Claire Thoury, nouvelle présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a rendu visite aux acteurs impliqués dans la protection de l’enfance en Gironde. À la Maison d’enfants à caractère social (Mecs) de Floirac, elle a pu mesurer leur capacité à se réinventer pour être toujours plus efficaces dans leurs délicates missions.
Le Conseil économique, social et environnemental est un corps intermédiaire primordial qui conseille le Gouvernement et le Parlement, tout en représentant les organisations de la société civile et en associant directement les citoyens à la vie démocratique. Claire Thoury, élue le 20 mai dernier, est la première femme à prendre les rênes du CESE. Invitée par le Département et l’OREAG (Orientation et rééducation des enfants et adolescents de la Gironde), elle est venue prendre le pouls des politiques de protection de l’enfance et découvrir, en particulier, La Boussole, dispositif d’accueil innovant destiné aux jeunes de 13 à 17 ans.
« La protection de l’enfance est au cœur de cette mandature qui s’ouvre. Nous avons créé une délégation dédiée aux droits des enfants. Les élus de la précédente mandature ont aussi beaucoup travaillé sur ce sujet, en s’associant au projet de la loi relative à la protection des enfants qui va être votée au mois de juillet. Nous avons été saisis comme le Conseil d’État pour émettre un avis sur la proposition de loi intégrale qui sera débattue à l’automne. Mon souhait, notre souhait, c’est de mieux dire le réel, c’est de donner de l’écho à la voix des gens, de leur permettre d’accéder à des interlocuteurs de référence. »
C’est ainsi que Claire Thoury a ouvert ce temps de rencontre dans les locaux de la Mecs de Floirac.
De son côté, Céline Goeury, vice-présidente du Département, chargée de la prévention, de la parentalité et de la protection de l’enfance, s’est réjouie de la venue de la présidente du CESE et malgré les difficultés d’ordre budgétaire que traverse la collectivité, a souligné la portée du nouveau schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance. Il met en avant un accompagnement plus individualisé et familial, dès qu’il est possible, des 12 000 enfants confiés au Département. Elle a bien sûr rappelé l’importance d’un efficace partenariat de terrain avec les acteurs associatifs très engagés, au premier rang desquels l’OREAG.
« Nous avions un besoin impératif de travailler ensemble pour que nous soyons sûrs que lorsqu’une proposition est faite par une association, elle vienne aussi répondre aux besoins de la justice dans l’intérêt des enfants. »
Sabrina Le Nepvou, directrice générale de l’OREAG et hôte du jour, a exprimé sa fierté d’avoir contribué à donner naissance au dispositif La Boussole, créé en octobre 2025 :
« C’est un phare porté par un collectif mobilisé autour d’une même cause, il donne un cap que nous avons à cœur de suivre. »
Cléa Sarrazin, éducatrice à la Mecs de Floirac, est revenue sur la définition précise de cette Boussole.
« Cet accueil de jour est destiné aux jeunes en situation de rupture et basé sur le principe de la libre adhésion. Il peut mobiliser des logements afin de proposer des hébergements de répit si la situation le nécessite. Le but, c’est de créer ou de recréer, un lien éducatif avec des jeunes qui bien souvent ne croient plus vraiment aux adultes, aux institutions censées les aider. »
Une boussole, un cap, un phare que Claire Thoury n’a pas manqué de plébisciter.