Nombre de communes du bassin d’Arcachon ont été touchées par l’incendie d’ampleur qui s’est déclenché mercredi 22 juillet à Saumos dans le Médoc. Très affectée avec ses habitants évacués, la commune du Porge a payé le prix fort face au déchaînement des flammes. Avec le Laboratoire départemental d’analyses de la Gironde (LDA33), aujourd’hui, au moment où chacune, chacun rentre chez soi, le temps est à l’observation minutieuse d’un élément fondamental : l’eau potable.
L’eau, outil moteur pour lutter contre l’incendie monstre, est aussi vitale pour toutes les Girondines et tous les Girondins qui ont dû être évacués plusieurs jours durant. En rentrant chez eux, ils ont espéré retrouver leur maison intacte ou peu touchée par les flammes. Au Porge où le feu a frappé sévèrement, l’Agence régionale de santé (ARS) a ordonné une analyse de l’eau potable avant le retour des personnes déplacées, aujourd’hui. Si la société Agur gère la distribution de cette eau vitale sur ce territoire communal, son observation précise a été confiée au Laboratoire départemental d’analyses de la Gironde (LDA33).
Premières analyses lancées vendredi et terminées ce lundi, les résultats sont attendus dans les prochains jours même si les indicateurs restent plutôt positifs comme c’est le cas dans d’autres communes girondines, également évacuées et objets d’une enquête identique. Maxime Heinen est responsable et technicien de l’unité de prélèvement au LDA33, qu’il s’agisse de l’eau ou des produits alimentaires. Il s’est rendu deux fois dans la cité du bassin.
« L’eau a déjà fait l’objet d’analyses durant l’incendie. Par ailleurs, elle est régulièrement analysée au fil de l’année comme celle de toutes les communes girondines. Pour l’instant, il n’y a aucune anomalie à signaler. »
Les résultats définitifs confirmeront cette bonne nouvelle pour les habitants du Porge qui, malgré les lourdes épreuves subies, n’auront pas à se soucier de la consommation de cet élément essentiel à la vie, épargnée donc sous les cendres.