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Le covoiturage

Pour faire des économies, réduire les émissions de CO2 et ne plus voyager seul, la voiture individuelle se transforme de plus en plus en moyen collectif grâce au covoiturage. Pour faciliter ce mode de déplacement, le Département et les collectivités locales ont financé plus de 100 aires de covoiturage (soit plus de 2 000 places de stationnement), et ont mis en place une plateforme gratuite de mise en relation des covoitureurs.

votre avis nous intÉresse !

A l'occasion de la semaine de la mobilité, le Département de la Gironde a organisé une enquête du 14 septembre au 1er octobre 2018, pour mieux connaitre vos pratiques de déplacements et faciliter le covoiturage en Gironde.

Nous vous remercions pour votre participation qui permet d'améliorer la mobilité en Gironde.

Suite au tirage au sort effectué mardi 2 octobre 2018, les 17 lauréats ont été informés et recevront très prochainement leurs gains. 

Vous trouverez sur cette page, d'ici quelques jours, les résultats qui ressortent de l'analyse en cours.

  • Voyager à plusieurs, quels bénéfices ?

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    Enjeu pour l’avenir, le Département va investir plus de 3 millions d’euros pour développer ce mode de transport solidaire et favoriser la mobilité des Girondins. L’objectif est d’augmenter le covoiturage de près de 50 % en 3 ans sur toute la Gironde. Avec un taux moyen de 1,2 personne par véhicule dans l’agglomération bordelaise, les marges de manœuvre sont importantes.

    Les bénéfices sont nombreux :

    • Des économies : Choisir ce mode de déplacement permet d’économiser en moyenne 2 000 € par an, en covoiturant quotidiennement, en alternance avec au moins 1 personne (sur la base d’un trajet domicile-travail de 30 km). (Source : Département de la Gironde - Enquête 2014 auprès des utilisateurs des aires de covoiturage). À l’inverse, l’utilisation quotidienne en zone urbaine d’une citadine à essence coûte environ 6 000 € / an.
    • Moins d'embouteillages: La Gironde dispose du réseau routier le plus dense de France. Sur la rocade, les poids-lourds ne représentent que 7 % du trafic. En revanche, 80 % des automobilistes sont seuls au volant de leur véhicule pour se rendre à leur travail (Source : ADEME). Il suffirait ainsi qu’un conducteur sur cinq covoiture pour supprimer les embouteillages sur la rocade bordelaise aux heures de pointe.
    • Un geste pour l'environnement : Pour lutter contre la pollution, covoiturer contribue à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre, dont les déplacements sont responsables à 40 %.
    • Un mode de déplacement convivial : 52,1 % des sondés évoquent le caractère convivial de ce mode de transport qui permet de créer du lien social (Source : ID Vroom). Après avoir testé le covoiturage, 2 personnes sur 3 poursuivent l’expérience (Source : guide des mobilités Arnaud Ligier).
    • Et c'est tendance : Covoiturer séduit de plus en plus d’automobilistes. 51 % des Français estiment qu’il s’agit du mode de transport du 21e siècle, et 42 % des automobilistes l’ont déjà testé, que ce soit en tant que conducteur ou passager (Source : Étude 60 Millions de Consommateurs et Médiaprism).

    Document à télécharger :

  • Vers des voies réservées

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    Les mobilités douces et le partage des véhicules sont une des solutions encouragées par le Département pour fluidifier le trafic et réduire l’impact environnemental des déplacements. C’est pourquoi la création de voies dédiées aux covoitureurs sur plusieurs axes du Département sont annoncées.

    Qu’est ce qu’une voie réservée ?

    Il s'agit d'une voie supplémentaire le long d’axes saturés, réservée à l’usage exclusif :

    • des voitures avec au moins 2 personnes à bord,
    • des bus et autocars,
    • des 2 roues-motorisés.

    Pourquoi des voies réservées ?

    En juin 2018 le Département a mené une étude aux heures de pointe auprès des usagers pour évaluer leurs pratiques de déplacements et les potentialités du covoiturage. Constat : neuf voitures sur dix ne transportent qu'une personne. Et aucune ou presque n'en comporte trois ou quatre. Aux portes de la métropole, les bouchons s'amplifient. 2h à 8h d'encombrement cumulées ont été enregistrées au quotidien sur les RD106, 113 et 936.

    Autre constat, les usagers font souvent le même trajet. Près de 45 % des automobilistes empruntent tous les jours le même itinéraire (même commune d’origine, même secteur de destination). Sur la RD106, 20% des usagers font le même trajet que leur voisin de bouchon. Sur la RD113, cela représente 10%.

    Par ailleurs, près de 20 000 habitants supplémentaires s'installent en Gironde chaque année, en particulier à l'est et à l'ouest de la métropole.

    Trois voies aux entrées de la métropole

    S'appuyant sur ce constat, trois projets de voies réservées au covoiturage et aux transports en commun sont donc envisagés : 

    • sur la RD113 de Latresne à Bouliac, dans chaque sens sur 4,1 km
    • sur la RD106 à Saint-Jean d'Illac, dans 1 ou 2 sens, en continuité de la voie verte sur 3,2 km.

    Ces travaux nécessitent d'importantes études ainsi qu'une concertation publique. Le début des travaux est donc estimé à mi 2020, pour un montant de 12 millions d'euros.

    • sur la RD936 à Fargues-Saint-Hilaire, dans les 2 sens sur 4 km. Cette voie pourra être prolongée de 4 km supplémentaires sur les communes de Tresses et Carignan. 

    Début des travaux octobre 2018, pour une livraison prévue fin 2020.

    A noter qu'une voie dédiée existe déjà au nord de l'aéroport à Mérignac (sur l'avenue Marcel Dassault) aménagée en 2017 par la Métropole. Réservée aux bus, elle est donc ouverte aux voitures transportant au moins 2 personnes, c'est-à-dire des covoitureurs. Elle fait gagner 7 mn aux covoitureurs circulant de Martignas-sur-Jalles vers Mérignac selon une étude de Bordeaux Métropole.

Les aires de covoiturage en Gironde