges.

Les coupures d’urbanisation en rive gauche : arrêt de la construction linéaire au long des RD224 et RD225, aménagement de points de vue sur la vallée aux abords des routes.

Le patrimoine bâti : entretien des bâtiments anciens, valorisation par le traitement des espaces publics.

Les coteaux calcaires de La Réole : protection et gestion des milieux naturels, création d’itinéraires de randonnée balisés.

La qualité des berges du canal tient en grande partie à la présence des alignements d'arbres - Castets-en-Dorthe
La qualité des berges du canal tient en grande partie à la présence des alignements d'arbres - Castets-en-Dorthe Agence Folléa-Gautier
Le traitement du mail pourrait valoriser l'église - Castets-en-Dorthe
Le traitement du mail pourrait valoriser l'église - Castets-en-Dorthe Agence Folléa-Gautier

Enjeux de valorisation/création

Les ripisylves de la Garonne : création d’ouvertures visuelles depuis les berges, gestion paysagère et écologique des boisements dans une démarche d’ensemble intercommunale, aménagement d’itinéraires de promenade et de liaisons douces au bord du fleuve.

Aménagement des digues : création de liaisons douces suivant le tracé des digues, plantations d’alignements, création de lieux accueillants sur les berges.

Ripisylve et peupleraies rendent les berges totalement opaques et empêchent une lecture claire du paysage - Caudrot
Ripisylve et peupleraies rendent les berges totalement opaques et empêchent une lecture claire du paysage - Caudrot Agence Folléa-Gautier
Les longues digues linéaires pourraient accueillir des promenades - Fontet
Les longues digues linéaires pourraient accueillir des promenades - Fontet Agence Folléa-Gautier

Enjeux de réhabilitation/requalification

Les extensions linéaires sur la RD1113 : arrêt de la construction au long des routes, requalification du bâti, inscription des extensions dans le paysage par la plantation d’essences adaptées

Les zones commerciales coupent la route des paysages environnants - La Réole
Agence Folléa-Gautier Les zones commerciales coupent la route des paysages environnants - La Réole

Documents à télécharger

A2. Le Sauternais

Situation

Autour de la confluence entre le Ciron et la Garonne, des paysages particuliers se dessinent : les coteaux assez marqués de la rive gauche du fleuve laissent ici la place à des pentes plus douces, créant un grand dégagement au sud-ouest de la vallée. Cette variation topographique s’accompagne d’une modification de l’occupation des sols, et la forêt des Landes girondines s’ouvre en clairières viticoles de grande ampleur, profitant d’une pédologie et d’un micro-climat propices à la vigne. L’urbanisation reste limitée aux bourgs de Preignac et Barsac dans la vallée de la Garonne (parcourue par les RD1113 et RD10), et à l’occupation diffuse des hameaux dans les clairières - néanmoins bien plus peuplées que la forêt alentour - que franchit l’autoroute A62.

Atlas des paysages - légende des cartes de situation

Les communes concernées par l'unité de paysage A2

  •  BARSAC
  • BOMMES
  • BUDOS
  • CERONS
  • FARGUES
  • ILLATS
  • LANDIRAS
  • LOUPIAC
  • PREIGNAC
  • PUJOLS-SUR-CIRON
  • SAINTE-CROIX-DU-MON
  • SAINT-MAIXANT
  • SAUTERNES
  • TOULENNE
  • VERDELAIS

Caractéristiques

Atlas des paysages - Sauternais
Agence Folléa-Gautier
Les vignes s’étalent jusqu’aux boisements qui cernent la clairière en contrebas ; au-delà se dessinent les coteaux en rive droite de la Garonne - Bommes
Les vignes s’étalent jusqu’aux boisements qui cernent la clairière en contrebas ; au-delà se dessinent les coteaux en rive droite de la Garonne - BommesAgence Folléa-Gautier

De grandes clairières aux frontières nettes

Le Sauternais ouvre de vastes horizons dégagés au cœur de la grande pinède : les vignes laissent filer le regard jusqu’au lointain et la position en surplomb offre des vues vers la vallée de la Garonne.

La transition de l’univers fermé de la forêt à l’ouverture des clairières est rapide et une lisière assez nette en marque la limite, on ne traverse pas de frange progressive entre ces deux paysages. Bornant les vignes, les massifs boisés constituent ainsi des horizons denses, plus sombres, qui soulignent les limites des clairières.

Si la clairière de Sauternes est la plus vaste et forme le cœur de cette unité, on trouve aussi, à l’ouest du Ciron, des ouvertures viticoles importantes, autour des villages de Budos, Landiras et Illats.

Les vignes s’étalent jusqu’aux boisements qui cernent la clairière en contrebas ; au-delà se dessinent les coteaux en rive droite de la Garonne - Bommes
Les vignes s’étalent jusqu’aux boisements qui cernent la clairière en contrebas ; au-delà se dessinent les coteaux en rive droite de la Garonne - BommesAgence Folléa-Gautier
Après ces parcelles de jeunes conifères, la vigne s'étend à l'horizon - Sauternes.
Après ces parcelles de jeunes conifères, la vigne s'étend à l'horizon - Sauternes. Agence Folléa-Gautier
Le sombre horizon boisé cerne la vaste clairière de Sauternes
Le sombre horizon boisé cerne la vaste clairière de Sauternes Agence Folléa-Gautier

Des vignes aux terroirs variés

La prédominance de la vigne dans cette unité de paysage est liée à une modification de la nature des sols, les podzols des Landes girondines faisant place à des substrats mieux adaptés au vignoble. Mais différents terroirs se partagent tout de même ce territoire : en rive droite de la Garonne, les pieds de coteau de l’Entre-Deux-Mers présentent des sols lessivés, partiellement couverts par les alluvions de la vallée ; la rive droite du Ciron s’inscrit dans la série de croupes graveleuses qui surplombent Garonne et Gironde ; enfin, sur la rive gauche de cette rivière, les sables rouges de Barsac sont une formation plus particulière, constituée notamment d’argile et reposant sur un plateau calcaire.La particularité des vins de Sauternes et Barsac réside aussi dans le brouillard du Ciron : l’humidité générée par la rivière entraîne l’apparition sur le raisin du botrytis cinerea, ’pourriture noble’ qui confère à ces vins le caractère liquoreux qui fait leur réputation. C’est aussi grâce à cette qualité de production que les paysages viticoles apparaissent ici très soignés.

Les vignes prestigieuses des pentes du Ciron - Sauternes
Agence Folléa-Gautier Les vignes prestigieuses des pentes du Ciron - Sauternes

Une présence importante de boisements feuillus

Le Ciron s’accompagne d’une ripisylve continue de boisements feuillus, tout comme la Leyre et quelques autres cours d’eau traversant les Landes girondines. Tout aussi remarquable dans ce paysage viticole que dans la pinède - voire plus, car directement apparent - cet élément crée à la fois une structure paysagère de qualité et un corridor écologique important (classé en ZNIEFF de type 2). Entre les clairières de Budos, Landiras et Illats, et la vallée du Ciron, on trouve également une forêt de feuillus, liée à la présence de deux affluents de ce dernier : le Tursan et la Mouliasse.

Dans la vallée de la Garonne, la vigne produisant un vin de qualité moindre, les boisements ont tendance à remplacer cette culture et à occuper des surfaces importantes. Sur les terres alluvionnaires du fond de vallée, ce sont des peupleraies qui se multiplient, rendant les abords du fleuve largement opaques.

Sur les coteaux de l’Entre-Deux-Mers, les pentes, souvent très raides, sont par endroits abandonnées et gagnées par la friche, qui transforme rapidement ces paysages, dessinant des compositions de vignes et de forêts.

Autour de Loupiac, un relief plus doux freine cette évolution et permet le maintien global de la viticulture, mais sans la prémunir face au développement des extensions urbaines. Des terres labourées dans le lit majeur.

Le fond de vallée accueille aussi de vastes parcelles de céréaliculture, bénéficiant de sols alluvionnaires fertiles. Ces champs offrent cependant des ouvertures limitées, car la ripisylve et les peupleraies en bord de Garonne forment très vite des horizons opaques qui bornent ces dégagements.

L’urbanisation groupée dans la vallée

C’est au long de la RD1113 que l’on trouve quelques formations urbaines plus notables : les bourgs de Barsac et Preignac, centrés sur la route, s’étirent vers l’ouest jusqu’à la voie ferrée. Si quelques extensions récentes s’implantent aux limites des villages, elles restent souvent en retrait de la route et ne créent pas de couloir bâti.

L’occupation bâtie des terres viticoles

Sur les pentes viticoles, l’habitat s’organise en petits hameaux dispersés, répartis sur le maillage des routes rurales. La grande valeur des vins produits ici permet d’éviter les phénomènes d’extensions urbaines diffuses et de mitage incontrôlé que l’on peut rencontrer ailleurs. Les constructions restent pour la plupart groupées, et sont souvent accompagnées de bosquets d’arbres.

Les riches domaines viticoles participent aussi des paysages de cette unité : si leurs parcs n’occupent qu’une emprise réduite, les bâtiments, mis en valeur par les vignes qui les entourent, apparaissent souvent d’une grande qualité architecturale. Aussi bien les châteaux eux-mêmes que les chais et corps de fermes s’offrent à la vue sur les hauteurs, valorisés par quelques plantations. Ainsi, juché sur sa butte, Château d’Yquem domine majestueusement les paysages et coiffe les pentes viticoles par ses bâtisses et bosquets.

Une dense ripisylve feuillue accompagne le Ciron - Bommes
Une dense ripisylve feuillue accompagne le Ciron - BommesAgence Folléa-Gautier
La vallée de la Garonne est parfois couverte de peupleraies, Sainte-Croix-du-Mont
La vallée de la Garonne est parfois couverte de peupleraies, Sainte-Croix-du-Mont Agence Folléa-Gautier
Les coteaux de l'Entre-Deux-Mers tendent à l'enfrichement - Sainte-Croix-du-Mont
Les coteaux de l'Entre-Deux-Mers tendent à l'enfrichement - Sainte-Croix-du-Mont Agence Folléa-Gautier
Si les vignes restent bien présentes sur les pentes de Loupiac, les extensions urbaines déprécient ces paysages
Si les vignes restent bien présentes sur les pentes de Loupiac, les extensions urbaines déprécient ces paysages Agence Folléa-Gautier
La ripisylve de la Garonne délimite les horizons cultivés du fond de vallée - Loupiac
La ripisylve de la Garonne délimite les horizons cultivés du fond de vallée - Loupiac Agence Folléa-Gautier
Château Lafaurie-Peyraguey et château Vigneau au fond - Bommes
Château Lafaurie-Peyraguey et château Vigneau au fond - Bommes Agence Folléa-Gautier
Les bâtiments viticoles plus récents bénéficient également d'une architecture soignée - Sauternes
Les bâtiments viticoles plus récents bénéficient également d'une architecture soignée - SauternesAgence Folléa-Gautier

Enjeux

Atlas des paysages - légende enjeux

Enjeux de protection/préservation

Le patrimoine architectural des châteaux : protection des bâtiments et de leurs abords. Les coupures d’urbanisation dans la vallée : arrêt des constructions au bord de la RD1113, gestion des abords de la route pour favoriser la perception des paysages.

Enjeux de valorisation/création

Les espaces publics des bourgs : aménagements d’espaces et de circulations dédiés aux piétons et aux vélos, valorisation du patrimoine bâti.

Enjeux de réhabilitation/requalification

L’enfrichement des coteaux de l’Entre-Deux-Mers : maintien des vignes, développement d’autres usages en complément (pâture), gestion des boisements existants, création de cheminements, aménagement de points de vue.

Les peupleraies dans la vallée : limitation de la surface des boisements, gestion paysagère et écologique dans une démarche d’ensemble intercommunale.

L’envahissement des panneaux publicitaires : maîtrise du foisonnement des pancartes.

 

La prolifération des panneaux ne valorise pas le château - Bommes
La prolifération des panneaux ne valorise pas le château - Bommes Agence Folléa-Gautier
Les vignes s’étalent jusqu’aux boisements qui cernent la clairière en contrebas ; au-delà se dessinent les coteaux en rive droite de la Garonne - Bommes
Les vignes s’étalent jusqu’aux boisements qui cernent la clairière en contrebas ; au-delà se dessinent les coteaux en rive droite de la Garonne - BommesAgence Folléa-Gautier
Les trottoirs sont peu confortables, la majorité de l'espace reste dédié à la voiture - Landiras
Les trottoirs sont peu confortables, la majorité de l'espace reste dédié à la voiture - Landiras Agence Folléa-Gautier
L'enfrichement des coteaux se poursuit au détriment des vignes - Loupiac
L'enfrichement des coteaux se poursuit au détriment des vignes - Loupiac Agence Folléa-Gautier
La vallée de la Garonne est parfois couverte de peupleraies, Sainte-Croix-du-Mont
La vallée de la Garonne est parfois couverte de peupleraies, Sainte-Croix-du-Mont Agence Folléa-Gautier

Documents à télécharger

A3. La vallée de Cérons à Beautiran

Situation

En aval de la cuvette dessinée par la confluence entre le Ciron et la Garonne, l’espace de la vallée se réduit de nouveau : les coteaux raides de l’Entre-Deux-Mers la délimitent clairement sur sa rive droite, tandis que la lisière sombre du massif boisé des Landes girondines la borde à l’ouest. Si deux routes départementales encadrent le fleuve (RD1113 et RD10), chacune accompagnée d’un chapelet bâti important (de Podensac à Portets et de Cadillac à Langoiran), c’est la vigne qui caractérise le plus les paysages de cette unité, accompagnée de cultures céréalières en fond de vallée. L’ensemble s’allonge sur douze kilomètres.

Atlas des paysages - légende des cartes de situation

Les communes concernées par l'unité de paysage A3

  • ARBANARS
  • BARSAC
  • BEGUEY
  • CADILLAC
  • CASTRES-GIRONDE
  • CÉRONS
  • ILLATS
  • LANGOIRAN
  • LE TOURNE
  • LESTIAC-SUR-GARONNE
  • LOUPIAC
  • PAILLET
  • PODENSAC
  • PORTETS
  • RIONS
  • VIRELADE

Caractéristiques

Atlas des paysages - Cadillac
Agence Folléa-Gautier Cadillac

De grandes étendues viticoles

La viticulture, implantée tout autant sur les terrasses de graves en rive gauche que sur les alluvions en fond de vallée de la Garonne, occupe le premier plan dans les paysages de cette unité. Les horizons des vignes composent des paysages très ouverts et très plans, limités au loin par les liserés sombres des boisements.

Sur les terrasses à l’ouest, une lisière tortueuse trace la limite entre la forêt des Landes girondines et les domaines viticoles des graves. Contrairement à la majorité du massif, une grande proportion de feuillus composent ces marges boisées, qui se projettent par endroits dans le vignoble en petits bosquets touffus.

Dans la vallée, la vigne est surtout présente au nord de l’unité, à l’aval de Podensac. L’influence encore importante des marées confère aux sols un caractère hydromorphe, peu bénéfique à ces cultures : un réseau de drainage accompagne donc ces vastes surfaces plantées de règes, les canaux dessinant pour ces paysages une structure rigoureuse.

En lisière du massif boisé des Landes s'étend la vigne - Portets
En lisière du massif boisé des Landes s'étend la vigne - Portets Agence Folléa-Gautier
La vigne sur les terres humides des méandres - Portets
La vigne sur les terres humides des méandres - Portets Agence Folléa-Gautier
La viticulture dans la vallée nécessite le creusement de canaux de drainage, qui dessinent ici le paysage - Langoiran
La viticulture dans la vallée nécessite le creusement de canaux de drainage, qui dessinent ici le paysage - LangoiranAgence Folléa-Gautier

Des surfaces importantes de céréaliculture dans la vallée

Les terres labourées, quant à elles, occupent de façon exclusive les alluvions de basse vallée en amont du bourg de Rions, puis se partagent les terres avec la vigne, occupant souvent les parcelles les plus proches du fleuve. Dominées par la maïsiculture, elles présentent des paysages encore plus dégagés et uniformes que les domaines viticoles, mais tout autant cadrés par les horizons sombres des boisements.

Les cultures s'étendent des berges du fleuve jusqu'au pied de coteau - Béguey
Agence Folléa-Gautier Les cultures s'étendent des berges du fleuve jusqu'au pied de coteau - Béguey

Le rôle des boisements dans la composition de ces paysages

Certains boisements permettent de dessiner nettement les paysages de l’unité, en les cernant d’une limite précise. La ripisylve de la Garonne, peu étendue mais assez touffue, forme ainsi un écran végétal en fond de vallée, complété à l’extérieur par le massif des Landes à l’ouest et par les bois du coteau à l’est.

Ces motifs particuliers - bordures arborées encerclant des paysages très ouverts - sont aujourd’hui brouillés par la présence de plus en plus marquée de peupleraies dans la vallée. Ces plantations régulières, aux contours géométriques, s’imposent en timbres-poste qui, additionnés les uns aux autres, forment des volumes importants au cœur des vignes ou des cultures. La masse qu’elles constituent est particulièrement évidente depuis les coteaux.

La ripisylve du ruisseau de l’Euille rejoint celle de la Garonne - Béguey
La ripisylve du ruisseau de l’Euille rejoint celle de la Garonne - BégueyAgence Folléa-Gautier
La présence du fleuve ne se lit que par cet accompagnement végétal - Cadillac
La présence du fleuve ne se lit que par cet accompagnement végétal - CadillacAgence Folléa-Gautier
Sur les berges, les peupliers coupent toute relation visuelle entre le fleuve et la vallée - Portets
Sur les berges, les peupliers coupent toute relation visuelle entre le fleuve et la vallée - Portets Agence Folléa-Gautier
Sous forme de boisements ponctuels, la présence de peupleraies n'est pas forcément dommageable pour la perception des paysages : ici la vallée de Garonne s'offre largement aux regards et le bosquet de peupliers n'empêche pas de comprendre l'organisation du territoire
Sous forme de boisements ponctuels, la présence de peupleraies n'est pas forcément dommageable pour la perception des paysages : ici la vallée de Garonne s'offre largement aux regards et le bosquet de peupliers n'empêche pas de comprendre l'organisation Agence Folléa-Gautier

Un axe urbanisé sur chaque rive

La RD1113 et la RD10, passant respectivement en rive gauche et en rive droite, organisent chacune un axe urbanisé tout au long de l’unité. Les communes sont donc presque toutes traversées par un axe routier important, le plus souvent au détriment des espaces publics : l’ampleur de la chaussée et l’importance du trafic ne permettent pas, en l’état, de développer d’espaces et de circulations confortables pour piétons ou cyclistes.

A Beguey, la construction récente d’un contournement de la RD10 devrait maintenant s’accompagner d’un réaménagement de la grande rue du village, encore peu amène.

A l’ouest, de Cérons à Castres-Gironde, la suite de bourgs représente une occupation importante, qui se distingue nettement du massif forestier quasiment inhabité. La route départementale et la voie ferrée suivent un trajet similaire, se croisant une fois à Virelade, et c’est autour de ces deux axes que se développent les village. Si les centres anciens sont denses et bien groupés (comme à Podensac), les extensions récentes - sous forme de rues en peigne ou de nouveaux quartiers excentrés - offrent une urbanisation plus dilatée. Les différentes communes restent néanmoins encore bien séparées, et des coupures d’urbanisation claires permettent de percevoir le territoire depuis la route.

A l’est, la Garonne et les coteaux de l’Entre-Deux-Mers contraignent fortement les implantations urbaines : Langoiran, Lestiac-sur-Garonne et Paillet se lovent au pied des falaises, peu protégés des crues. A l’exception de ces trois bourgs, le lit majeur du fleuve reste exempt de toute construction, les villages du sud (Rions, Beguey et Cadillac) bénéficiant de la présence d’une étroite terrasse alluviale.

Un village-rue s’est constitué au long de la RD1113 à Portets, à quelque distance du centre ancien du village
Un village-rue s’est constitué au long de la RD1113 à Portets, à quelque distance du centre ancien du villageAgence Folléa-Gautier
L’ancien axe de la RD10 reste peu amène encore aujourd’hui - Béguey
L’ancien axe de la RD10 reste peu amène encore aujourd’hui - BégueyAgence Folléa-Gautier
Un alignement d’arbres partiellement préservé souligne une coupure d’urbanisation à l’ouest de Portets
Un alignement d’arbres partiellement préservé souligne une coupure d’urbanisation à l’ouest de PortetsAgence Folléa-Gautier
Le hameau ’le Pied du Château’ se loge entre la falaise et les vignes - Langoiran
Le hameau ’le Pied du Château’ se loge entre la falaise et les vignes - LangoiranAgence Folléa-Gautier

Un patrimoine à valoriser

Les châteaux viticoles sont des composantes essentielles des paysages de domaines qui caractérisent les terrasses de graves : associés aux chais et aux vignes, ils forment souvent des ensembles de qualité, à l’architecture valorisante. Mais d’autre châteaux complètent cette palette : celui de Langoiran, place forte datant du XIIIème siècle, et celui de Cadillac, exemple précoce de l’architecture à la française du début du XVIIème siècle. Tous deux juchés sur les hauteurs de la rive droite, ils offrent des vues privilégiées sur la vallée tout en enrichissant le paysage du coteau.L’aqueduc de Budos, qui transporte jusqu’à Bordeaux les eaux de la source de Fontbane depuis le XIXème siècle, forme aussi un patrimoine précieux, mais très discret : on n’en perçoit au-dessus du sol que les regards. Par groupe de trois autour des siphons ou isolés au fil du parcours, ces petits édicules de pierre témoignent du passage de l’infrastructure souterraine - autrement non visible et non signalée en surface - et apportent un élément singulier dans ces paysages.

Le château de Cadillac
Le château de CadillacAgence Folléa-Gautier
Le château de Langoiran se révèle depuis la route
Le château de Langoiran se révèle depuis la routeAgence Folléa-Gautier

Enjeux

Atlas des paysages - légende enjeux

Enjeux de protection/préservation

Les alignements d’arbres au long des routes : protection des tronçons existants, gestion et renouvellement.

Le patrimoine architectural des châteaux : protection des bâtiments et de leurs abords.

Un alignement d’arbres partiellement préservé souligne une coupure d’urbanisation à l’ouest de Portets
Un alignement d’arbres partiellement préservé souligne une coupure d’urbanisation à l’ouest de PortetsAgence Folléa-Gautier
Cet alignement accompagne la RD10 et dessine une limite partielle entre ville et vallée - Cadillac
Cet alignement accompagne la RD10 et dessine une limite partielle entre ville et vallée - CadillacAgence Folléa-Gautier
Le château s’impose à la vue lorsqu’on approche de Cadillac
Le château s’impose à la vue lorsqu’on approche de CadillacAgence Folléa-Gautier

Enjeux de valorisation/création

Le réseau des canaux de drainage dans la vallée : mise en valeur paysagère par plantation d’alignements, création de promenades.

Les espaces publics des bourgs : aménagements d’espaces et de circulations dédiés aux piétons et aux vélos, valorisation du patrimoine bâti.

L’aqueduc de Budos : valorisation des parties visibles, création d’itinéraires de promenades.

Des haies accompagnent ces fossés dans la plaine - Langoiran
Des haies accompagnent ces fossés dans la plaine - LangoiranAgence Folléa-Gautier
La transformation en liaison douce modifie le statut de cette rue - Cadillac
La transformation en liaison douce modifie le statut de cette rue - CadillacAgence Folléa-Gautier

Enjeux de réhabilitation/requalification

Les déviations et leurs abords : limitation et organisation du développement des activités et des habitations, mise à distance, traitement qualitatif architectural et paysager.

Des aménagements trop techniques : inscription dans les paysages.

Les peupleraies dans la vallée : limitation de la surface des boisements, gestion paysagère et écologique dans une démarche d’ensemble intercommunale. Les extensions urbaines diffuses : inscription dans les paysages viticoles, création de liaisons douces vers les centres-bourgs.

Ce bassin lié à la déviation de la RD10 dégrade les paysages de la vallée - Béguey
Agence Folléa-Gautier Ce bassin lié à la déviation de la RD10 dégrade les paysages de la vallée - Béguey

Documents à télécharger

A4. La vallée de Beautiran à Villenave d’Ornon

Situation

En amont de Bordeaux, la vallée de la Garonne offre des paysages très particuliers : sur une quinzaine de kilomètres, entre les coteaux raides et boisés de l’Entre-Deux-Mers (en rive droite) et les pentes des croupes graveleuse (en rive gauche), le lit majeur est organisé en bocages. Ceux-ci, constitués principalement de prairies, accueillent également quelques cultures, notamment céréalières. Par ailleurs, de grandes parties de la basse vallée en amont restent dédiées à la viticulture. En sortie de l’agglomération bordelaise, les routes RD108 et RD214 parcourent les premières communes formant l’axe d’urbanisation de la vallée (Cadaujac, Saint-Médard-d’Eyrans, Beautiran), également desservies par la voie ferrée.

Atlas des paysages - légende des cartes de situation

Les communes concernées par l'unité de paysage A4

  • AYGUEMORTE-LES-GRAVES
  • BAURECH
  • BEAUTIRAN
  • BÈGLES
  • BOULIAC
  • CADAUJAC
  • CAMBES
  • CAMBLANES-ET-MEYNAC
  • CASTRES-GIRONDE
  • FLOIRAC
  • ISLE-SAINT-GEORGES
  • LATRESNE
  • LE TOURNE
  • MARTILLAC
  • PORTETS
  • QUINSAC
  • SAINT-MÉDARD-D'EYRANS
  • TABANAC
  • VILLENAVE-D'ORNON

Caractéristiques

Schéma Vallée Beautiran et Villenave d'Ornon
Agence Folléa-Gautier Schéma Vallée Beautiran et Villenave d'Ornon

Un marais structuré en bocage

Un paysage encore assez préservé de marais bocager occupe une grande partie de la vallée : sur chaque rive, des réseaux de haies arborées organisent les parcelles de prairies et de cultures, coïncidant souvent avec les systèmes de drainage. Ainsi, même si on ne trouve presque pas de boisements en tant que tels sur ces terres basses, les arbres forment tout de même une composante majeure de ce paysage, soulignant l’organisation du territoire et occupant souvent premier et dernier plans.

Haies et fossés forment également un réseau précieux pour la biodiversité. En jouant un rôle de corridors biologiques, ils relient les berges du fleuve aux milieux plus en retrait. Cette composition complexe permet une cohabitation plus étroite entre des activités de production agricole (élevage ou cultures) et des habitats naturels préservés.

Aujourd’hui, plusieurs processus menacent cet équilibre fragile, dépendant en bonne partie de l’élevage. En s’éloignant des berges, on peut observer un morcellement progressif des haies : elles se dispersent jusqu’à disparaître, laissant notamment les franges urbaines bien visibles.

Celles-ci constituent le principal facteur de dégradation des paysages de bocages : les extensions urbaines s’implantent en bordure des prairies, imposant leurs constructions banales au contact direct d’espaces agricoles dégagés. Le maintien et la création de plantations arborées permettrait la mise en place de lisières agro-urbaines plus composées, mieux inscrites dans le site et appropriables par les habitants.

Le développement de boisements, sous forme d’enfrichement de certaines parcelles ou de plantation de peupleraies, remet aussi en cause, par endroits, la typologie bocagère de la vallée

Les peupleraies s'inscrivent plus facilement dans des paysages bocagers : les haies arbustives et arborées constituent alors des lisières feuillues qui assurent la transition entre les espaces dégagés des prairies et le couvert des peupliers ; de plus, les horizons moins dégagés du bocage intègrent plus facilement la présence des bois en timbres-poste - Cadaujac
Les peupleraies s'inscrivent plus facilement dans des paysages bocagers : les haies arbustives et arborées constituent alors des lisières feuillues qui assurent la transition entre les espaces dégagés des prairies et le couvert des peupliers Agence Folléa-Gautier
Les chemins se glissant entre les haies offrent des ambiances paysagères intimistes - Cadaujac
Les chemins se glissant entre les haies offrent des ambiances paysagères intimistes - CadaujacAgence Folléa-Gautier
Haies et fossés constituent des habitats précieux - Cadaujac
Haies et fossés constituent des habitats précieux - CadaujacAgence Folléa-Gautier
Les structures restent lisibles, mais les haies sont discontinues - Saint-Médard-d’Eyrans
Les structures restent lisibles, mais les haies sont discontinues - Saint-Médard-d’EyransAgence Folléa-Gautier
Les constructions apparaissent en bordure des prairies et commencent à s’y implanter - Cadaujac
Les constructions apparaissent en bordure des prairies et commencent à s’y implanter - CadaujacAgence Folléa-Gautier
A gauche, cette parcelle connait un début d’enfrichement, qui peut à terme générer un boisement - Saint-Médard-d’Eyrans
A gauche, cette parcelle connait un début d’enfrichement, qui peut à terme générer un boisement - Saint-Médard-d’EyransAgence Folléa-Gautier
Le développement trop important des peupleraies risque d’effacer les structures bocagères - Cadaujac
Le développement trop important des peupleraies risque d’effacer les structures bocagères - CadaujacAgence Folléa-Gautier

De grandes surfaces viticoles en fond de vallée

Jusqu’à la commune de Camblanes-et-Meynac, la rive droite reste plus occupée par des exploitations viticoles, tandis qu’en rive gauche, les vignes sont concentrées autour du village d’Isle-Saint-Georges. Ces cultures ne s’encombrent pas de la trame bocagère arborée des marais, et les horizons sont ici bien plus ouverts. La ripisylve de la Garonne, constituant tout de même une limite, dessine un liseré plus sombre autour de ces domaines : les lisières boisées restent une composante des paysages de la vallée.

A Saint-Médard-d’Eyrans, de grandes parcelles de vignes encadrées de boisements
Agence Folléa-Gautier A Saint-Médard-d’Eyrans, de grandes parcelles de vignes encadrées de boisements

Des "berges d’activités" aménagées à proximité de Bordeaux

Au nord de l’unité, les berges accueillent les zones d’activités de l’agglomération bordelaise, sur les communes de Bègles et Villenave-d’Ornon. Usine d’incinération et centres commerciaux forment un ensemble conséquent, qui a justifié l’aménagement des rives de Garonne, dans le but d’inscrire ces équipements importants dans les paysages du fleuve.

Certains tronçons présentent ainsi des aménagements soignés, qui offrent la possibilité de découvrir ces berges et d’en profiter en tant qu’espace de promenade et de loisirs, directement à la sortie de la ville ; c’est le cas à l’est de la zone industrielle et commerciale de Tartifume, à Bègles.

Au plus proche de l’eau, ces paysages sont également habités : la succession des cabanes à carrelets reprend une typologie qui signe la personnalité du fleuve, le "port Garonne" accueille les plaisanciers au long de ses pontons.

L’usine d’incinération de Bègles
L’usine d’incinération de BèglesAgence Folléa-Gautier
Voie proche des berges derrière le centre commercial
Voie proche des berges derrière le centre commercial Agence Folléa-Gautier
Ces sentiers, formés de platelages de bois surélevés, permettent aux promeneurs de découvrir les milieux humides des bords de Garonne sans leur nuire - Bègles
Ces sentiers, formés de platelages de bois surélevés, permettent aux promeneurs de découvrir les milieux humides des bords de Garonne sans leur nuire - Bègles Agence Folléa-Gautier
Les berges habitées : carrelets et pontons - Bègles
Les berges habitées : carrelets et pontons - Bègles Agence Folléa-Gautier

En s’éloignant de l’agglomération, des berges plus difficiles d’accès

La continuité de la ripisylve au long des berges de Garonne forme un écran entre le fleuve et les paysages des berges, et très peu de vues se dégagent. De plus, certains secteurs -comme la rive gauche à Beautiran - voient des habitations s’aligner juste au bord du fleuve : cette privatisation des berges rend plus inaccessible encore cette frange précieuse du paysage, la camouflant par des haies souvent opaques.

Les quelques points accessibles au bord de Garonne sont encore trop confidentiels : les voies s’achèvent en cul-de-sac obstrués par les végétaux. Ils mériteraient d’être révélés davantage et aménagés, afin de les valoriser en tant que sites-clefs dans la découverte des paysages de la vallée.

Cette desserte locale, parallèle au fleuve, ne donne pas à voir la Garonne au public - Beautiran
Cette desserte locale, parallèle au fleuve, ne donne pas à voir la Garonne au public - BeautiranAgence Folléa-Gautier
Un écran végétal opaque masque la Garonne au bout du chemin de la Cale - Beautiran
Un écran végétal opaque masque la Garonne au bout du chemin de la Cale - BeautiranAgence Folléa-Gautier

Une urbanisation concentrée sur les hauteurs

En dehors de ces implantations des berges, le bâti se limite aux zones non inondables : le pied de coteau en rive droite, desservi par la RD10 ; la fin des croupes graveleuses et la butte d’Isle-Saint-Georges en rive gauche.

Les structures paysagères participent souvent de la forme des bourgs d’origine : rues calées sur les réseaux hydrauliques, bâti mêlé à des boisements importants... Cela permet souvent une meilleure inscription de ces centres anciens dans le territoire. Les extensions plus récentes, tendant au contraire à s’affranchir de telles contraintes, rendent moins lisibles l’histoire et la composition des paysages, et dévalorisent ces derniers.

Malgré la voie ferrée surélevée, on perçoit la position légèrement en hauteur de l’église - Saint-Médard-d’Eyrans
Malgré la voie ferrée surélevée, on perçoit la position légèrement en hauteur de l’église - Saint-Médard-d’EyransAgence Folléa-Gautier
Les fossés de drainage ont guidé la constitution des rues - Latresne
Les fossés de drainage ont guidé la constitution des rues - LatresneAgence Folléa-Gautier

Enjeux

Atlas des paysages - légende enjeux

Enjeux de protection/préservation

Les structures végétales du bocage : entretien et gestion du patrimoine végétal, renouvellement des haies.

Le patrimoine végétal des villages : protection et renouvellement des alignements, valorisation des espaces publics plantés.

Le maintien du pâturage permet de faire reculer l’enfrichement - Saint-Médard-d’Eyrans
Le maintien du pâturage permet de faire reculer l’enfrichement - Saint-Médard-d’EyransAgence Folléa-Gautier
Les pins qualifient et organisent l’espace public - Saint-Médard-d’Eyrans
Les pins qualifient et organisent l’espace public - Saint-Médard-d’EyransAgence Folléa-Gautier

Enjeux de valorisation/création

L’ouverture vers la Garonne : gestion de la ripisylve, maintien d’ouvertures paysagères, aménagement de points d’accès au fleuve.

Les structures paysagères en milieu urbain : création d’itinéraires de promenades, de liaisons douces, valorisation des canaux, des haies.

Les quartiers pavillonnaires : développement du potentiel végétal, plantation d’alignements d’arbres dans l’espace public.

Les berges de la Garonne offrent des paysages de grande qualité, mais très peu accessibles - Beautiran
Les berges de la Garonne offrent des paysages de grande qualité, mais très peu accessibles - BeautiranAgence Folléa-Gautier
Les fossés pourraient être valorisés et participer de la qualité de l’espace public - Latresne
Les fossés pourraient être valorisés et participer de la qualité de l’espace public - LatresneAgence Folléa-Gautier
Cette haie forme la limite entre la ville à droite (terrains de sport) et la vallée à gauche (prairies)
Cette haie forme la limite entre la ville à droite (terrains de sport) et la vallée à gauche (prairies)Agence Folléa-Gautier
Le bâti se mêle de façon étroite aux boisements - Beautiran
Le bâti se mêle de façon étroite aux boisements - Beautiran Agence Folléa-Gautier

Enjeux de réhabilitation/requalification

Les peupleraies dans la vallée : limitation de la surface des boisements, gestion paysagère et écologique dans une démarche d’ensemble intercommunale.

Les extensions urbaines (notamment dans les bocages) : inscription dans les paysages du marais, création de liaisons douces vers les centres-bourgs.

Le développement trop important des peupleraies risque d’effacer les structures bocagères - Cadaujac
Le développement trop important des peupleraies risque d’effacer les structures bocagères - CadaujacAgence Folléa-Gautier
Le développement de l’urbanisation dévalorise les paysages des prairies bocagères - Cadaujac
Le développement de l’urbanisation dévalorise les paysages des prairies bocagères - CadaujacAgence Folléa-Gautier

Documents à télécharger

A5. Les clairières des Graves

Situation

Entre le massif forestier des Landes girondines et la vallée de la Garonne, les clairières des Graves s’implantent sur les reliefs vallonnés des croupes graveleuses. Connectées au fleuve par la topographie (à travers les vallons du Gat Mort, du Saucats, du Breyra...), elles constituent un paysage intermédiaire entre ces deux unités, plus boisé que la vallée, plus urbanisé que la forêt, et marqué par une présence nettement dominante de la vigne. Chaque clairière est organisée autour d’un affluent de la Garonne et occupée par un village (Léognan, Martillac, La Brède...), la RD109 formant une liaison entre ces éléments.

Atlas des paysages - légende des cartes de situation

Les communes concernées par l'unité de paysage A5

  • AYGUEMORTE-LES-GRAVES
  • BEAUTIRAN
  • CADAUJAC
  • CASTRES-GIRONDE
  • LA BRÈDE
  • LÉOGNAN
  • MARTILLAC
  • SAINT-MÉDARD-D'EYRANS
  • SAINT-MORILLON
  • SAINT-SELVE
  • VILLENAVE-D'ORNON

Caractéristiques

Schéma Vallée Beautiran et Villenave d'Ornon
Agence Folléa-Gautier Schéma Vallée Beautiran et Villenave d'Ornon

Des clairières révélées par la vigne

C’est la prédominance des cultures viticoles qui permet en premier lieu d’identifier ces clairières : comprises dans la frange est du massif boisé des Landes girondines, celles-ci forment des espaces dégagés et plus habités, qui se distinguent des couverts forestiers quasi-déserts. En bordure de ce plateau landais, les croupes graveleuses qui caractérisent la rive gauche de la Garonne sont découpées par de nombreux petits affluents du fleuve : c’est dans cette topographie particulière que se sont implantées les clairières.

Les vignes des clairières des Graves - Beautiran
Agence Folléa-Gautier Les vignes des clairières des Graves - Beautiran

Une composition fine entre relief, boisements et bâti

Les villages se situent en général au fond des vallons eux-mêmes, tandis que les versants accueillent les parcelles viticoles.

Au dessus, les lignes de crêtes des buttes sont boisées et forment les limites des clairières, créant un écrin forestier pour les vignobles. Vers le nord-est s’ouvrent des vues lointaines sur les coteaux boisés de la rive droite, au-delà du fleuve, marquant l’achèvement du vaste massif boisé des Landes girondines auquel on s’adosse. La forêt s’achève ici en se décomposant en lanières et en bosquets, de natures diverses : pinèdes, forêts feuillues ou mixtes, apportant une variété précieuse au paysage.

On aperçoit le vallon du Saucats dans le prolongement de la rue - La Brède
On aperçoit le vallon du Saucats dans le prolongement de la rue - La BrèdeAgence Folléa-Gautier
Traversée d’un boisement à l’est de La Brède
Traversée d’un boisement à l’est de La BrèdeAgence Folléa-Gautier

La présence précieuse des domaines viticoles

Les châteaux valorisent grandement les paysages des clairières, et expriment l’histoire de ces paysages viticoles et leur constitution par domaines. Les ensembles bâtis, réunissant également chais et corps de fermes, présentent tout d’abord une architecture de qualité, qui se donne souvent à voir depuis les routes alentour, jouant un rôle important de représentation pour le domaine. Cette image peut être complétée par la présence de parcs arborés (de surface réduite afin de ne pas empiéter sur la vigne) ou d’allées plantées, souvent tracées dans l’axe d’un portail monumental. Enfin, un mur ou une clôture cernant les vignes affichera la grandeur du domaine dans le paysage.

Château Le Tuquet et son petit parc - Beautiran
Château Le Tuquet et son petit parc - BeautiranAgence Folléa-Gautier
Cette allée plantée mériterait d’être renouvelée pour valoriser ces paysages viticoles - Beautiran
Cette allée plantée mériterait d’être renouvelée pour valoriser ces paysages viticoles - BeautiranAgence Folléa-Gautier
Les murs cernant le domaine - Beautiran
Les murs cernant le domaine - BeautiranAgence Folléa-Gautier

Un développement urbain important

Si les bourgs d’origine sont bien constitués, présentant des centres groupés aux façades alignées, les extensions récentes s’étendent de façon plus lâche et s’imposent de manière importante, fruit de la pression foncière exercée par l’agglomération bordelaise toute proche.

Les périphéries des villages se composent donc de quartiers d’habitations mêlés aux vignes, et occupant une surface très importante. Les domaines viticoles et leurs châteaux, souvent implantés à proximité des lisières et donc à distance des bourgs anciens, se retrouvent ainsi aujourd’hui très proches des extensions bâties.

Les rues denses et plantées du centre de La Brède
Agence Folléa-Gautier Les rues denses et plantées du centre de La Brède

Enjeux

Atlas des paysages - légende enjeux

Enjeux de protection/préservation

Les effets de clairière : maintien des boisements en contrebas des vignes, gestion des lisières.

Les domaines viticoles : arrêt des constructions à proximité des domaines, protection des bâtiments et de leurs abords, entretien et renouvellement des allées plantées.

Le patrimoine bâti des villages : protection et rénovation des bâtiments, valorisation par l’aménagement de l’espace public.

La lisière permet la perception de l’effet de clairière - Beautiran
La lisière permet la perception de l’effet de clairière - BeautiranAgence Folléa-Gautier
La proximité des zones d’activités, à gauche, dévalorise le paysage du domaine viticole, à droite - Beautiran
La proximité des zones d’activités, à gauche, dévalorise le paysage du domaine viticole, à droite - BeautiranAgence Folléa-Gautier
L’église de La Brède, reconstruite au XIXème siècle
L’église de La Brède, reconstruite au XIXème siècleAgence Folléa-Gautier

Enjeux de valorisation/création

Les paysages de boisements : maintien de la diversité des boisements (feuillus, conifères, mixtes), création d’itinéraires de promenade.

Les vignes urbaines : maintien de parcelle viticoles au sein des extensions urbaines, valorisation des espaces publics par la vigne.

Traversée d’un boisement à l’est de La Brède
Agence Folléa-Gautier Traversée d’un boisement à l’est de La Brède

Enjeux de réhabilitation/requalification

Les extensions urbaines lâches : inscription dans les paysages viticoles, création de liaisons douces vers les centres-bourgs, arrêt du développement des lotissements et des extensions linéaires.

Les quartiers pavillonnaires peu denses se multiplient autour des bourgs
Agence Folléa-Gautier Les quartiers pavillonnaires peu denses se multiplient autour des bourgs

Documents à télécharger

Que fait le Département pour unités de paysage ?

Cliquez ici pour le savoir