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Communiqué de presse

Point sur la protection de l’enfance en Gironde

A l’occasion de la diffusion d’un reportage de Pièce à conviction, tourné en partie en Gironde, sur France 3 ce mercredi soir, Jean-Luc Gleyze, président du Département de la Gironde et Marie-Claude Agullana, président de la commission protection de l’enfance, ont échangé avec la presse sur les évolutions de l’aide sociale à l’enfance en Gironde ces dernières années.

Le Département a ouvert les portes du CDEFau journaliste Sylvain Louvet pendant 3 jours en février 2020. Le journaliste a pu rencontrer tous ceux qu’il a souhaité : une quinzaine de professionnels, Emmanuelle Ajon, vice-présidente la protection de l’enfance, Franck Bottin, le directeur du CDEF, des jeunes du Conseil des jeunes de la protection de l’enfance... Mais aussi filmer des scènes de vie et de nombreux lieux du CDEF dont les petites maisons créées depuis 2017. 

L’objectif annoncé du journaliste était de montrer ce qui avait changé depuis son premier tournage, de démontrer qu’avec de la volonté et de l’argent, on pouvait changer des choses, même si des difficultés persistent.

 

La protection de l’enfance en Gironde

 

Le Département de la Gironde accueille aujourd’hui 5800 enfants, alors qu’il n’en accueillait que 3500 en 2016.

Pour 2021, ce sont plus de 275 millions d’euros qui ont été votés pour la protection de l’enfance.

 

Le Département poursuit un objectif d’amélioration continue, rien que sur l’année 2020, on peut noter :

  •      la création d’un village d’accueil de fratries à Sablons,
  •      la mise en place d’un conseil des jeunes de la protection de l’enfance qui rassemble une centaine de jeunes actuellement confiés ou sortis de la protection de l’enfance, en lien étroit avec une association d’anciens enfants placés, l’ADEPAPE…
  •       le développement du nombre de places d’accueil (2 appels d’offres finalisés en 2020 pour 700 places qui ont commencé à être créées)
  •       l’adaptation du parcours pour les jeunes à besoins spécifiques pour diversifier les encadrements et faciliter l’accompagnement dans la durée.

 

Les évolutions du CDEF

Les difficultés rencontrées en 2016 ont conduit à de profonds changements, le Département y conduit depuis une politique de diminution des effectifs d’enfants hébergés sur le centre d'Eysines. Désormais 80% des enfants accueillis par le CDEF le sont en dehors du site d’Eysines.

Il a recentré le CDEF sur son activité d’accueil inconditionnel d’urgence, avec la volonté d’accélérer l’orientation des enfants vers d’autres structures pour qu’ils restent moins longtemps sur les lieux d’hébergement. C’est ainsi que 7 petites maisons ont été créées depuis 2017, dont 4 depuis la diffusion du documentaire (les Pénates, la Palmeraie, le Sava, Maora), accueillant chacune 6 enfants ou adolescents (coût d’achat des maisons : 5 Millions d’euros)
ainsi qu’une structure d’accueil urgence préado.

L’accent a également été mis sur la qualification des agents :

  •        Vérification des CV et des casiers judiciaires
  •         95% du personnel est diplômé. Pour ceux qui ne le sont pas, des formations sont proposées, ainsi, en 2019-2020, 33 agents peu ou pas diplômés ont suivi une formation qualifiante.
  •       Des formations ont été proposées pour mieux appréhender l’évolution psychologique des enfants accueillis
  •        Des intervenants extérieurs participent à la supervision des équipes en réalisant 10 séances par an pour aider les professionnels à questionner leurs pratiques
  •      Création d’un MOOC : 15h pour mieux comprendre la protection de l’enfance : toute personne travaillant au CDEF doit l’avoir suivi pour obtenir un CDI, mais il est également gratuit et ouvert à tous. Plus de 4500 personnes s’y sont inscrites !

Enfin, au vu de la difficulté d’orientation des jeunes à problématiques sociales et sanitaires, le Département a cherché à améliorer la coordination avec les partenaires sur le médico-social :

  •          Une cellule tripartite avec l’ARS et la PJJ a été créée qui se réunit régulièrement pour trouver des solutions notamment pour les enfants présentant des profils complexes
  •          Mise en place d’équipes mobiles avec l’ARS et la PJJ, avec des professionnels du soin qui vont à la rencontre des équipes des lieux d’accueil

Ces mesures produisent des effets, le site s’est apaisé, il ne reste plus que 6 pré-ados sur les lieux.

 

Des difficultés subsistent

Il ne faut jamais oublier que ces enfants accueillis ont vécu des drames, ce qui engendre parfois des violences contre eux-mêmes ou les autres.
De plus, il est encore compliqué de réussir à trouver des structures qui acceptent d’accueillir les enfants présentant des situations les plus complexes, faute de moyens en pédopsychiatrie notamment.

Un effort important a été réalisé et se poursuit pour une meilleure et plus rapide orientation des jeunes

  •         Restructuration du bureau des accompagnements spécifiques pour coordonner les parcours les plus complexes, notamment les jeunes en besoin de soins ou de prise en charge médico-sociale.
  •         Un outil informatique de gestion est déployé cette année pour mieux gérer les places qui se libèrent dans toutes les structures de la protection de l’enfance
  •          Appel à projet 2021 pour créer 32 places dédiées aux jeunes à besoins spécifiques
  •          Mise en place avec l’ARS de familles d’accueil thérapeutiques
  •          Au CDEF, une maison est en cours d’aménagement pour les derniers ados et un projet prévoit une structure d’accueil pour pré-ados (avec des besoins spécifiques). Cela permettra de conclure le projet engagé depuis 2018 de sortir tous les ados et préados du site d’Eysines.

 

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