Communiqué de presse

Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en Gironde - Le président du Département, Jean-Luc Gleyze interpelle le Premier ministre, Sébastien Lecornu

« …Pendant les incendies comme actuellement lors de la tempête et les crues, j’ai rencontré des élus locaux, des bénévoles et des acteurs professionnels ou institutionnels pour accompagner au mieux la population girondine victime de ces aléas. Fort des échanges recueillis et des constats d’ores et déjà effectués, je vous écris pour vous solliciter sur 4 sujets :

- La nécessité de reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour les dégâts de la tempête NILS comme des conséquences de la crue hors normes et des inondations associées.

- Si les crues sont toujours en cours, nos services routiers départementaux estiment d’ores et déjà devoir faire face à une dégradation conséquente de nos ouvrages d’art et de nos routes, malmenés par les forts courants et les embâcles qui percutent notamment nos ponts. Leur remise en état nécessitera des investissements importants qui ne pourront pas être retardés au risque d’engager ma responsabilité en matière de sécurité des biens et des personnes. De leur côté, les maires et présidences d’intercommunalités pressentent les mêmes dégâts sur les réseaux leur appartenant, ainsi que sur les digues. Je sollicite donc, en leur nom et à celui du Département, la mise en place post-crise d’un fonds d’urgence pour aider à la réfection de ces ouvrages.

Concernant les digues, leur entretien s’élève à plusieurs millions d’euros que la taxe Gémapi, largement insuffisante, ne permet de couvrir. Le transfert de la compétence de l'entretien des digues aux communautés de communes me semble sur le principe pertinent. En effet, personne ne connaît le terrain comme les élus locaux et leurs personnels, ainsi que les conséquences des inondations et leur gestion en période de crues. Il est en revanche incompréhensible que ce transfert soit effectué en laissant les élus locaux insuffisamment pourvus pour financer les travaux. Le fonds d’urgence que je sollicite devrait consacrer une part dédiée à un « chantier-choc » de remise en état et d’adaptation aux aléas à venir. Alors que 20 millions de personnes en France habitent en zone inondable, des solutions adaptées et proportionnées aux besoins sont essentielles pour assurer la protection des biens et des personnes.

Enfin, le système assuranciel actuel rechigne de plus en plus à couvrir les collectivités. En Gironde, le Département est devenu son propre assureur sur la gestion des risques de l’ensemble de son territoire, faute de solutions alternatives satisfaisantes. Cela engendre des dépenses conséquentes lorsque le patrimoine départemental (notamment les collèges) est dégradé par des aléas naturels. Pour les communes qui ont aussi un patrimoine important, trouver des assureurs devient un parcours du combattant, plus encore dans des zones sujettes aux risques naturels. Je souhaite que nous puissions engager un débat national sur le sujet.

Si nous considérons ces phénomènes comme des « crises », nous ne ferons rien pour nous préparer ou nous adapter. Ces évènements ne sont plus exceptionnels, ils sont un nouvel état de fait climatique qui s’inscrit dans un dérèglement global… »

Retrouvez l’intégralité du courrier dans le document à télécharger

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