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Agnès, auxiliaire de puériculture à la pouponnière

Depuis la rentrée, le Centre départemental de l'enfance et de la famille (CDEF) accueille les très jeunes enfants dans des bâtiments conçus pour s’adapter aux besoins spécifiques des zéro à trois ans. Rencontre avec Agnès, auxiliaire de puériculture à la pouponnière.

Les enfants se sentent bien, et ils nous sentent bien. Naturellement, il y a moins de pleurs.

Agnès est auxiliaire de puériculture à la pouponnière du Centre départemental de l’enfance et de la famille d’Eysines. Nous la rencontrons dans un espace baptisé « la rue », vaste allée intérieure au sol vert tendre, baignée de lumière naturelle, et qui dessert les unités de vie.

Le plus souvent, les bébés arrivent ici très peu de temps après leur naissance, soit parce qu’ils sont nés sous X, soit parce que les parents n’étaient pas en mesure de s’occuper d’eux. Cinq enfants vivent dans chacune des neuf unités de vie, entourés d’une équipe pluridisciplinaire. Des professionnels de santé, bien sûr, mais surtout du personnel éducatif. Quant aux durées d’accueil, elles varient en fonction des situations.

Parfois la famille peut se remettre en selle, et nous l’y aidons. Parfois ce n’est pas possible. Et dans le cas d’un abandon, il faut qu’il y ait une adoption, ce qui peut se faire rapidement.

Autre spécificité de la pouponnière, dans le cas d’un placement en famille d’accueil ou d’une adoption : l’accompagnement.

Pendant environ quinze jours, parfois plus, nous les habituons les uns aux autres, précise Agnès. La famille vient ici, et nous nous rendons à son domicile avec l’enfant pour qu’ils passent du temps ensemble. Ainsi, il peut se détacher de nous progressivement, et cela nous permet aussi de nous séparer de lui. Nous sommes les maillons d’une chaîne.

Portrait à découvrir dans le S, la lettre des Solidarités de novembre 2020