Créée par le Département en conformité avec la règlementation, la CLIN assure une mission de suivi, d’information et de concertation sur les sujets relatifs au nucléaire en général, et à la centrale nucléaire du Blayais en particulier.
La CLIN - Commission Locale d’Information Nucléaire du Blayais
Transparente et indépendante, la commission œuvre pour l’intérêt général dans une perspective de démocratie participative : chaque citoyen, quelle que soit son opinion, est invité à s’emparer des sujets liés au nucléaire. Découvrir la CLIN, son identité et ses missions.
Actualités
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Le 3 février, des membres de la CLIN participeront à une réunion sur la surveillance radiologique de l’environnement. L’objectif est de mieux comprendre les activités de surveillance de l’ASNR, d’y participer et d’envisager des actions de sensibilisation auprès du grand public.
Depuis le mois de décembre, une Garde Opérationnelle Postée (GOP) a été mise en place sur le site du Blayais avec 6 sapeurs-pompiers professionnels présents jour et nuit. Ce dispositif vise à renforcer l’organisation de la lutte contre l’incendie et les capacités d’intervention rapide en cas de départ de feu.
Le 12 décembre 2025, le CNPE du Blayais a requalifié un événement significatif pour la sûreté au niveau 1 de l’échelle INES, suite à la détection tardive de l’indisponibilité de la ventilation (extraction et soufflage) des locaux électriques du diesel d’ultime secours du réacteur 3. En savoir plus
Connaître la CLIN
La CLIN est une commission autonome, mise en place par le département de la Gironde. Instance de débat et de vigilance, la CLIN assure une mission générale de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et d’impact des activités de la centrale du Blayais sur les personnes et l’environnement.
Représentative des populations riveraines du site nucléaire, la CLIN rassemble, toutes opinions confondues, des élus locaux, des associations environnementales, des délégués syndicaux, des personnes qualifiées et des représentants du monde économique.
La CLIN est l’une des 35 commissions auprès d’une installation nucléaire en France.
- Les CLI sont instituées par la loi n°2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite loi TSN, et sont inscrites au Code de l’environnement (articles L.125-17 à L.125-33).
- Une CLI est créée auprès de chaque installation nucléaire de base (INB) ; elle constitue une instance indépendante d’information, de concertation et de suivi, sans pouvoir de décision ni de contrôle.
- La création et la présidence de la CLI relèvent du président du conseil départemental territorialement compétent (art. L.125-19).
- Les missions légales portent sur l’information du public et le suivi des impacts de l’installation en matière de sûreté nucléaire, radioprotection et environnement (art. L.125-20).
- Les modalités de composition, de fonctionnement, d’accès à l’information et de recours à l’expertise sont précisées par le décret n° 2008-251 du 12 mars 2008, garantissant le pluralisme des membres.
Pour aller plus loin :
Créée en 2000, l’Association Nationale des Comités et Commissions Locales d’Information (ANCCLI), fédère les 35 CLI du territoire et porte leurs voix auprès des instances nationales et internationales.
Son objectif principal : informer le grand public et développer l’expertise citoyenne sur les activités nucléaires. En savoir plus
Les activités de la CLIN du Blayais répondent à plusieurs missions principales :
- Informer le public de façon transparente sur le fonctionnement de la centrale, la sûreté, la radioprotection et les impacts environnementaux.
- Suivre la sûreté et la radioprotection de l’installation : conditions d’exploitation, incidents, rejets et résultats de la surveillance environnementale.
- Observer les impacts sur l’environnement et la santé, notamment à travers l’analyse des rejets et des mesures locales.
- Recourir à une expertise indépendante pour approfondir certains sujets techniques et éclairer les travaux de la commission.
- Assurer un rôle de concertation et de dialogue entre exploitants, autorités, élus, associations et citoyens.
- Participer au suivi des situations d’urgence nucléaire, notamment des Plans particuliers d’intervention (PPI) et des retours d’expérience.
- Contribuer à la transparence nucléaire, en facilitant l’accès à l’information et en relayant les avis des autorités compétentes.
- Suivre les projets et l’évolution du CNPE du Blayais, depuis l’entretien « courant » jusqu’aux modifications de l’installation, en passant par la gestion des déchets radioactifs ou le cycle du combustible.
La CLIN du Blayais fonctionne selon les principes établis pour l’ensemble des CLI, à savoir :
- Une composition pluraliste : elle rassemble des élus locaux, des représentants de l’État, des associations de protection de l’environnement, des organisations syndicales, des personnalités qualifiées et des exploitants. Le bureau est constitué du président et de deux membres de chacun de ces collèges.
- Une présidence et un pilotage assurés par le président du conseil départemental ou son représentant. Découvrez les membres de la CLIN
- Des réunions et travaux : la CLIN se réunit régulièrement et peut créer des groupes de travail thématiques (sûreté, environnement, santé, déchets, démantèlement…). Deux assemblées générales sont organisées chaque année.
- Des échanges avec les experts : l’exploitant (EDF), l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et les services de l’État présentent leurs informations à la CLIN. Les membres de la CLIN peuvent alors poser des questions et formuler des observations.
- Un lien avec le public : la CLIN invite le public a minima à une réunion par an (réunion publique ou assemblée générale ouverte), organise des événements de sensibilisation et diffuse comptes rendus, lettres d’information et autres supports.
Le président du conseil départemental a délégué la présidence de la CLIN à Florian Dumas, Conseiller départemental du canton Nord Gironde.
La CLIN est composée de 60 membres, répartis dans 4 collèges :
- Collège des élus : 31 membres
- Collèges des associations : 9 membres
- Collège des organisations syndicales : 6 membres
- Collège du monde économique et personnes qualifiées : 14 membres
Le bureau de la CLIN est constitué de 10 membres :
| Prénom | Nom | Collège | Représentation |
|---|---|---|---|
| Bernard | BELAIR | Associations | ADSH-HG |
| Florian | DUMAS* | Élus - Président de la CLIN | Conseiller Départemental du canton de Nord Gironde |
| Jean-Samuel | EYNARD | Monde économique et personnes qualifiées | Chambre d'agriculture |
| Hervé | GAYRARD | Élus | Communauté de communes de Blaye |
| Florion | GUILLAUD* | Monde économique et personnes qualifiées | Personne qualifiée |
| Patrick | MAUPIN* | Associations | SEPANSO |
| Emmanuel | MOULIN* | Syndicats | FO |
| Jean-Michel | RIGAL | Élus | Maire de Braud et Saint Louis |
| Patrick | VIEILLÉ | Syndicats | CFDT |
| Xavier | PAULMAZ | Chargé de mission de la CLIN - Département de la Gironde |
* Représentants de la CLIN auprès de l'ANCCLI (Association nationale des comités et commissions locales d’information).
Retrouvez les comptes-rendus et les présentations de nos réunions.
Documents à télécharger :
- MARS 2023, AVIS SUR LES ÉVOLUTIONS RÈGLEMENTANT LES PRÉLÈVEMENTS D’EAU ET LES REJETS D’EFFLUENTS DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DU BLAYAIS (PDF - 738.33 Ko)
- JUILLET 2023, OBSERVATIONS SUR LE PROJET DE PLAN PARTICULIER D’INTERVENTION DU CNPE DU BLAYAIS (PDF - 121.5 Ko)
- JUIN 2025, AVIS SUR LE RAPPORT DU 4E RÉEXAMEN PÉRIODIQUE DU RÉACTEUR N°1 (PDF - 2.5 Mo)
La centrale nucléaire du Blayais
Le centre nucléaire de production d’électricité (CNPE), situé sur l’estuaire de la Gironde à Braud-et-Saint-Louis, appartient et est exploité par EDF. Construit à la fin des années 1970 et progressivement mis en service à partir de 1981, il est doté de 4 réacteurs à eau pressurisée (REP) d’une puissance de 900 MWe chacun.
En 2024, le site a produit 19 TWh d’électricité (équivalent à 50 % de la consommation électrique de la région Nouvelle-Aquitaine).
Les 4 réacteurs de la centrale du Blayais font partie des 56 réacteurs à eau pressurisée (REP) exploités par EDF dans les 18 centrales nucléaires françaises.
Comment fonctionne cette technologie ?
- 1. La fission de l’uranium dans le cœur du réacteur produit de la chaleur.
- 2. Cette chaleur sert à chauffer de l’eau sous pression, qui transfère son énergie à un circuit secondaire pour produire de la vapeur.
- 3. La vapeur entraîne une turbine couplée à un alternateur, ce qui permet de produire de l’électricité.
- 4. La vapeur est ensuite refroidie et condensée (ici grâce à l’eau de l’estuaire de la Gironde), puis réutilisée dans le cycle.
Le cycle du combustible nucléaire regroupe l’ensemble des étapes qui permettent de produire de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire, depuis l’extraction de la matière première jusqu’à la gestion des déchets.
Les principales étapes du cycle du combustible :
- Extraction de l’uranium : l’uranium est extrait de gisements naturels, puis concentré pour obtenir une matière exploitable par l’industrie nucléaire.
- Conversion : l’uranium est transformé chimiquement afin de pouvoir être enrichi et utilisé comme combustible.
- Enrichissement : la proportion d’uranium fissile (U-235) est augmentée pour permettre une réaction nucléaire contrôlée dans le réacteur.
- Fabrication du combustible : l’uranium enrichi est transformé en pastilles, puis assemblé en crayons et en assemblages de combustible destinés aux réacteurs.
- Utilisation en réacteur : le combustible est placé dans le cœur du réacteur où il produit de la chaleur par fission nucléaire pour générer de l’électricité.
- Entreposage du combustible usé : après son utilisation, le combustible est stocké temporairement dans des piscines pour être refroidi et perdre une partie de sa radioactivité.
- Traitement et recyclage : une partie du combustible usé est traitée afin de récupérer des matières réutilisables, comme l’uranium et le plutonium. En France, ces opérations s’effectuent sur le site de La Hague.
- Gestion des déchets ultimes : les déchets non recyclables sont conditionnés pour être stockés durablement.
Document à télécharger :
Plusieurs sources d’eau sont utilisées. L’eau de nappe pour une utilisation en cas d’urgence, l’eau de l’Isle pour élaborer l’eau industrielle qui circulera dans les circuits primaires et secondaires et enfin, l’eau de l’estuaire de la Gironde indispensable au refroidissement de la partie non-nucléaire.
L’eau constitue un des éléments étroitement surveillés pour mesurer l’impact que le CNPE peut avoir sur son milieu naturel. Le milieu estuarien présente par ailleurs un risque d’inondation pour la centrale.
Eau prélevée
- Prélevée dans l’estuaire de la Gironde, l’eau permet d’évacuer la chaleur produite par le réacteur en condensant la vapeur après la production d’électricité.
- Elle circule dans un circuit spécifique, totalement séparé de celui du réacteur, afin d’éviter tout contact avec des substances radioactives et donc de contamination.
Eau rejetée
- Les rejets d’eau de la centrale dans le milieu naturel sont strictement encadrés et surveillés. Les effluents liquides sont collectés, traités et contrôlés avant leur rejet dans l’estuaire. De même que la température de l’eau, elle aussi réglementée.
- L’exploitant doit réaliser un suivi environnemental régulier, contrôlé par les autorités. L’objectif est de vérifier que ces rejets ont un impact faible et maîtrisé sur l’eau du territoire, la faune, la flore et la santé des populations.
Risque inondation
- La situation de la centrale, au bord de l’eau, implique des mesures contre les inondations : des ouvrages de protection (digue, mur pare-houle…) et des équipements de sécurité spécifiques.
- En cas de crue ou de conditions météorologiques exceptionnelles, ces mesures doivent permettre de maintenir le refroidissement et la sûreté des installations.
Documents à télécharger :
Afin de réduire le risque d’inondation, notamment lors d’épisodes climatiques extrêmes, différents ouvrages de protection physique sont aménagés autour de la centrale.
- La digue en front de Gironde (remblai protégé par des blocs de pierre) a été réhaussée à 8,5 m. et renforcée depuis la tempête de 1999.
- Le mur pare-houle, construit devant la digue et achevé en septembre 2025, est conçu pour briser l’énergie des flots et empêcher l’eau de franchir la barrière de 9 m. de haut.
- Divers dispositifs fixes ou amovibles (murets, portes étanches, batardeaux…) sont installés sur les points d’accès et ouvertures pour bloquer l’eau, si nécessaire.
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) exerce un contrôle continu et indépendant des centrales nucléaires. Afin de garantir un haut niveau de sûreté, de radioprotection et de protection de l’environnement, l’ASNR effectue diverses inspections sur le site du Blayais, combinant visites régulières et/ ou planifiées (visites d’inspection, visites décennales, revue d’inspection…) et contrôles inopinés.
Elles vérifient que l’exploitant respecte les règles et permettent d’imposer, si nécessaire, des actions correctives pour garantir la sûreté des installations et la protection des populations.
Document à télécharger :
Étapes cruciales pour la poursuite de l’exploitation, les visites décennales (lien vers le doc) permettent d’inspecter en profondeur les installations des centrales nucléaires afin de vérifier leur état, leur sûreté et leur conformité aux exigences réglementaires.
Elles permettent aussi de décider des travaux et améliorations nécessaires pour autoriser la poursuite de l’exploitation pour dix années supplémentaires.
Les 4e visites décennales (VD4) du CNPE du Blayais
Chaque réacteur a été mis à l’arrêt au moins 6 mois pour être inspecté :
- Réacteur 1 : 31 juillet 2022-19 juin 2023
- Réacteur 2 : 24 juin 2023- 31 mars 2024
- Réacteur 3 : 8 juin 2024 - 4 avril 2025
- Réacteur 4 : 5 avril 2025 – 22 octobre 2025
Ces 4e visites décennales ont donné lieu à des modifications sur les réacteurs afin d’améliorer le niveau de la sûreté pour poursuivre l’exploitation au-delà des 40 ans. À la suite des visites décennales de chaque réacteur, des enquêtes publiques sont menées pour recueillir l’avis des citoyens.
Document à télécharger :
Un « événement significatif » est un écart par rapport au fonctionnement normal d’une centrale nucléaire, sans être forcément un accident. L’exploitant a l’obligation de déclarer rapidement ces événements à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
Ils concernent 3 domaines principaux :
- la sûreté nucléaire (fonctionnement du réacteur, systèmes de sécurité…),
- la radioprotection (exposition des travailleurs ou du public…),
- l’environnement (rejets, impacts hors site…).
Ils sont classés selon leur gravité sur l’échelle INES. L’échelle International Nuclear Event (INES) comporte 8 niveaux (de 0 à 7) pour évaluer la gravité des événements. La plupart des événements significatifs déclarés sur les sites relèvent des niveaux 0 (Écart) et 1 (Anomalie). Ils donnent systématiquement lieu à des comptes rendus d’analyse et à des actions correctives. Le CNPE du Blayais a déclaré en 2025, 65 événements significatifs (62 de niveau 0 et 3 de niveau 1).
Document à télécharger :
La protection des populations
La protection des populations repose sur une culture du risque partagée par tous. Connaître les risques liés à la centrale nucléaire du Blayais et les mesures de protection prévues permet d’adopter les bons réflexes en cas de situation exceptionnelle. La CLIN diffuse le plus largement possible les informations relatives aux dispositifs mis en place afin que chacun (riverains, périmètre élargi…) se les approprie.
Un accident nucléaire peut exposer la population et l’environnement à la radioactivité, jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de l’accident. Aussi, si un accident survient, l’alerte sera donnée et des mesures préventives doivent être immédiatement mises en place.
Comment l’alerte est-elle donnée ?
Plusieurs modes d’alerte possibles :
- par la sirène (testée le 1er mercredi du mois) ;
- par la radio et la télévision (France 3 Nouvelle Aquitaine, France 3 Poitou Charentes, France Bleu Gironde FM100.1, France Bleu La Rochelle FM98.2) ;
- par les comptes de la préfecture sur les réseaux sociaux ;
- par des véhicules d’alerte.
En cas d’alerte nucléaire, les 6 réflexes pour bien agir :
- 1 – Je me mets rapidement à l'abri dans un bâtiment.
- 2 – Je me tiens informé.e (médias du service public / véhicules avec haut-parleur ou autre en fonction de l’organisation de la commune).
- 3 – Je ne vais pas chercher mes enfants à l'école.
- 4 – Je limite mes communications téléphoniques.
- 5 – Je prends de l'iode dès que j'en reçois l'instruction du préfet.
- 6 – Je me prépare à une éventuelle évacuation.
Obligatoire autour des sites nucléaires, un plan particulier d’intervention (PPI) est un plan de sécurité civil établi par le préfet (il fait partie du dispositif ORSEC).
- Il sert à organiser les mesures à mettre en œuvre pour protéger les populations, les biens et l’environnement en cas d’accident sur le site.
- Il définit les modalités d’alerte, d’information, de mise à l’abri, d’évacuation ou de distribution de comprimés d’iode selon l’évolution de l’événement, ainsi que les moyens de secours à mobiliser autour de l’installation concernée.
Après une révision en 2019, le PPI du Blayais :
- s’applique à un rayon élargi à 20 km autour de la centrale (contre un périmètre de 10 km dans l’ancienne version),
- concerne 80 communes en Gironde et Charente-Maritime (incluant un grand nombre d’établissements recevant du public, tels que des écoles, entreprises, commerces…),
- prévoit des dispositions concrètes en cas d’accident (lien vers le 4-1) avec une organisation locale spécifique,
- fait l’objet d’exercices réguliers avec les autorités, l’exploitant et les élus locaux pour tester les dispositifs et renforcer la réactivité des acteurs en cas d’accident.
Les personnes vivant ou travaillant à proximité de la centrale nucléaire sont invitées à retirer des comprimés d’iode auprès des pharmacies participant aux campagnes de distribution. Cette distribution gratuite et préventive permet à chacun de les avoir immédiatement à disposition en cas d’accident.
Pris au bon moment, l’iode stable protège la thyroïde en empêchant l’absorption d’iode radioactif. En situation d’urgence, les autorités précisent si la prise est nécessaire, quand la faire et à quelle dose : le nombre de comprimés à prendre dépend de l’âge de la personne.
La prise de comprimés s’adresse à toutes les personnes mais en priorité aux personnes suivantes :
- nouveau-nés ;
- enfants ;
- personnes de moins de 18 ans ;
- femmes enceintes et allaitantes.
Ces personnes sont particulièrement concernées par le risque de cancer de la thyroïde à la suite d’une exposition à l’iode radioactif.
Pour être efficace, l’iode stable doit être ingéré uniquement lorsque la consigne est donnée par le préfet. Idéalement, il doit être pris quelques heures avant le passage d’un nuage radioactif et au plus tard 8 heures après.
Cette mesure ne protège que de l’iode radioactif (I131) et vient en complément des autres actions de protection, comme la mise à l’abri ou l’évacuation.
Document à télécharger :
En 2024 et 2025, le Département et la CLIN ont mené successivement deux études auprès des Girondins afin de mesurer leur perception des risques liés à leur cadre de vie, et notamment face au risque nucléaire induit par le CNPE du Blayais.
Évaluer le degré de connaissance des risques et l’appropriation des mesures de protection a vocation à adapter la communication et les actions de sensibilisation.
Quelques points à retenir de ces études
Dans l’ensemble, les Girondins perçoivent mieux les risques visibles et directement vécus (comme les incendies ou les inondations) que les risques plus « abstraits » ou lointains, comme le risque nucléaire.
Le risque nucléaire associé à la centrale du Blayais apparaît moins comme une préoccupation prioritaire, en partie parce que ce risque n’est pas directement perceptible au quotidien.
Les habitants de Gironde disent connaître globalement l’existence des risques, y compris celui lié à une centrale nucléaire, mais leur compréhension des mesures spécifiques d’alerte et de protection reste limitée, surtout pour les dispositifs qui ne sont pas familiers (comme les comprimés d’iode, les plans d’évacuation ou les consignes de mise à l’abri).
Les Girondins font surtout confiance aux services professionnels (pompiers, médecins, forces de l’ordre) et aux collectivités pour gérer les risques, tandis que la responsabilité individuelle dans la préparation aux risques technologiques est moins intégrée.
Enfin, un besoin clair d’information accessible et régulière est exprimé, notamment sur la nature du risque nucléaire et les mesures concrètes de protection à connaître (alerte, mise à l’abri, comprimés d’iode, évacuation), afin de renforcer la préparation des populations et la culture du risque sur ce sujet spécifique.
La radioactivité est un phénomène naturel. Elle correspond à l’émission d’énergie par certains atomes instables, présents dans la nature, dans le sol, l’air, l’eau ou même dans notre corps. L’être humain est donc exposé en permanence à une radioactivité dite « naturelle », sans que cela ne pose de problème dans la vie quotidienne.
Dans certaines situations, comme dans le domaine médical ou industriel, la radioactivité est utilisée de manière contrôlée. Dans le cadre de la centrale nucléaire, la radioactivité est liée au processus de fission de l’atomeutilisé pour produire de l’électricité.
En situation normale, des rejets radioactifs très limités peuvent avoir lieu. Ils sont réglementés et font l’objet de contrôles réguliers.
La radioactivité peut cependant devenir dangereuse lorsqu’une exposition est trop importante ou prolongée. Les effets sur la santé dépendent alors du niveau de radioactivité, de la durée d’exposition et des parties du corps concernées.
Lors d’un accident nucléaire, des substances radioactives peuvent être rejetées dans l’environnement. Elles sont susceptibles d’exposer les populations par inhalation, ingestion ou contact externe. C’est pourquoi des mesures de protection spécifiques existent pour limiter cette exposition.
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ANCCLI - ASSOCIATION NATIONALE DES COMMISSIONS ET COMITÉS LOCAUX D’INFORMATION
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ASN - AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE
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IRSN - INSTITUT DE RADIOPROTECTION ET DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE
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