Après la période de confinement liée au Covid, trois femmes décident de créer l’association « On bouge… au Burck », dans un quartier historique de la commune de Mérignac.
À la sortie du Covid, les habitantes et habitants de Mérignac, comme des millions de Françaises et de Français, souffrent encore de l’isolement provoqué par la pandémie. C’est dans ce contexte que l’association voit le jour. Créée par Catherine Jeannigros, Annick Pinaud et Éliane Paquereau, On bouge au Burck a pour objectif d’organiser des activités physiques et de bien-être après une période où ces pratiques s’étaient faites rares.
Et l’initiative fait du bien : aujourd’hui, pas moins de 160 personnes se retrouvent chaque semaine pour se détendre, faire de nouvelles rencontres ou retrouver leurs amis, en s’essayant à l’une des 17 activités proposées : gym, stretching, pilates, yoga ou encore danse. Au-delà des bienfaits physiques, ces activités permettent surtout de créer du lien social et d’améliorer le moral des participants. « Le lien social et la mixité sociale sont au cœur de notre projet associatif », tient à souligner Tine Andersen, coordinatrice de l’association. L’association se distingue également par son cadre de pratique.
« Particularité que nous apprécions beaucoup : à la faveur d’une météo clémente, nous pratiquons en plein air avec le chant des oiseaux au Bois du Burck. L’hiver, au chaud, nous bénéficions des salles que le Centre social et le Centre de loisirs du Burck partagent généreusement ».
On bouge au Burck est aussi une histoire de femmes. En plus d’être coprésidée par trois femmes, l’association compte environ 80 % de femmes pour 20 % d’hommes, même si chacun et chacune participe activement à son bon fonctionnement. Une particularité qui ne gêne pas l'équipe.
« Dans ce quartier, les situations de précarité ne doivent pas cacher de grandes richesses humaines. Les compétences, nous les avons trouvées parmi les adhérents : les trois coprésidentes, les dix membres du “groupe de veille”, Franck qui tient la comptabilité, Véronique qui a créé le site internet, René pour la base de données. En fait, lorsqu’on donne à chacune et chacun l’occasion de contribuer, ressources et entraides émergent ».
Classé en « territoire de veille », le quartier du Burck bénéficie ainsi de l’engagement de ses habitantes et habitants au service d’un mieux-vivre ensemble. Pour permettre le lancement du projet, l’association On bouge au Burck , inscrit dans le dispositif Sport ensemble, a également bénéficié pendant trois ans de subventions importantes de la part du Département, ainsi que des Ministères de la Jeunesse et des Sports, et de la Cohésion sociale.
À lire dans le Gironde Mag n°142