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Le covoiturage

Pour faire des économies, réduire les émissions de CO2 et ne plus voyager seul, la voiture individuelle se transforme de plus en plus en moyen collectif grâce au covoiturage. Pour faciliter ce mode de déplacement, le Département et les collectivités locales ont financé plus de 100 aires de covoiturage (soit plus de 2 000 places de stationnement), et ont mis en place une plateforme gratuite de mise en relation des covoitureurs.

  • Voyager à plusieurs, quels bénéfices ?

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    Enjeu pour l’avenir, le Département va investir plus de 3 millions d’euros pour développer ce mode de transport solidaire et favoriser la mobilité des Girondins. L’objectif est d’augmenter le covoiturage de près de 50 % en 3 ans sur toute la Gironde. Avec un taux moyen de 1,2 personne par véhicule dans l’agglomération bordelaise, les marges de manœuvre sont importantes.

    Les bénéfices sont nombreux :

    • Des économies : Choisir ce mode de déplacement permet d’économiser en moyenne 2 000 € par an, en covoiturant quotidiennement, en alternance avec au moins 1 personne (sur la base d’un trajet domicile-travail de 30 km). (Source : Département de la Gironde - Enquête 2014 auprès des utilisateurs des aires de covoiturage). À l’inverse, l’utilisation quotidienne en zone urbaine d’une citadine à essence coûte environ 6 000 € / an.
    • Moins d'embouteillages: La Gironde dispose du réseau routier le plus dense de France. Sur la rocade, les poids-lourds ne représentent que 7 % du trafic. En revanche, 80 % des automobilistes sont seuls au volant de leur véhicule pour se rendre à leur travail (Source : ADEME). Il suffirait ainsi qu’un conducteur sur cinq covoiture pour supprimer les embouteillages sur la rocade bordelaise aux heures de pointe.
    • Un geste pour l'environnement : Pour lutter contre la pollution, covoiturer contribue à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre, dont les déplacements sont responsables à 40 %.
    • Un mode de déplacement convivial : 52,1 % des sondés évoquent le caractère convivial de ce mode de transport qui permet de créer du lien social (Source : ID Vroom). Après avoir testé le covoiturage, 2 personnes sur 3 poursuivent l’expérience (Source : guide des mobilités Arnaud Ligier).
    • Et c'est tendance : Covoiturer séduit de plus en plus d’automobilistes. 51 % des Français estiment qu’il s’agit du mode de transport du 21e siècle, et 42 % des automobilistes l’ont déjà testé, que ce soit en tant que conducteur ou passager (Source : Étude 60 Millions de Consommateurs et Médiaprism).

    Document à télécharger :

  • Vers des voies réservées

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    Les mobilités douces et le partage des véhicules sont une des solutions encouragées par le Département pour fluidifier le trafic et réduire l’impact environnemental des déplacements. C’est pourquoi la création de voies dédiées aux covoitureurs sur plusieurs axes du Département sont annoncées.

    Qu’est ce qu’une voie réservée ?

    Il s'agit d'une voie supplémentaire le long d’axes saturés, réservée à l’usage exclusif :

    • des bus et autocars de transport urbain et interurbain,
    • des autocars de tourisme,
    • des véhicules particuliers et utilitaires avec au moins 2 personnes à bord (dont le chauffeur), qu’il s’agisse de covoiturage organisé ou de déplacement en famille, avec des amis, des collègues, …
    • des taxis.

    Pourquoi des voies réservées ?

    En juin 2018, le Département a mené une étude spécifique sur les RD106, RD113 et RD936 aux heures de pointe auprès des usagers pour évaluer leurs pratiques de déplacements et les potentialités du covoiturage. Constat : près de 9 voitures sur 10 ne transportent qu'une personne. Et aucune ou presque n'en comporte trois ou quatre. Aux portes de la métropole, les bouchons s'amplifient. 2 à 8 heures d'encombrement cumulées ont été enregistrées au quotidien sur les RD106, RD113 et RD936.

    Autre constat, les usagers font souvent le même trajet et pourraient se mettre en relation pour covoiturer. En moyenne, 27% des conducteurs seuls (autosolistes) se sont déclarés favorables à un changement de mode de déplacement si une voie réservée venait à être aménagée : 29% pour la RD106, 25% pour la RD113 et 26% pour la RD936.

    Par ailleurs, près de 20 000 habitants supplémentaires s'installent en Gironde chaque année, en particulier à l'est et à l'ouest de la métropole.

    Trois voies aux entrées de la métropole

    S'appuyant sur ce constat, trois projets de voies réservées au covoiturage et aux transports en commun sont étudiés à l’heure actuelle : 

    • sur la RD106 à Saint-Jean d'Illac, dans les 2 sens assortie de la création d’une voie verte sur 3,2 km,
    • sur la RD113 de Bouliac à Latresne, dans chaque sens sur 4,7 km et sur la RD10 sur 400 mètres. La création d’une voie verte le long de la RD10 et la sécurisation de l’intersection Piste Lapébie/RD113 sont également prévus dans l’opération.
    • sur la RD936 à Fargues-Saint-Hilaire, dans les 2 sens sur 4 km. Cette voie pourra être prolongée de 4 km supplémentaires sur les communes de Tresses et Carignan. Début des travaux en octobre 2018, pour une livraison prévue fin 2020.

    Les travaux sur la RD106 et la RD113 nécessitent d'importantes études ainsi qu'une concertation publique. Le montant de l’opération (hors foncier) est estimé à 5 millions d'euros pour la RD106 et 8 millions d’euros pour la RD113/RD10.

    Calendrier des RD106 et RD113

    2019 :

    • Études préalables (trafic, acoustique, topographiques),
    • Avant-projet
    • Concertation publique

    2020 :

    • Étude hydraulique
    • Finalisation des inventaires écologiques
    • Étude d'impact et études préalables à l'autorisation environnementale unique
    • Élaboration du projet

    2021 : 

    • Enquête publique de DUP et d'AEU
    • Arrêté de DUP
    • Acquisitions foncières par voie amiable

    2022-2023 : 

    • Acquisitions foncières par voie judiciaire
    • Archéologie préventive
    • Démarrage des travaux

    Le projet est porté en co-maîtrise d’ouvrage par le Département de la Gironde et Bordeaux Métropole qui a délégué au Département de la Gironde le portage des études, procédures réglementaires et travaux dans le cadre de l’article L 2422-12 du Code de la Commande Publique. La Région Nouvelle Aquitaine est associée au projet, notamment pour la prise en compte des contraintes liées aux cars interurbains.

    À noter qu'une voie dédiée existe déjà au nord de l'aéroport à Mérignac (sur l'avenue Marcel Dassault) aménagée en 2017 par la Métropole. Réservée aux bus, elle est donc ouverte aux voitures transportant au moins 2 personnes, c'est-à-dire des covoitureurs. Elle fait gagner 7 minutes aux covoitureurs circulant de Martignas-sur-Jalles vers Mérignac selon une étude de Bordeaux Métropole et sera poursuivie vers l’ouest (vers Martignas) et vers le sud (vers Pessac).

    Réglementation MACLE

    La mise en place d’une réglementation dénommée MACLE est en cours d’étude par le gouvernement français, dans le cadre de la mise en place de la Loi d’Orientation des Mobilités. Il permettra d’uniformiser les pratiques de création de voies réservées en France et de définir réglementairement les véhicules qui y seront autorisés.

    Le logo MACLE ci-contre est en cours d’expérimentation par Bordeaux Métropole sur les voies réservées le long de la RD213 et sera également mis en place en 2020 sur le boulevard technologique. Le projet de voies réservées le long des RD106, RD113 et RD936 utilisera également ce logo et mettra en œuvre cette réglementation.

  • Enquête covoiturage en Gironde

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    À l'occasion de la semaine de la mobilité, le Département de la Gironde a organisé une enquête du 14 septembre au 1er octobre 2018, pour mieux connaitre vos pratiques de déplacements et faciliter le covoiturage en Gironde. 1 427 personnes y ont participé.

    L'objectif du Département était d'interroger les usagers et les non usagers du covoiturage pour mieux appréhender les freins et leviers à la pratique.

    En parallèle de l'enquête, des comptages ont eu lieu sur les aires conventionnées du département pour évaluer leur taux de remplissage.

    Cela a permis de mettre en avant les éléments suivants :

    • 72% se déplacent seuls dans leur voiture pour un trajet dont le motif est à 92% du domicile-travail. Pourtant 90% des personnes sondées reconnaissent que le covoiturage permet de faire des économies et est plutôt convivial. Outre les questions d'organisation, cette pratique de l'autosolisme est à mettre en rapport avec la facilité de stationnement à l'arrivée : 68% ont un stationnement à destination.
    • Au niveau des leviers et incitations, ils sont plus de 70 % à penser qu’il est compliqué de trouver un covoitureur pour un trajet régulier. De plus, 75% des personnes plébiscitent la mise en place des voies ou stationnements réservés aux covoitureurs.
    • Seulement 30% des personnes qui covoiturent utilisent des aires dédiées à cette pratique. Ceux qui utilisent les aires sont 60% à le faire pour la facilité de se retrouver et 32% pour laisser leur voiture en sécurité. 
    • 90% des usagers des aires en sont satisfaits mais des marges de progrès dans la qualité des équipements et services (38% peu satisfaits), l’accessibilité en modes doux et TC (20% pas ou peu satisfaits) sont à envisager.
    • En moyenne les aires sont fréquentées à 50 % mais avec une forte disparité. En effet, les aires proches des axes autoroutiers affichent un taux de remplissage proche de 100 % dont certaines sont saturées alors qu’une douzaine dans des centres bourgs sont inoccupées mais participent néanmoins au maillage et à la visibilité du dispositif.

Les aires de covoiturage en Gironde