Intempéries, la mobilisation

Tempête, crues et inondations nécessitent et nécessiteront dans les jours qui viennent, une mobilisation de chaque instant. Sur le terrain, comme en Sud-Gironde, à Barie ou à Paillet, mais aussi dans le Libournais, en Haute Gironde comme à Coutras, partout dans le département, c’est la solidarité qui guide le quotidien.

Barie sous les eaux

À Barie, où certaines digues datent de1881, les habitants sont habitués aux crues mais leur intensité et leur caractère répété, conséquences du changement climatique, ont de quoi attiser leur inquiétude. Cette habitude des crues a conduit nombre d’habitants inondés à rapatrier à l’étage de leur maison, frigo et meubles essentiels. 

Autour du maire, la population bénévole organisée en réserve communale ne cesse de se relayer pour leur apporter packs d’eau, aliments et produits de première nécessité. Ses équipes sont là aussi pour amener vers la terre ferme celles et ceux qui le souhaitent.

Paillet, solidarité et témoignages

Face à cette crue exceptionnelle et à ses conséquences, la mairie de Paillet a été ouverte pour permettre aux personnes sinistrées d’échanger, boire un café ou recharger leur téléphone mobile. L’électricité et le réseau téléphonique en panne ont conduit nombre d’habitants à se réunir pour partager leurs sentiments et leur espoir de voir les choses s’améliorer. 

Le maire, très présent, partage ses souvenirs du débordement de l’Artolie, l’eau était alors montée de 1 mètre 80 en 40 minutes. Une crue qui, une fois passée, a laissé derrière elle la boue dont il est si difficile de se débarrasser si elle n’est pas rapidement lavée.

Une habitante de Paillet qui a travaillé une douzaine d’années au Département, à la protection de l’enfance et vit dans la commune depuis quatorze ans, elle aussi, a connu le débordement de l’Artolie, évoquant l’immense vague qui a submergé Paillet, en 2014. Mais la Garonne qui déborde, elle n’avait jamais vu ça. Pour retrouver un tel emballement du fleuve, il faut remonter à 1981. 

Le président du Département et le maire de Paillet, à bâtons rompus, ont partagé leur expérience. Le premier : 

« Quand on déclenche le Plan Communal de Sauvegarde, il faut le communiquer... Mais sans électricité ni réseau, il faut reprendre les vieilles méthodes : papier, porte à porte. Dans ce cas le premier réseau social, c'est l'humain. » 

Le deuxième : 

« Nous on part des besoins des gens… Je suis allé remplir la chaudière d'une personne âgée isolée qui n'avait plus de chauffage. Ça n'est rien d'exceptionnel mais personne d'autre n'était là pour le faire. »

Coutras, l’enfer sur les routes

Dans le Libournais, les équipes de la Maison Départementale des Infrastructures de Mobilités, dans le secteur de Coutras ont dû mener 50 interventions, de jour comme de nuit. C'est la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 février qui a été la plus intense, au rythme de débardages par une pluie intense et un vent battant mais aussi dangereuse puisqu’un arbre est tombé sur le camion d'un équipier lors d'une action de terrain, heureusement sans provoquer de blessure.

Il faut signaler que les barrages n’ont pas toujours été respectés avec des voitures renversant les plots ou traversant malgré l'eau présente partout. Leurs conducteurs se retrouvent coincés, ont demandé alors aux agents du Département et aux sapeurs-pompiers de les sortir de ce guêpier.  

La vigilance et le respect des règles s’imposent.

Le Département présent partout

Le Département est là, dans son rôle d’institution de proximité grâce à ses agents sur les routes, tenant des permanences sociales pour veiller sur les personnes âges ou en situation de handicap, pour s'assurer de la continuité des soins et le cas échéant des évacuations. 

Une mobilisation qui passe aussi par la présence du Bus en + dans les zones sinistrées, sur demande des maires et des conseillers départementaux. 

Les routes inondées et barrées