L’Association Sportive Chambéry, créée par Christian Cayla, accueille des jeunes migrants dans son club de football et facilite leur intégration sociale.
Christian Cayla est le fondateur de l’AS Chambéry, basée à Villenave-d’Ornon. Il a créé l’association il y a cinquante ans et il la préside toujours. Pour lui, la clé est l’aspect social, une idée qu’il partage avec les dirigeants du club et ses partenaires, Le Prado, Saint François-Xavier et Quancard, associés à la protection de l’enfance.
« Notre club de football est issu d’un foyer de jeunes dont j’étais l’animateur en 1975, dans lequel les garçons avaient très envie de jouer. On a participé à un championnat inter-foyers qui existait à l’époque. Après la première saison, notre association est née. Nous évoluons aujourd’hui en quatrième division, mais on va remonter. »
L’association œuvre à accueillir des jeunes isolés, souvent immigrés, comme Christian, un jeune Albanais, qui a commencé le football, mais a aussi appris le français et même obtenu un stage avec le soutien de son club. Christian Cayla en est fier.
« Nous avons toujours intégré au sein de nos équipes certains des jeunes qui sont suivis par ces institutions et qui avaient envie de se faire des amis à l’extérieur. »
Dans cette continuité, l’AS Chambéry décide de mener une action porteuse de sens. Le président appelle des jeunes migrants africains issus d’un foyer d’accueil bordelais à rejoindre la structure afin de constituer une équipe de football internationale en U19.« C’est une équipe entière, mais certains de nos jeunes sont aussi amenés à compléter le groupe des seniors en cas de besoin. »
Ces jeunes, qui arrivent du Mali, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, de Guinée ou encore du Soudan, se sont parfaitement intégrés avec les Villenavais. Malgré les complexités administratives, c’est un pari réussi. Épaulés par le Département, qui leur apporte son soutien, les jeunes footballeurs bénéficient d’une licence gratuite ainsi que de tout l’équipement nécessaire pour pouvoir jouer dans les meilleures conditions. Les entraîneurs, eux, sont indemnisés et disposent même d’un minibus pour se rendre sur les lieux des rencontres sportives. L'équipe gagne la quasi-totalité de ses matchs. Un bel exemple de réussite.
Découvrez cet article dans Gironde Mag n°150