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COVID-19 : foire aux questions

Retrouvez sur cette foire aux questions, de nombreuses réponses aux interrogations les plus fréquentes sur la maladie du COVID-19, son évolution, les moyens de se protéger...

Cette page sera mise à jour au fur et à mesure de l'évolution de la situation. Dernière mise à jour le 15 juin avec la création d'un nouveau paragraphe sur l'application STOP COVID.

Depuis plusieurs jours, les professionnels de la Maison Départementale de la Santé sont à votre écoute pour répondre aux questions d'ordre général, par email ou téléphone.

05 57 22 46 60, de 9h à 17h, du lundi au vendredi
dgas-dps-mds@gironde.fr

  • La maladie et les modes de contamination

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    Mise à jour : 18 mai

    COVID-19 ça veut dire quoi ?

    Après avoir été baptisé nCoV-2019 dans un premier temps, ce nouveau coronavirus, qui est un virus du rhume banal qui a muté, a été appelé SARS-CoV-2 (SARS pour "Syndrome Aigu Respiratoire Sévère" et Cove pour "Coronavirus"). Sa maladie a été nommée COVID-19 le 11 février 2020 par l'OMS pour signifier :

     "Co" signifie "corona", "vi" pour "virus" et « D" pour " disease" ("maladie" en anglais). Le chiffre 19 indique l'année de son apparition : 2019.

    Corona : à cause des protéines en forme de couronne qui le recouvrent. Ces protéines sont solubles avec les détergents.

    Quels sont les symptômes du coronavirus COVID-19 ?

    • Apparition brutale des symptômes décrits ci-dessous ;
    • Signes infectieux (fièvre, frissons) ;
    • Signes d’infection respiratoire (fièvre, toux, dyspnée : difficulté à respirer) ;
    •  Autres signes :
      • Myalgies (douleurs,courbatures dans les muscles) inexpliquées ;
      • Céphalées (mal à la tête) en dehors de pathologie migraineuse connue ;
      • Anosmie ou hyposmie sans rhinite associée : perte ou diminution de l’odorat
      •  Agueusie ou dysgueusie : perte ou diminution du gout.
    •  Autres signes à rechercher chez les personnes de plus de 80 ans :
      • Altération de l’état général : fatigue, perte de l’appétit voir amaigrissement ;
      • Chutes répétées ;
      • Apparition ou aggravation de troubles cognitifs (perte de la mémoire qui s’aggrave) ;
      • Syndrome confusionnel ;
      • Diarrhée ;
      • Décompensation d’une pathologie antérieure, diabète, hypertension par exemple
    • Autres signes à rechercher chez les enfants :
      • Tous les signes sus-cités chez l’adulte ;
      • Altération de l’état général : perte de poids, grande fatigue ;
      • Diarrhée ;
      • Fièvre isolée chez l’enfant de moins de 3 mois.

    Quel est le délai d’incubation de la maladie ?

    Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. D’où les mises en quarantaine de 14 jours. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles (jusqu’à 6 jours avant).

    Le virus va-t-il muter ?

    À ce jour il n’existe pas d’arguments scientifiques suffisamment robustes en cette faveur. Les travaux de recherche se poursuivent aujourd’hui pour mieux connaître le virus.

    Il convient de rappeler que la grande majorité des mutations des virus sont neutres, et le reste plus souvent bénéfiques pour l’Homme que l’inverse. En effet, dans la majorité des épidémies, les virus évoluent vers moins de dangerosité mais plus de diffusion.

    Après avoir guéri du coronavirus, est-on immunisé ou est-il possible de tomber malade une deuxième fois ?

     Après avoir rencontré un virus, notre organisme développe des défenses immunitaires appelées anticorps lui permettant de se défendre contre ce virus. Normalement, il existe deux façons de se protéger d’une maladie virale : soit en l’attrapant et en fabriquant des anticorps, soit en apprenant à notre organisme à fabriquer des anticorps par la vaccination.

    À l’heure actuelle on ne sait pas si l’immunité acquise en ayant eu la maladie est pérenne (on parle de 3 à 6 mois). Par exemple, chaque année nous sommes obligés de nous faire vacciner pour la grippe. Récemment, il a été rapporté en Chine des cas de personnes guéries qui redevenaient positifs au virus mais on sait depuis qu’il s’agissait de « morceaux » d’ARN viral qui restaient de l’infection précédente.

    Comment se transmet le coronavirus COVID-19 ?

    La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées invisibles lors d’une discussion, d’éternuements ou de la toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, le confinement (bar, restaurant rassemblements familiaux), contact direct à moins d’un mètre lors d’une discussion, d’une toux, d’un éternuement ou en l’absence de mesures de protection.

    On ne peut pas être contaminé en croisant une personne malade dans la rue  donc inutile de faire un grand écart si vous croisez une personne sans masque dans la rue !

    Il faut être en contact prolongé avec la personne plus de 15 minutes (voir la question Qu'est ce qu'un cas contact ?). La plupart des gens malades ont été contaminés par leurs proches (famille, amis, collègues de travail, croisières...). Plusieurs études sur des cluster ont montré que les enfants étaient contaminés par leurs parents et non l’inverse.

    La présence dans la salive et donc la possibilité d’être transmis durant une simple conversation (par aérosol) bien que décrite par certains politiciens n’est à ce jour pas démontrée ni dans un sens ni dans l’autre. Dans un article du 23 avril 2020 publié par la revue Nature Medicine, une équipe internationale de chercheurs d’institutions britannique, française et néerlandaise ont mis en évidence le fait que certaines cellules du nez expriment en quantité importante la molécule avec laquelle le SARS-CoV-2 interagit avant de pénétrer dans les cellules et s’y multiplier.

    Une personne contaminée le transmet à 2 à 3 personnes, ce qui est bien supérieur à la grippe mais inférieur à la rougeole où une personne en contamine 10.

    Le confinement a ramené ce chiffre à 0,5. Il faut donc deux personnes pour en contaminer une.

    Une personne contaminée le transmet à 2 à 3 personnes ce qui est bien supérieur à la grippe mais inférieur à la rougeole où une personne en contamine 10.

    Le confinement a ramené ce chiffre à 0.5. Il faut donc deux personnes pour en contaminer une seule.

    Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées souillées par des gouttelettes.

    C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

    Peut-on être en contact d’un malade sans être contaminé ?

    Le risque est toujours présent, et plus le contact est long, répété et rapproché, plus le risque de contamination augmente (plus de 15 minutes, à moins d’un mètre). Le fait d’être plusieurs personnes dans  un endroit confiné ou l’air circule moins bien est démontré (restaurants,bar, bateau). C’est la raison pour laquelle la distanciation sociale et les mesures barrières doivent être appliquées. Il est donc possible de vivre avec un cas COVID-19 à domicile si l’on respecte scrupuleusement les gestes barrières.

    Le virus circule-t-il dans l’air ?

    Non, il ne peut pas vivre dans l’air tout seul. Le coronavirus responsable du COVID-19 se transmet par les gouttelettes, qui sont les sécrétions respiratoires qu’on émet quand on tousse, qu’on éternue où qu’on parle.

    La transmission par aérosol n’est pas démontrée pour le moment malgré les propos de certaines personnes et responsables politiques depuis début avril. Il est tout de même recommandé d’aérer les pièces de vie au moins 15 minutes 3 fois par jour.

    Combien de temps le COVID-19 peut-il vivre sur une surface ?

    Dans des conditions propices à sa survie, le virus pourrait survivre, sous forme de traces, plusieurs jours sur une surface. Toutefois, ce n’est pas parce qu’un peu de virus survit que cela est suffisant pour contaminer une personne qui toucherait cette surface. En effet, au bout de quelques heures, la grande majorité du virus meurt et n’est probablement plus contagieux. Il semble désormais y avoir un consensus sur le fait que, au bout de 4 heures, il n’existe plus assez de virus sur une surface pour être contaminant.

    Existe-t-il des risques liés aux animaux domestiques (d’élevage et familiers) ?

    Il n’existe aucune preuve que les animaux domestiques jouent un rôle dans la propagation du coronavirus COVID-19. De plus, le passage du coronavirus COVID-19 de l’être humain vers une autre espèce animale semble peu probable.

    Existe-t-il des risques liés aux aliments ?

    Au vu des informations disponibles, le passage du coronavirus COVID-19 de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable, et la possible contamination des denrées alimentaires d’origine animale (DAOA) à partir d’un animal infecté par le COVID-19 est exclue.

    Les aliments crus ou peu cuits ne présentent pas de risques de transmission d’infection particuliers, dès lors que les bonnes règles d’hygiène habituelles sont respectées lors de la manipulation et de la préparation des denrées alimentaires.

    Manger un aliment contaminé peut-il nous rendre malade ?

    Avis de l’ANSE : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

    Aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne laisse penser que le virus peut nous contaminer par voie digestive. Toutefois la possibilité d’infecter les voies respiratoires lors de la mastication d’un aliment contaminé ne peut pas être totalement exclue. Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler des aliments et de cuisiner pour les autres.

    Comment préparer et consommer ses fruits et légumes ?

    Après un achat, avant de les consommer ou de les cuisiner, il faut bien laver ses fruits et légumes à l’eau potable.  N’utilisez surtout pas de désinfectant comme l’eau de javel ou de détergent, vous risqueriez une intoxication s’il était mal rincé. L’utilisation du vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes n’est pas nécessaire. Il n’a pas d’action virucide. Après lavage à l’eau potable, essuyer les aliments avec un essuie-tout à usage unique aide à éliminer d’éventuelles particules virales. Ces gestes sont particulièrement importants lorsque les fruits et légumes sont mangés crus.

    Pour les légumes, il faut savoir qu’il suffit d’une cuisson à 63°C - c’est-à-dire à feu moyen - pendant 4 minutes pour détruire le virus potentiellement présent. Rien ne sert de « sur-cuire » ses aliments donc, sauf si la recette ou vos goûts personnels l’exigent… ! Pour les crudités, un lavage à l’eau potable suffit à diminuer le risque de transmission par contamination croisée – à savoir risque de transmission du virus par les mains.

    Avis de l’ANSE : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

    Peut-on manger ses fruits et légumes crus ?

    Oui, comme cela a été dit dans la question précédente, il est important de laver ses fruits et légumes à l’eau potable. Vous pouvez également les peler comme pour les pommes ou les poires.

    Avis de l’ANSE :  Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

    Ces règles d’hygiène concernent également les emballages ?

    Avis de l’ANSE : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

    Les emballages peuvent avoir été contaminés par des mains souillées lors de leur manipulation par une personne infectée (via les mains, éternuements…). Même si le virus causant la maladie ne peut survivre plus de 3 heures sur les surfaces des emballages, essuyer les emballages avec un essuie tout à usage unique humidifié constitue cependant une précaution supplémentaire. On peut également laisser reposer les produits emballés non réfrigérés 3 heures après les avoir ramenés à la maison lorsqu’il ne s’agit pas de produits frais. Pour les aliments qui se conservent au réfrigérateur, dès lors que cela est possible, il faut retirer les suremballages (ex : carton des yaourts) avant de les ranger. Bien entendu, il faut se laver les mains soigneusement avant et après la manipulation de ces emballages. 

    Le vinaigre blanc est-il efficace pour détruire les virus sur les emballages ?

    Les études ont montré que le vinaigre blanc était inefficace pour détruire des virus sur les aliments ou les emballages.

    Quelles précautions prendre en rentrant de mes courses ?

    Il faut tout d’abord se laver les mains. Même si le virus causant la maladie ne survit pas plus de 3 heures sur les surfaces des emballages, essuyer les emballages avec un essuie tout à usage unique humidifié constitue cependant une précaution supplémentaire. Pour les aliments qui se conservent au réfrigérateur, dès lors que cela est possible, il faut retirer les suremballages (ex : carton des yaourts) et nettoyer les produits avec un papier essuie-tout humide avant de les ranger. Pensez à vous laver les mains à nouveau juste après.

    Faut-il chauffer son pain ?

    Le pain est cuit à haute température lors de sa préparation, ce qui élimine les virus. Les boulangers comme les autres professionnels de l’alimentation sont fortement sensibilisés aux règles d’hygiène (lavage de mains régulier et/ou port de gants pour servir, utilisation d’un sac pour ranger le pain…). Dans ces conditions, le risque de transmission du virus est négligeable, il n'est donc pas nécessaire de faire chauffer son pain.

    Si vous êtes malade, vous devez éviter autant que possible de manipuler le pain et de préparer les aliments.

    Peut-on contracter le COVID-19 au contact de surfaces contaminées ?

    Certaines études réalisées dans des conditions expérimentales, qui sont éloignées de celles rencontrées dans notre vie quotidienne, démontrent que le virus peut rester plus ou moins infectieux sur des surfaces inertes,, donc le risque d’être en contact avec le virus en manipulant des objets ayant été contaminés n’est théoriquement pas exclu, mais il est faible. C’est pour cela qu’il est important de respecter les règles suivantes : ne pas se toucher le visage durant ses achats, se laver les mains lorsque l’on rentre chez soi et après avoir rangé ses courses.

  • Comment se protéger du COVID-19 ?

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    Mise à jour : 18 mai

    Quels sont les gestes barrières ?

    Face à l’infection, il existe des gestes pour se protéger, pour faire barrière au coronavirus :

    • Se laver les mains très régulièrement avec du savon ou du gel hydro alcoolique
    • Se distancier d’au moins un mètre de chaque autre personne autour de soi
    • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
    • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
    • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter
    • Éviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts de plus de 15 minutes.

    Comment nettoyer des surfaces potentiellement contaminées ?

    Les produits ménagers usuels permettent de nettoyer des surfaces potentiellement contaminées (savon, détergents, etc.). Si vous utilisez de l’eau de javel, utiliser ce produit avec précaution car il est fortement oxydant et caustique pour la peau, les muqueuses et les matériaux. Il faut l’utiliser à la dose de 1 litre d’eau pour ¼ de litre d’eau de javel ou 4 pastilles dans un litre d’eau dans un pulvérisateur.

    Le téléphone, en contact direct avec les mains et le visage, les claviers d’ordinateurs, les tablettes tactiles, les poignées de portes peuvent être un vecteur de transmission du virus et doivent être nettoyés avec un produit adapté (par exemple des lingettes désinfectantes compatibles avec le nettoyage des écrans tactiles, un essuie tout imbibé d’alcool à 70°c pour les matériaux compatibles).

    Les produits qui sont efficaces pour nettoyer les surfaces doivent êtres virucide et avoir sur leur étiquette « norme NF ou EN 14476 ». Attention à bien respecter le notice d’utilisation de ces produits car ils nécessitent un délai d’application.

  • Les masques

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    Mise à jour : 18 mai

    Quels sont les modes de transmissions de l’épidémie ?

    La transmission se fait par gouttelettes (droplets) : le virus se trouve surtout dans le nez, dans la salive ou les voies aériennes supérieures du patient réservoir. Des gouttelettes de grande taille (> 5 µm) sont générées lors de la toux, du mouchage, ou de la parole. Elles sont projetées à de courtes distances (< 1 mètre) et sédimentent rapidement. Elles peuvent se déposer sur les yeux, la muqueuse nasale et la bouche de l’hôte, il n’y a pas de contamination par la peau.

    C’est en touchant une surface contaminée récemment et en portant ensuite ses mains à son visage que l’on peut se contaminer ou en étant en contact rapproché pendant au moins 15 minutes avec une personne malade ou un porteur sans symptôme.

    Le masque protège-t-il celui qui le porte du coronavirus ?

    OUI et NON cela dépend de deux choses :

    1. L’application des mesures barrières. L’OMS recommande notamment de se laver les mains avant de l’enfiler et après l’avoir retiré, de le positionner de sorte à ce qu’il recouvre aussi bien le nez que la bouche, et d’en changer dès qu’il devient humide.

    Quel que soit le masque il n’offre aucune garantie contre le risque de transmission indirecte, qui peut advenir en se frottant les yeux (ou toute autre porte d’entrée possible du virus) après avoir serré la main d’une personne porteuse du SARS-CoV-2 qui se serait mouchée.

    1. Du type de masque employé :
      1. Les fameux masques FFP2 filtrent l’air inspiré et sont donc efficaces contre l’entrée du virus. Ils filtrent 94 % des particules de 0,6μm. Les masques de type FFP2 ne protègent cependant que de la transmission directe d’un virus. (Ici par inhalation de gouttelette contaminée, par exemple lors d’une conversation en face à face). Du fait de leur faible disponibilité, l’OMS recommande de réserver les masques FFP2 aux réanimations sur des patients intubés ou pour les dentistes. Ces masques sont très difficiles et inconfortables à porter .
      2.  Les masques chirurgicaux : une étude publiée le 14 avril 2020 par des chercheurs de l’hôpital Bichat montre que : «  Le masque chirurgical a largement démontré son efficacité pour empêcher la transmission de la majorité des agents viraux respiratoire, y compris les coronavirus. Le masque FFP2 ne lui est pas supérieur en dehors de situations particulières de manœuvres respiratoires à haut risque de produire des aérosols. Le port d’un masque FPP2 demande une formation, la vérification systématique de son bon positionnement, autrement il revient au port d’un masque chirurgical. Bien positionné, il est difficile à porter pendant plusieurs heures. Cet inconfort est à l’origine de contact des mains avec le masque, source potentielle de contamination des muqueuses du visage par l’intermédiaire des mains, comme évoqué précédemment ».
      3. Les masques en tissus dit alternatifs ou grand public : ils ne filtrent pas le virus mais les gouttelettes de salive qui portent le virus. Les défenseurs du masque obligatoire pour tous affirment que si tout le monde porte un masque même en tissu les risquent de transmission sont moins importants. Cette théorie qui semble tomber sous le sens n’est vérifiée dans aucune étude, même en Asie. Sur l’île d’Hokkaido au Japon à la  mi-avril après une période de déconfinement les habitants pourtant tous porteurs de masques ont été obligés de se reconfiner car l’épidémie repartait. En Suède, où le port du masque est loin d’être généralisé, il y a très peu de victimes, mais les mesures barrières sont très respectées par la population. Les différences de mortalité entre les pays asiatiques et l’Europe s’expliquent surtout par leurs capacités à tester et à isoler les malades.

    Les mesures barrières et la distanciation sociale restent les meilleures armes contre la pandémie.

    Le masque empêche-t-il celui qui le porte de propager le virus ?

    En partie, c’est pour limiter ce risque que sont conçus les masques anti projections ou chirurgicaux. Ils limitent les projections de gouttelettes de salive et diminuent donc les risques de contamination entre interlocuteurs. C’est aussi le cas de masques alternatifs dit grand public (voir plus bas).

    Qui doit porter un masque chirurgical ?

     Patient :

    • Patient à risque de forme grave dès l’entrée dans le cabinet médical ou à l’hôpital
    • Dès le début des symptômes

    Les soignants :

    • Professionnel de santé en contact avec un patient à risque ayant des symptômes respiratoires.
    • Personnel soignant en EHPAD : port du masque chirurgical
    • Le personnel des établissements sociaux et médico-sociaux lorsqu’il intervient auprès des publics fragiles, le personnel des services d’aide à domicile.
    • Professionnel de santé à risque de forme grave ET ayant été contact avec patient infecté : port du masque chirurgical pendant 14 jours (avec prise biquotidienne de la température).

    Quelles sont les modalités d’utilisation et de distribution des masques chirurgicaux ?

    Modalités d’utilisation

    Une mauvaise utilisation du masque peut accroître le risque de transmission au lieu de le réduire.

    Risque de contamination du personnel en cas de réutilisation d’un masque par la manipulation de ce dernier.

    Si l’on touche son masque chirurgical avec les mains il faut le changer, le mettre dans une poche poubelle et mettre le tout à la poubelle. Pour les non soignants qui sont peu en contact avec des malades la poubelle de la maison est suffisante.

    Ne pas dépasser une durée maximale de 8 heures pour le port d’un même appareil de protection respiratoire 4 heures pour un FFP2.

    Réf : INRS. Comment mettre un masque ? (Vidéo 1’11’’)

    REPIAS. Tout savoir sur le juste port du masque. – 18 mars 2020

    SF2H. Avis relatif aux conditions de prolongation du port ou de réutilisation des masques chirurgicaux et des appareils de protection respiratoire de type FFP2 pour les professionnels de santé – 14 mars 2020

    Réutilisation

    Il semble possible de réutiliser les masques après les avoir passés 30 minutes dans un four à 70°C.

    Stanford. Addressing COVID-19 Face Mask Shortages. 25 mars 2020

    Beaucoup de recherches sont en cours pour essayer de réutiliser ces masques.

    Modalités de distribution

     

    Pour le patient :

    • Délivrance ou prescription par le professionnel de santé de 4 masques chirurgicaux au patient symptomatique dans l’attente du résultat de son test RT-PCR.
    • En cas de RT-PCR positive : prescription de 2 masques chirurgicaux par jour au patient confirmé pendant la durée de son isolement soit maximum 28 masques.

    L’objectif hebdomadaire de distribution des masques par l’État est fixé à 100 millions de masques sanitaires, mais il y a une adaptation chaque semaine en fonction de la réalité des approvisionnements.

    Les professionnels de santé voient ainsi leur dotation globale augmenter. En outre, dorénavant, les malades, les personnes contacts et les personnes à très haut risque médical (par exemple personnes immunodéprimées sévères) bénéficient eux aussi de ces dotations.

    Pour les professionnels de santé libéraux (et les étudiants qu’ils accueillent le cas échéant), les dotations sont les suivantes :

    • Médecins, Chirurgiens-dentistes, Biologistes médicaux, Infirmiers, Professionnels en charge des prélèvements nasopharyngés des tests COVID-19 : 24 masques par semaine
    • Pharmaciens, Sages-femmes, Masseurs-kinésithérapeutes, Manipulateurs en électroradiologie médicale, Préparateurs en pharmacie, Techniciens de laboratoire de biologie médicale : 18 masques par semaine
    • Orthophonistes, Pédicures-podologues, Orthoptistes, Ergothérapeutes, Psychomotriciens, Audioprothésistes, Opticiens-lunetiers, Psychologues, Diététiciens, Orthoprothésistes et podo-orthésistes : 12 masques par semaine
    • Accueillants familiaux : 3 masques par semaine et par personne accueillie
    • Salariés de l’aide à domicile via CESU : 15 masques par semaine sur présentation d’une attestation de l’URSSAF
    • En sus de la dotation ci-dessus, les médecins se verront délivrer une boite de 50 masques chirurgicaux par semaine à destination des patients auxquels ils prescrivent un test de dépistage du SARS-CoV-2.

    Les masques FFP2 sont réservés prioritairement :

    • aux médecins spécialistes intervenant sur les voies respiratoires, aux chirurgiens-dentistes et aux professionnels en charge des tests de dépistage nasopharyngés COVID-19 (pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine) ;
    • aux masseurs-kinésithérapeutes pour les actes de kinésithérapie respiratoire (au maximum 6 FFP2 par semaine) ;
    • Les médecins des autres spécialités (dont la médecine générale) et les infirmiers peuvent être dotés en masques FFP2 mais le seront prioritairement dès que les approvisionnements le permettront.

    Le Département de la Gironde s’est mobilisé auprès de l’Agence Régionale de Santé pour que les personnels des services intervenants auprès des personnes âgées et handicapées (EHPAD, structures sociales et médico-sociales) puissent bénéficier de masques chirurgicaux, de même que les services de la protection de l’enfance. Les assistants maternels et familiaux  dépendants du Département reçoivent aussi des masques. Désormais, c’est le Département, par l’intermédiaire des Pôles territoriaux, qui fournit les masques à toutes ces structures

    L’arrêté du 25 avril 2020 modifiant l'arrêté du 15 février 2002 fixant la liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce dans leur officine vient d’être modifié dans son article 1er : les pharmaciens sont autorisés « à vendre des masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables. »

    À partir du 4 mai 2020, des masques alternatifs devraient être en vente un peu partout (grandes surfaces, tabac presse, pharmacies).

    Le 30 avril 2020 suite à l’annonce que 500 millions de masques chirurgicaux allaient être vendus par la grande distribution, le conseil de l’ordre des pharmaciens a annoncé que les pharmacies allaient, elles aussi, vendre des masques chirurgicaux en privilégiant les soignants qui, eux, continueront à les avoir gratuitement.

    Dans sa conférence de presse du 1er mai 2020, le Professeur Salomon, Directeur Général de la santé, a indiqué que les masques chirurgicaux commandés par les grandes surfaces, comme ceux commandés par les collectivités locales pouvaient être réquisitionnés par l’État.

    Contrairement à ce qui est dit dans les médias et cela a été confirmé par les grands distributeurs et les ARS, il ne s’agit pas de stocks mais de commandes qui arriveront au fil de l’eau. Un exemple de plus d’un emballement politico médiatique qui crée un climat très anxiogène.

    Quel est le prix d’un masque chirurgical ?

    D’après un article du journal en ligne Economie matin :

    « Auparavant, un masque chirurgical valait 5 centimes d’euro l’unité, il en vaut désormais entre 50 et 87 centimes. Avec la pénurie, les prix des masques ont donc été multipliés par 10 voire 15. Le constat est le même pour ceux FFP2 à haute protection. Ils se vendaient aux alentours de 2,50 euros l’unité et se négocient désormais entre 4,50 et 5 euros la pièce, parfois même plus. En achetant un masque FFP2 à 51 centimes (matériau + main d’œuvre) même dix fois plus cher qu’avant, en ajoutant le prix du transport (2 centimes) et en le revendant 5 euros, un revendeur peut espérer une marge brute de 4 euros par masque FFP2 ».

    « 90 % des masques chirurgicaux sont fabriqués en Chine. Habituellement, la fabrication d’un masque ne coûte quasiment rien, entre 3 et 4 centimes. Mais avec la hausse des commandes et du prix des matières premières, le prix de revient d’un masque chirurgical a également augmenté et s’établit aujourd’hui à environ 20 centimes. Le prix de fabrication pour un masque FFP2, a lui aussi augmenté. Il est d’environ 44 centimes à la mi-avril 2020. En ce qui concerne la main d’œuvre, son coût dans le prix final de fabrication d’un masque est marginal, près de 0,7 centime. D’autant plus qu’en Chine, la fabrication est automatisée et qu’une machine peut fabriquer jusqu’à 12.000 masques par heure. Ainsi, la plus grande usine de masques au monde qui se situe à Rizhao, dans l’est de la Chine, emploie 800 salariés et produit trois millions d’unités par jour ! ».

    Le premier mai la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a décidé « de plafonner le prix des masques en papier à usage unique de type chirurgical, qui ne pourra pas dépasser 95 centimes d'euro par masque ».

    Le journal officiel du 8 mai indique que le taux de TVA des masques passe de 20 à 5.5% pour les commandes passées après le 24 mars 2020 et jusqu’au 31 décembre 2021. Il en est de même pour le gel hydroalcoolique.

    La grande distribution a décidé de les vendre comme produit d’appel. Ils seraient vendus au prix coûtant aux caisses des hypermarchés.

    Quelle est l’efficacité des masques en tissu ?

    Dans un avis conjoint du 21 mars 2020 la Société française des Sciences de la Stérilisation (SF2S) et la Société française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) ont émis un avis sur l’utilisation du tissu pour la confection de masques :

    • « Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des masques en tissu. Le pourcentage d’efficacité de la BFE (Barrier Filtration Efficiency) serait dépendant du tissu et du nombre de couches »
    • « Le tissu se contamine au cours du portage au même titre que l’usage unique ; des recommandations similaires ou plus strictes que celles des masques à usage unique seraient à appliquer aux masques en tissu : ne pas dépasser une durée de portage de plus de 4 heures et ne pas réutiliser un masque dès lors qu’il a été manipulé et ôté du visage »
    • « Il n’est pas possible, selon les connaissances actuelles, de déterminer l'efficacité du lavage (type de détergent, température de lavage, etc.) et le maintien des performances de masques en tissu réutilisés (nombre maximal de cycles), ce qui implique de ne pas les réutiliser »
    • « Il n’est pas envisageable de faire stériliser des masques en tissu qui ne seraient pas « propres » et préalablement lavés du fait de la présence de sécrétions et de mucus. »
    • « Pour être efficaces les masques doivent pouvoir être ajustés étroitement sur le nez, la bouche et le menton de la personne qui les porte ».

    Dans un article daté du 25 mars 2020, la revue 60 millions de consommateurs conclue :

    « Bien moins efficaces contre le coronavirus que les masques chirurgicaux, ils ne doivent pas faire oublier la priorité : les gestes barrières. »

    On parle de masques en tissu, alternatifs ou grand public qu’est-ce que c’est ?

    En fait il existe trois sortes de masques en tissu :

    • Les masques artisanaux « fait maison » dont les propriétés sont hétérogènes et impossibles à contrôler. Les tests de la bougie, du briquet ou de la maïzena présentés dans les média sont loin de prouver leur efficacité. Voir la question Peut-on fabriquer son masque à la maison ?
    • Il existera bientôt deux sortes de masques fabriqués par l’industrie textile : on les trouvera dans le commerce sous le nom de masque à usage non soignant : USN 1 et USN2.

    À la demande du gouvernement et au terme d’une démarche supervisée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), avec le soutien de l’ANSES, deux nouvelles catégories de masques à usage non sanitaire ont ainsi été créées, par une note d’information des Ministères de la Santé, de l’Économie et des Finances, et du Travail du 29 mars 2020.

    1. Les masques filtrants individuels à usage des professionnels en contact avec le public. Vendus sous le nom de masques  catégorie 1 ou USN 1 (filtration >90% des particules de 3μm)

    L’usage de ces masques filtrants est destiné aux populations amenées à recevoir du public dans le cadre de leurs activités professionnelles (accueil, hôtesses de caisses, agents administratifs). Ils ont des propriétés de filtrage sur les particules émises de trois microns compatibles avec cette utilisation.

    1. Les masques filtrants de protection à visée collective pour protéger l’ensemble d’un groupe (sans contact avec le public).Vendus sous le nom de masques catégorie 2 ou USN 2 (filtration >70% des particules de 3μm).

    Ces masques filtrants sont destinés à l’usage d’individus ayant des contacts occasionnels avec d’autres personnes, dans le cadre professionnel. Ce masque pourra être porté par l’ensemble des individus d’un sous-groupe (entreprise, service…) ou en présence d’autres individus porteurs d’un masque d’une autre catégorie, lorsque le poste ou les conditions de travail le nécessitent.

    L’utilisation de ces masques s’inscrit dans la stricte application des mesures liées au confinement, des mesures d’organisation du travail ainsi que des gestes barrières.

    Particularité de ces masques

    Ils sont fabriqués par des industriels avec un cahier des charges précis (filtration, respirabilité, solidité, modalités de lavage), une liste officielle des entreprises autorisées à produire ces masques est disponible sur le site de la Direction Générales des Entreprises (colonne filtration particulaire).

    Propriétés de ces masques

    • ils sont réutilisables lavables plusieurs fois selon les consignes du fabricant ;
    • testés par la Direction Générale de l’Armement. Cependant dans une note du 17 avril 2020, le ministère des armées souligne aux fabricants : « La note d’information (celle du 29 mars) n’est ni une norme, ni une réglementation et elle ne permet donc pas une certification ou une homologation formelle de vos produits » ;
    • ils répondent au cahier des charges du Ministère en matière de conception et de performance et à la norme AFNOR SPEC 76S-100 ;
    • modalités d’utilisation et d’entretien à respecter selon instructions du fabricant, en conformité avec les précisions de l’ANSM.

    Bordeaux Métropole vient de passer une commande de 800 000 de ces masques auprès des industriels locaux.

    Puis je fabriquer mon masque à la maison ?

    Oui. Pour ceux qui ont la possiblité d’en fabriquer à la maison  il est existe un guide AFNOR dans un document à télécharger : masques-barrieres.afnor.org . Dans ce pavé  « Masque barrière : AFNOR SPEC S76-001:2020 », il existe des recommandations pour les tissus, les liens de fixation et des patrons de masques.

    Pour ceux qui sont en difficulté le site masques-barrieres.afnor.org est un site solidaire qui rend bien des services .

    Mais dans le préambule du document AFNOR, il est dit :

    « Un masque barrière est destiné à l’usage par des personnes saines ne présentant pas de symptôme clinique d’infection virale et n’étant pas en contact avec des personnes présentant de tels symptômes ».

    « Son port limité à une demi-journée permet de constituer une barrière de protection contre une éventuelle pénétration virale dans la zone bouche et nez de son utilisateur ou d’une personne se trouvant à proximité. Il a pour vocation de protéger cette zone contre tout contact avec les mains. »

    « Le masque barrière n’exonère absolument pas l’utilisateur de l’application des gestes barrières complétés par la mesure de distanciation sociale qui sont essentiels ».

    Ces masques en tissu fait maison ne doivent être utilisés que pour un usage privé. L’usage en milieu professionnel surtout si vous travaillez au contact du public est déconseillé car il ne correspondent pas aux normes de sécurité au travail.

    Comment ces masques grand public fabriqués en usine ont-ils été élaborés ?

    Un appel à propositions a été lancé par la Direction générale des entreprises du ministère de l’Economie et des Finances, en lien avec le comité stratégique de filière Mode et Luxe du Conseil national de l’industrie, les pôles de compétitivité Euramaterials et Techtera, l’Union des industries textiles (UIT), l’Union française mode et habillement (UFIMH) et l’Institut Français du Textile et de l’Habillement, à destination d’entreprises prêtes à proposer des solutions pour augmenter la capacité de production nationale. Cet appel à propositions a été accompagné d’un cahier des charges élaboré par la Direction Générale de l’Armement (DGA) du ministère des Armées.

    Plusieurs centaines d’entreprises et groupements d’entreprises ont d’ores et déjà proposé des solutions alternatives. Ces propositions ont fait l’objet de tests de filtration et de perméabilité conduits par la DGA.

    Quelles sont les obligations des entreprises qui souhaitent commercialiser des masques grand public ?

    Toute entreprise souhaitant mettre ces masques sur le marché doit préalablement :

    • 1. Faire réaliser des essais, sous sa responsabilité, conduits par un tiers compétent, démontrant les performances de ses masques au regard des spécifications de l’Etat figurant dans la note d’information interministérielle du 29 mars. Il doit pouvoir présenter les résultats des essais aux services de contrôle qui en feraient la demande.
      Si le matériau (même fournisseur, même référence) a déjà fait l’objet d’essais pour un autre fabricant, le fabricant n’est pas obligé de le refaire tester. Il doit toutefois pouvoir présenter aux services de contrôle le rapport d’essais concernant le matériau qu’il utilise.
    • 2. Apposer sur le produit ou son emballage le logo permettant d’identifier les masques grand public. Le logo indique les quantité de lavage de allant de l’usage unique à 50 lavages.
    • 3. Demander, via l’adresse masques.dge[@]finances.gouv.fr, la publication par le Gouvernement des résultats de ces essais sur cette page.
    • 4. Indiquer les performances de filtration sur l’emballage.

    Par ailleurs, les entreprises doivent mettre à la disposition du public une notice indiquant le mode d’utilisation, de lavage et d’entretien du masque.

    Comment choisir son masque en tissu ?

    Attention tous les masques vendus dans les commerces ne sont pas conformes à la note d’information du 29 mars 2020.

    Les masques fabriqués par les industriels du textile doivent comporter les mentions suivantes par exemple :

    Type de produit : « Masque réservé à des usages non sanitaires de catégorie 1 selon la note d’information du 29 mars 2020 ».

    Matériau dont les performances ont été mesurées par les laboratoires de DGA Maîtrise NRBC, 5 rue Lavoisier, 91710 Vert-le-Petit : (rapport RP/xx-xxxx2/DGA MNRBC/xxxxx3x/NP) et qui supporte x4 lavages (rapport RP/xx-xxxx5/DGA MNRBC/xxxxx6x/NP)

    Efficacité de filtration des particules de 3 µm > 90 %.

    Perméabilité à l’air pour une dépression de 100 Pa > 96 L.m.

    Design établi et testé sur porteur pendant 4 heures par nos soins.

    Combien coûte un masque en tissu ?

    Il faut environ deux masques par jour puis d’autres masques de rechange car on ne fait pas une lessive tous les jours.

    Le prix de ces masques lavables et réutilisables reste libre. Le gouvernement se contente de donner des indications sur « le prix moyen à l’usage » auquel on peut les trouver : 0,30 €. Ce prix à l’usage s’obtient en divisant le prix du masque par le nombre d’utilisations possibles. Un masque en tissu, lavable dix fois, et vendu 3 €, aura un prix à l’usage de 0,30 €. Donc trois fois moins élevé qu’un masque chirurgical à usage unique vendu 0.95 €.

    Est-il utile de se protéger le visage avec un foulard ou une écharpe lorsqu’on va faire ses courses ou que l’on sort dans la rue ?

    Il n’existe aucune étude ce jour évaluant l’efficacité des foulards ou écharpes en tant que « masques » pour se protéger de virus. Il semble toutefois peu probable qu’ils soient efficaces, car les mailles des tissus utilisés laissent passer les virus. 

    Pourquoi le port de masque n’est pas obligatoire dans la rue ?

    Personne n’est d’accord sur le sujet. Le 30 mars 2020, l’OMS s’est exprimée par la voix du Docteur Michael Ryan, directeur exécutif du programme des situations d’urgences sanitaires :

    « Il n’existe aucune preuve suggérant que le port du masque par la population entière soit bénéfique en quoi que ce soit. En fait, certains éléments tendent même à montrer le contraire, en raison du port incorrect de ceux-ci ».

    Ces recommandations de l’OMS sont critiquées par George Gao, directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, qui estime qu’il s’agit de la principale erreur des sociétés occidentales dans leur réponse à la pandémie. Ce virus se transmet par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne. Or, remarque-t-il, « de nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres ».

    Un avis auquel se range aujourd’hui, en France, l’Académie nationale de médecine. Si elle ne conteste pas la priorité accordée aux soignants pour les masques médicaux, cette dernière recommande dans un communiqué publié le 5 avril l’utilisation généralisée « d’un masque grand public anti projections, fût-il de fabrication artisanale » dans un contexte de sortie du confinement. Dans cette optique, l’utilisation de masques non médicaux par le grand public pourrait contribuer à limiter la propagation du virus par des malades asymptomatiques.

    Attention en revanche : ni George Gao ni l’Académie nationale de médecine ne disent que les masques protègent efficacement leurs porteurs du SARS-CoV-2.

    Il faut rappeler l’avis conjoint du 21 mars 2020, la Société française des Sciences de la Stérilisation (SF2S) et la Société française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) ont émis un avis l’utilisation du tissu pour la confection de masques :

    « Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des masques en tissu. Le pourcentage d’efficacité de la BFE (Barrier Filtration Efficiency) serait dépendant du tissu et du nombre de couches »

    Autre argument majeur contre la généralisation des masques médicaux : le manque de stock. La crainte des autorités sanitaires étant qu’en invitant la population à s’équiper de masques il ne soit plus possible d’en assurer la distribution pour les personnels soignants, qui en ont le plus fondamentalement besoin. Et cela est valable en particulier pour les masques FFP2.

    En conclusion, le port du masque dans la rue n’est efficace que si le masque est utilisé en respectant les consignes de pose et les mesures barrières. Il est utile pour limiter les projections entrantes et sortantes et surtout, il permet d’éviter de se toucher le visage quand nous sommes dans la rue et donc de se contaminer par les mains.

    Le port du masque est-il obligatoire ?

    Oui dans certaines circonstances :

    Le port du masque, qu’il soit en tissu ou de type chirurgical, est obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants seront passibles d’une amende de 135 euros.

    Il sera également obligatoire pour tous les personnels travaillant dans les crèches et les établissements scolaires. Dans les entreprises, ce sera aussi le cas dans les situations où un écart d’au moins un mètre entre deux individus n’est pas respecté, selon le ministère du travail.            

    Certains magasins pourront conditionner leur accès au port du masque.

    Certains maires ont déjà voulu le rentre obligatoire. Il est possible qu’il soit imposé dans la période de sortie du confinement. Dans son allocution du 13  avril 2020, le Président à laisser aux Maires l’opportunité de fournir des masques « grand public » et de pouvoir les rendre obligatoire en particulier dans les transports en commun.

    Cependant beaucoup d’arrêtés municipaux ont été annulés par les tribunaux ou les préfets aux motifs qu’ils rendaient les messages de santé publique contradictoires, pour une atteinte à la liberté de circulation (plaidé par la ligue des droits de l’homme) ou que l’état d’urgence sanitaire ne se justifiait pas.  Par exemple, le juge des référés du Conseil d’État a confirmé que le maire de Sceaux ne pouvait pas prendre une telle décision, en l’absence de circonstances locales particulières. L’arrêté du maire nuisait également à la cohérence des mesures nationales et des messages de prévention.

    Les gants sont-ils utiles ?

    Non. Les gants peuvent également servir de support au virus après souillage par des gouttelettes contenant des virus (les gouttelettes sont les sécrétions respiratoires qu’on émet quand on tousse, éternue, ou discute).

    Cette vidéo en français du centre hospitalier de Romorantin-Lanthenay résume très bien les choses : https://youtu.be/tQC46mwBY1g

    Par ailleurs, les gants donnent un faux sentiment de sécurité, les études montrent que les porteurs de gants se touchent bien plus souvent le visage, et risquent de plus se contaminer.

    Porter des gants est donc inutile, sauf dans des situations très spécifiques (personnels soignants réalisant des prélèvements ou gestes à risque).

    Faut-il désinfecter les surfaces ?

    Oui. Les produits de nettoyage et désinfectants couramment utilisés (eau de Javel, alcool à 70%) sont efficaces contre le COVID-19. En plus du nettoyage régulier, les surfaces qui sont fréquemment touchées avec les mains doivent être nettoyées et désinfectées deux fois par jour, notamment lorsqu’elles sont visiblement souillées. Il s’agit par exemple des poignées de porte, des boutons d’ascenseur, des interrupteurs d’éclairage, des poignées de toilettes, des comptoirs, des mains courantes, des surfaces d’écran tactile et des claviers. 

  • Les tests

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    Mise à jour : 24 mai

    Quels sont les tests existants ?

    • Le test par PCR qui détecte la présence du virus à un instant T. Il est positif au moment de l’infection et va devenir négatif à la guérison.
    • Les tests sérologiques qui recherchent le taux d’anticorps et permettent de dater l’infection. Ils ne sont positifs qu'après l’infection (environ 2 semaines).

    Quel est l’intérêt de faire des tests ?

    • Pour le test PCR : c’est un argument pour affirmer le diagnostic mais pas le seul, les symptômes et le scanner sont eux aussi des éléments déterminants. La PCR est négative chez près de 70 % des gens testés. Sa positivité impose l’isolement.
    • Pour le test sérologique : il permet de savoir si on a contracté la maladie. Il est utile pour les soignants, pour suivre les personnes fragiles et connaître le statut immunologique de la personne.

    Que détecte le test RT-PCR ?

    L'acronyme RT-PCR signifie Reverse Transcriptase PCR ("Polymérase Chain Réaction").

    Ce test détecte la présence du virus en trouvant son ARN qui lui sert à se reproduire. Il prouve la présence du virus au moment du test.

    Pour les professionnels régulièrement et potentiellement en contact avec le virus, il faudrait donc répéter régulièrement le test par PCR, ce qui est impossible.

    C’est un enjeu majeur pour sortir du confinement.

    Ou se faire dépister en Gironde ?

    Toutes les infos sur le site de l'ARS.

    Comment se passe le test ?

    Le test est un prélèvement naso-pharyngé dans la partie haute du nez à l'aide d'un long coton-tige. L'échantillon de cellules nasales profondes est envoyé à un laboratoire équipé en tests de diagnostic. La mise en place du test permet de savoir si la substance prélevée est chargée en virus ou non. Le résultat est obtenu au bout de 3 à 5 heures.

    Combien coûte un test ?

    En France, le test réalisé en laboratoire de ville est actuellement facturé 54 euros.

    Depuis le 6 mai 2020, le test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

    Le test est-il fiable ?

    Oui, en partie. Déjà, notons que la spécificité du test (détecter la maladie que l'on veut détecter) est excellente. La sensibilité (ne pas avoir de diagnostic erroné : faux positif/faux négatif) est encore faible, de 53 à 88 % (selon où l'on prélève l'échantillon et le stade de la maladie), d'après des résultats chinois. Le test semble bien fonctionner pour les personnes qui excrètent et ceux qui sont contagieux. Mais une proportion non négligeable de patients sont négatifs aux tests alors qu'ils souffrent de syndrome respiratoire aigu dû à l'infection au SARS-CoV-2.

    Il faut souvent coupler avec un scanner pour être certain du diagnostic si le patient présent des signes évocateurs.

    J’ai été testé que dois je faire en fonction du résultat ?

    Voir le paragraphe La maladie et son évolution.

    Pourquoi et comment le Gouvernement est arrivé à un objectif de 700 000 tests au 11 mai 2020 ?

    Dans son discours du 29 avril le Premier Ministre a donné la réponse :

    « Parce que le Conseil scientifique nous dit, à ce stade, que les modèles épidémiologiques prévoient entre 1 000 et 3 000 cas nouveaux chaque jour à partir du 11 mai. Parce qu’à chaque cas nouveau correspondra en moyenne le test d’au moins 20 à 25 personnes l’ayant croisé dans les jours précédents. 3 000 fois 25 fois 7, cela donne 525 000 tests par semaine. 700 000 nous donne la marge qui nous permettra, en plus des tests des chaînes de contamination de mettre en œuvre des campagnes de dépistage comme nous l’avons déjà engagé pour les EHPAD notamment. »

    Pourquoi ne dépiste-t-on pas tout le monde avec le test PCR ?

    D’abord il n’y a pas a de test pour tout le monde. Pour atteindre, en France, le niveau de dépistage de l'Allemagne, à raison de 300 000 tests par semaine, ce qui semble l'objectif actuel des autorités françaises pour le courant du mois de mai, il faudra tout de même six semaines pour tester, en nombre suffisant, la population française (2 000 000 pourrait-être un objectif).

    De plus, cela ne sert à rien car comme le dit le Ministre de la santé « si vous êtes sans symptôme il faudrait recommencer le test tous les jours … ».

    Mais pourtant les pays qui ont fait des tests massifs s’en sortent mieux ?

    Ce n’est pas forcément vrai comme le dit un infectiologue français le Dr Tremolière dans un article paru sur le site du Vidal. Une étude récente a analysé les données concernant le nombre de tests de dépistage effectués, le nombre de cas de COVID-19 et le nombre de décès dans huit pays d'Europe (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède), ainsi qu'aux États-Unis et en Corée du Sud. Le champion mondial toutes catégories des tests est l'Islande, avec 12,5 % de la population testée, mais ils ne sont que 364 000 habitants. La France est à 0,7 % de sa population testée.

    En fait on ne peut parler de dépistage « massif » dans aucun pays. L’Allemagne et la Corée du sud, souvent citées en exemple, n’ont respectivement testées que 2,1 % et 1.1 % de leur population. L’Italie et l’Espagne ont testé la même proportion de leur population que l’Allemagne (autour de 2%) mais ont cinq fois plus de décès que cette dernière.

    Comme le dit le Dr Tremolière :

    « le nombre des décès liés à l'infection par le SARS-CoV-2 et le nombre de cas de COVID-19 n'ont guère de relations avec les taux de tests réalisés dans la population. Et encore moins avec leur caractère massif supposé».

    La Corée du Sud avec un pourcentage de 1,1% de sa population testée a 20 fois moins de décès que l’Allemagne qui a dépisté un pourcentage deux fois supérieur.

    To understand the global pandemic, we need global testing – the Our World in Data COVID-19 Testing dataset

    Si le dépistage massif ne sert à rien, comment devrait-on utiliser les tests ?

    Le nombre des tests effectués pour chaque cas confirmé est une donnée très intéressante. Dans certains pays, le nombre de tests est beaucoup plus élevé que le nombre de cas confirmés. Par exemple, au Vietnam, il faut faire 400 tests pour  trouver un cas confirmé. Mais aussi à Taïwan ou en Corée du Sud, où une cinquantaine de tests ont été réalisés pour chaque cas confirmé. Dans les autres pays cités, le nombre de tests effectués par cas confirmé est compris entre 11 pour l'Allemagne et 3 pour le Royaume-Uni.

    En France ce sont 4 tests réalisés pour un test positif car notre dépistage est très ciblé. 

    Comme le souligne le Dr Tremolière dans un article paru sur le site du Vidal : 

    « Si le recours à ces tests n'a probablement aucun besoin d'être massif, il y a, à l'évidence, besoin d'un ciblage précis et d'un suivi organisé. Ce sont en effet les tests qui permettent d'identifier les individus infectés, orientant le traitement médical qu'ils reçoivent, l'isolement des personnes infectées, ainsi que le traçage et la mise en quarantaine des patients et de leurs contacts. 

    Ce dont nous avons besoin, c'est de faire réaliser facilement des tests à une population ciblée, car elle a des symptômes, même sans facteurs de risque, mais surtout si elle a des facteurs de risque. Mais aussi à des sujets sans symptômes dans l'environnement de personnes positives identifiées.

    Les exemples allemand, coréen, et beaucoup d'autres montrent que tester quelques pour cent d'une population est suffisant.

    Enfin, il est probable, qu'aucune stratégie de dépistage ne sera totalement performante, si l'on n'identifie pas très tôt, avec des mesures appropriées, la survenue de clusters au devenir ravageur, comme cela a été le cas en France, notamment à Mulhouse, Creil et Les Contamines.

    En première analyse, les pays peu touchés ont, au départ, échappé à ces clusters qu'on a, en France, tardé à contrôler.

    Il apparaît donc important, outre les mesures barrières, de garder à l'esprit ce dépistage ciblé, si l'on veut échapper à une deuxième vague de l'épidémie dont nous sommes menacés.

    Comment fonctionne le test sérologique ?

    Après avoir été infectés par le COVID 19, la plupart des individus développerait une réponse immunitaire objectivable par la production d’anticorps dirigés contre le virus. Le test sérologique mesure le taux d’anticorps produits par le système immunitaire. C’est une prise de sang.

    • Les tests sérologiques ne permettent pas de statuer si la personne est contagieuse ou pas.
    • Les personnes ayant été en contact avec le virus, qui ont éliminé le virus et qui ne présentent plus de symptômes sont considérées comme guéries, comme pour toute infection virale aiguë.
    • Toutefois, la présence d’anticorps n’est pas synonyme de protection immunitaire, ou immunité. En effet, si la présence d’anticorps neutralisants a pu être observée chez certains patients, il n’existe pas encore de corrélat de protection. Une protection certaine à moyen terme, durable ou définitive n’est pas garantie.
    • La survenue de réinfection ou de réactivation du virus n’est donc pas à exclure en l’état actuel des connaissances, comme c’est le cas pour d’autres coronavirus. Si le risque de développer des formes graves en cas de réinfection serait très faible, une personne présentant des anticorps serait susceptible d’être réinfectée et donc de contaminer son entourage.

    Les tests sérologiques sont-ils remboursés et dans quel cas ?

    Le 20 mai 2020, La Haute Autorité de santé (HAS) a donné un avis favorable à l’inscription au remboursement des tests sérologiques de dépistage du COVID-19 automatisables de type ELISA et des tests de diagnostic rapide (TDR). Cet avis ne concerne que les tests à la fiabilité validée après évaluation par le Centre national de référence (CNR) – selon les standards du cahier des charges publiées par l’HAS le 16 avril – quand ils sont prescrits par un médecin dans les indications définies précédemment par l’HAS

    • Diagnostic initial de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ville, et de patients symptomatiques graves hospitalisés, en cas de discordance entre le tableau clinique et le résultat du test virologique (par RT-PCR) ;
    • Diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques - graves et hospitalisés ou sans signe de gravité et suivis en ville - n’ayant pas pu faire l’objet d'un test virologique dans le délai de sept jours durant lequel il est sensible ;
    • Diagnostic étiologique (pour comprendre l’histoire de la maladie) à distance chez des patients symptomatiques sans signe de gravité diagnostiqués cliniquement mais n’ayant pas fait l’objet d'un test virologique ;
    • Détection d’anticorps chez les professionnels soignants et personnels d’hébergement collectif (EHPAD, prisons etc.) non symptomatiques, lors de dépistage et détection de personnes contact par amplification génique selon les recommandations en vigueur après un test virologique négatif et uniquement à titre individuel.

    Les résultats figureront dans le fichier SIDEP.

    J’ai entendu parler de test rapides, qu’en est-il ?

    Il en existe trois très différents :

    1. Test de diagnostic rapide (TDR), qui comme le test ELISA (enzyme-linked immunosorbent assay) se fait soit à l’hôpital ou dans un laboratoire de biologie médicale. Ce test est remboursé de puis le 20 mai 2020. Les résultats son traçables et soumis à un compte rendu.
    2. Test rapide d’orientation diagnostique (TROD) lorsqu’il est réalisé en dehors d’un laboratoire de biologie médicale « par un professionnel de santé ou par du personnel ayant reçu une formation adaptée et relevant de structures de prévention et associatives ou du service de santé des armées ». Ces tests ne sont pas des examens de biologie médicale (EBM).Ces test existent déjà pour d’autre maladies (VIH,hépatites).Ces tests ne sont pas traçables et non soumis à compte rendu, ils correspondent à une norme CE.
    3.  Les autotests : test rapide de dépistage pour lequel le prélèvement, la lecture et l’interprétation des résultats sont réalisés par l’individu lui-même, dans un environnement domestique. Il n’y a pas de traçabilité des résultats obtenus par autotests. Ces derniers ne sont pas des examens de biologie médicale et sont vendus en officine après obtention du marquage CE s’octroyé par un organisme notifié.

    Les tests rapides sont-ils tous aussi fiables ?

    •  Le Test de diagnostic rapide (TDR) est reconnu comme fiable et donc remboursé
    • Le Test rapide d’orientation diagnostique (TROD) si les indications sont les mêmes que celles des TDR à l’exception des deux indications relatives aux patients symptomatiques graves hospitalisés et avec les quatre nuances suivantes :
      • Il s’agit ici d’orientation diagnostique et non du diagnostic, contrairement aux TDR ;
      • Pour les patients symptomatiques sans facteur de gravité, le recours aux TROD n’est indiqué que pour les populations ayant des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale ;
      • L’orientation diagnostique de rattrapage par TROD est également indiquée pour les personnels soignants et les personnels d’hébergements collectifs symptomatiques sans signe de gravité ;
      • En cas de résultat positif, le résultat du TROD devra toujours être confirmé par un test sérologique réalisé en laboratoire de biologie médicale.
      • Cependant, ce test n’étant pas reproductible, il peut difficilement être vérifié et il existe peu d’études sur sa fiabilité.
    • Enfin, pour les autotests sérologiques, l’HAS considère leur utilisation dans le contexte actuel de COVID-19 comme encore prématuré à ce jour compte tenu notamment :
      • De la difficulté d’interprétation de ces autotests par les utilisateurs ;
      • De l’absence à ce jour d’évaluation formelle des performances cliniques de ces autotests ;
      • De l’absence à ce jour de données sur les performances des autotests en conditions réelles d’utilisation.

    Combien coûte un test de dépistage ?

    Les TDR et Elisa coûtent entre 12 et 24 euros et sont remboursés. Pour les TROD et les autotests, il faut compter entre 20 et 60 € en pharmacie.

    Quand et comment faire un test sérologique ?

    Il faut attendre que le corps produise des anticorps, la haute Autorité de santé envisage deux situations :

    • À partir du 7e jour qui suit l’apparition des symptômes pour les patients symptomatiques graves hospitalisés.
    • À partir du 14e jour qui suit l’apparition des symptômes pour les patients symptomatiques sans signe de gravité.

    Donc il ne faut pas les faire trop tôt.

  • La maladie et son évolution

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    Mise à jour : 15 juin

    Comment évolue la maladie ? 

    Après une phase d’incubation de 4,9 à 6,4 jours où le patient est contagieux sans le savoir, arrive le temps de maladie avec ses symptômes.

    Le délai moyen de guérison clinique est :

    • Deux semaines pour les formes peu sévères (81% des cas)
    • Trois à six semaines pour les formes graves (19 % des cas) sur des sujets fragiles ;
    • Aggravation vers le 7e jour avec atteinte parenchymateuse, sepsis, surinfections bactériennes ou fongiques ;
    • Avec dyspnée, fréquence respiratoire ≥30/mn, SaO2≤ 93%, PiO2 <300, et/ou infiltrat pulmonaire > 50% en 24-48h),
    • Cliniquement : dyspnée vers le 8e jour et détresse respiratoire vers le 9e jour.
    • Radiologiquement : pneumopathie en verre dépolie, unilatérale préférentiellement sur le lobe inférieur droit, puis bilatérale.

    Quelle surveillance de la maladie ?

    C’est le médecin traitant qui suit les formes bénignes.

    Rafael COVID-19 est une application du CHU de Bordeaux qui permet de suivre l’évolution de santé de personnes majeures présentant des symptômes du coronavirus et résidant en Nouvelle-Aquitaine. C’est le médecin traitant qui inscrit le patient après avoir eu son consentement.

    Désormais les infirmiers libéraux peuvent participer au suivi des patients atteints, avec maintien des soins à domicile associé à du télé-suivi. Il faut une prescription médicale.

    Les services d’Hospitalisation à domicile (HAD) peuvent assurer, au domicile, un suivi des patients fragiles à la sortie d’hospitalisation. Il faut une prescription médicale.

    Quand appeler le 15 ?

    En cas de détresse respiratoire : difficultés respiratoires, étau dans la poitrine, transpiration, lèvres violettes.

    Qui est le plus exposé ?

    Les enfants sont très peu touchés 0,001 % de la mortalité les gens de plus de 80 ans représentent 15% de la mortalité.

    Âge : mortalité = 0% chez les moins de 9 ans, 8% chez les patients âgés de 70-79 ans, 14,8% chez les patients ≥80 ans.

    Est-ce une maladie grave ?

    81% des malades font des formes modérées.

    14% font des formes sévères qui nécessitent une hospitalisation (dyspnée, fréquence respiratoire ≥30/mn, SaO2≤ 93%, PiO2 <300, et/ou infiltrat pulmonaire > 50% en 24-48h),

    5% font des formes critiques (SDRA, choc septique, et/ou défaillance multiviscérale).

    Les principaux facteurs de risque d’évolution défavorable selon la littérature :

    •  Âge : mortalité = 0% chez les moins de 9 ans, 8% chez les patients âgés de 70-79 ans, 14,8% chez les patients ≥80 ans et les personnes plus jeunes qui ont des maladies chroniques (comorbidité) on les appelle les patients fragiles.

    Qui est considéré comme fragile ?

    Définition des personnes fragiles = avec facteurs de risque de forme grave.

    • Âge ≥ 65 ans (les personnes âgées de 50 ans à 65 ans doivent être surveillées de façon plus rapprochée)
    • ATCD cardiovasculaires : HTA compliquée, AVC, coronaropathie, chirurgie cardiaque
    • Insuffisance cardiaque NYHA III ou IV
    • Diabète non équilibré ou présentant des complications
    • Pathologie respiratoire chronique susceptible de décompenser
    • Insuffisance rénale dialysée
    • Cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie)
    • Obésité IMC > 30 kg/m²
    • Immunodépression congénitale ou acquise :
      • Médicamenteuse
      • Infection à VIH non contrôlé ou avec CDA < 200/mm3
      • Greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques
      • Hémopathie maligne en cours de traitement
    • Cirrhose ≥ stade B
    • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie
    • Grossesse à partir du 3e trimestre (par précaution)

    Depuis le 11 mai, si j’ai des symptômes, que dois-je faire ?

    • Les signes les plus fréquents sont la toux et la fièvre (ou la sensation de fièvre) mais d’autres signes peuvent également être présents : perte brutale du goût ou de l’odorat, maux de tête, forte fatigue, courbatures, douleurs thoraciques, essoufflement, diarrhée... ou d’autres signes repérés par les personnes de l’entourage (confusion…).
    • Si l’un ou plusieurs de ces symptômes apparaissent, il faut appeler son médecin sans délai.
    • Si l'on n'a pas de médecin traitant, le numéro qui permet d’obtenir auprès de l’Assurance Maladie les coordonnées d’un médecin généraliste : 09 72 72 99 09 (service gratuit + prix de l’appel). En cas de difficultés respiratoires, il faut appeler immédiatement le 15.

    Que va faire mon médecin ?

    Le médecin va prescrire au patient présentant des signes cliniques évocateurs du Covid-19 un test à faire rapidement. Il lui indiquera le laboratoire pratiquant ce test, qui est réalisé par un prélèvement pratiqué en passant par le nez. Le test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

    Le médecin assurera la bonne prise en charge du patient : prescription de masques, mise en œuvre des mesures d’isolement (avec prescription d’un arrêt de travail le cas échéant), évaluation de la situation des personnes habitant dans le même foyer…

    Ce confinement « durera jusqu’à deux jours après la guérison des symptômes, c’est-à-dire en moyenne pendant huit à dix jours » d’après le Ministre de la santé.

    Le médecin va également enregistrer le dossier du patient dans une base spécifique appelée « Contact Covid ». Il y notera aussi, avec l’accord du patient, les coordonnées des personnes de son entourage familial, amical, professionnel qui ont été en contact rapproché avec lui jusqu’à 2 jours avant le début des signes de la maladie.

    Les données de la base Contact Covid une fois renseignées sont transmises à l’Assurance Maladie

    Cette contribution de chaque patient à l’identification des cas potentiels est une étape fondamentale pour enrayer la diffusion du virus et réussir le déconfinement.

    Que va faire l’Assurance Maladie après ma visite chez le médecin ?

    Sur la base des informations recueillies, les équipes de l’Assurance Maladie chargées des enquêtes sanitaires se chargeront d’appeler rapidement les personnes contacts.

    Ces équipes appelées « brigades » sont composées de personnels médicaux et de personnels administratifs dédiés aux relations avec les assurés, et leurs membres sont soumis au secret médical ou au secret professionnel.

    Elles ont vocation à informer les personnes contacts de leur potentielle exposition au virus, à vérifier auprès d’elles les informations déjà recueillies par le médecin et à leur délivrer des recommandations sanitaires, notamment concernant le port de masque. Le nom de la personne malade à l’origine du contact ne leur sera communiqué qu’en cas d’accord explicite de cette dernière.

    Qu’elles présentent, ou non, des symptômes de la maladie, les personnes contacts seront invitées à s’isoler et se verront délivrer, si besoin, un arrêt de travail pour couvrir la période où elles doivent rester isolées.

    L’assurance Maladie m’a contacté car j’ai été en contact étroit avec un personne infectée que va-t-il se passer ?

    Définition :

    « Un contact étroit à risque modéré à élevé est une personne qui a partagé le même lieu de vie (par exemple : famille, même chambre) que le cas confirmé ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre du cas et/ou pendant plus de 15 minutes, au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée ; personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats. »

    Les personnes contacts devront surveiller leur état de santé et respecter toute une série de mesures pour éviter de contaminer leurs proches au cas où elles seraient elles-mêmes déjà infectées par le coronavirus. On peut, en effet, être contagieux 48 heures avant le début des signes.

    Les personnes contacts doivent faire l’objet d’un test de dépistage qu’elles soient symptomatiques ou asymptomatiques :

    • Dès que possible pour les personnes contacts du foyer et les personnes symptomatiques
    • 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé pour les contacts non symptomatiques hors du foyer. Ce délai de 7 jours tient compte de la période moyenne d’incubation de la maladie.

    Le test pourra être fait sans ordonnance sur indication de l’Assurance Maladie  et il sera ici aussi pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

    Suite à un appel de la brigade de l’assurance Maladie j’ai été me faire dépister et mon test est positif, que dois-je faire ?

    Le malade devra contacter son médecin traitant, même en l’absence de symptômes. Celui-ci analysera sa situation en fonction de ses antécédents médicaux et lui indiquera les précautions à prendre.

    Le malade devra poursuivre son isolement à son domicile pendant la durée des symptômes (en moyenne 14 jours).

    En général, la guérison intervient en quelques jours avec du repos. Si le malade a des difficultés à respirer, il appelle immédiatement le 15 (ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes).

    Le contact-tracing cela correspond à quoi ?

    C’est le suivi des personnes qui ont été en contact étroit avec une personne malade (cas confirmé) ou suspect d’être malade (cas probable).

    C’est le médecin traitant et l’assurance maladie qui s’en chargent. Les applications smartphones de contact tracing ne sont pas mises en place pour le moment.

    Suite à un appel de la brigade de l’assurance Maladie j’ai été me faire dépister et mon test est négatif que dois-je faire ?

    Même si le résultat du test est négatif, je ne suis plus isolé, mais, pendant une semaine, je ne dois avoir aucun contact avec des personnes fragiles : personnes âgées de 65 ans et plus, porteuses d’une maladie chronique, avec obésité importante ou femme enceintes au 3e trimestre de grossesse. Il sort du domicile en portant systématiquement un masque.

    Je ne reprends pas le travail sauf en télétravail et ne prend pas les transports en commun. L’Assurance Maladie pourra le cas échéant m’adresse un arrêt de travail pour couvrir la période où je dois rester isolé.

    De manière générale, je continue d’appliquer les gestes barrières : lavage fréquent des mains, utilisation de mouchoirs à usage unique, maintien d’une distance de plus d’un mètre avec les autres personnes.

    On parle de système d’informations et de fichiers de données sur les malades COVID, qu’en est-il ?

    Le 6 mai 2002, le projet de loi relatif à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire dans son article 6 précise les finalités de ce système :

    1° L’identification des personnes infectées, par l’organisation des examens de biologie médicale de dépistage et la collecte de leurs résultats, y compris non positifs, ou par la transmission des éléments probants de diagnostic clinique susceptibles de caractériser l’infection mentionnés au même I ;

    2° L’identification des personnes présentant un risque d’infection, par la collecte des informations relatives aux contacts des personnes infectées et, le cas échéant, par la réalisation d’enquêtes sanitaires, en présence notamment de cas groupés ;

    3° L’orientation des personnes infectées, et des personnes susceptibles de l’être, en fonction de leur situation, vers des prescriptions médicales d’isolement prophylactiques, ainsi que le suivi médical et l’accompagnement de ces personnes pendant et après la fin de ces mesures ;

    4° La surveillance épidémiologique aux niveaux national et local, ainsi que la recherche sur le virus et les moyens de lutter contre sa propagation.

    Sont exclus de ces finalités le développement ou le déploiement d’une application informatique à destination du public et disponible sur équipement mobile permettant d’informer les personnes du fait qu’elles ont été à proximité de personnes diagnostiquées positives au covid‑19.

    Que contient le fichier SI-DEP ?

    Le fichier Sidep – pour « service intégré de dépistage et de prévention » – est une base nominative qui contiendra l’intégralité des résultats des tests PCR qui seront réalisés à partir du 11 mai. Ces tests permettent de déceler le patrimoine génétique du virus SARS-CoV-2 dans des prélèvements nasopharyngés. Ces derniers devraient être très nombreux : le gouvernement espère en réaliser 700 000 par semaine.

    Il réunira automatiquement l’ensemble des tests réalisés par plus de 600 laboratoires d’analyse publics et privés.

    Ainsi, lors d'un test de dépistage du Covid-19, les données seront systématiquement traitées dans SI-DEP. Les résultats du test seront envoyés à la personne testée et au prescripteur, soit par voie dématérialisée et sécurisée, soit par voie postale, directement par le laboratoire ou bien par SI-DEP. Si le résultat est positif, SI-DEP transmettra des informations complémentaires à la personne testée sur sa prise en charge et la conduite à tenir. Le dispositif Contact Covid prendra ensuite le relais.

    SI-DEP permettra :

    • De s’assurer que l’ensemble des personnes testées positivement ont bien été identifiées et prises en charge dans Contact Covid,
    • De disposer d’informations statistiques (anonymes) pour assurer un suivi épidémiologique fiable, ajuster dès que nécessaire la stratégie locale de déploiement des tests et adapter le niveau de confinement,
    • D’homogénéiser et de systématiser le recueil de certaines données essentielles à des fins de recherche, pour mieux comprendre les mécanismes de propagation et d’immunité contre le virus.

    L’intégralité du dispositif est soumise à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Les données enregistrées dans SI-DEP (coordonnées du patient, coordonnées du médecin prescripteur, caractéristiques du prélèvement et résultats de l'examen) seront conservées pendant une durée maximale d’un an.

    Les données nominatives seront partagées avec les professionnels en charge de la prise en charge des patients diagnostiqués positifs au Covid-19 et/ou de la recherche des cas contact : enquêteurs sanitaires de l'Assurance Maladie soumis au secret médical, médecins concernés.

    La personne testée pourra faire valoir ces droits et s'opposer à l’utilisation de ces données pour la recherche.

    Comment fonctionne Contact Covid et à quoi sert-il ?

    Il existe déjà un système de téléservice entre les professionnels de santé et l’Assurance Maladie appelé Ameli Pro.

    Un nouvel onglet sera créé sur ce fichier pour que les médecins puissent recueillir les coordonnées et l’identité des personnes hors du foyer avec qui le malade a eu une interaction rapprochée. Ce qui définit un contact rapproché se sont des « échanges d’une durée d’au moins quinze minutes sans masques avec un éloignement de moins d’un mètre » sur les dernières quarante-huit heures.

    Dans un premier temps, l’Assurance-maladie prévoyait une prime pour les médecins qui faisaient cette déclaration mais elle à été supprimée par les députés.

    Ces données seront transmises à l’Assurances maladie où des « brigades » pourront appeler le malade pour étoffer la liste des personnes avec qui il a été en contact rapproché. Seront alors collectées les informations nécessaires à pouvoir les contacter. Puis ces équipes de suivi des cas contacts les solliciteront, principalement par téléphone.

    Elles pourront les inviter à se confiner chez elles, à réaliser un test, à les orienter vers un soin spécifique.

    Elles pourront délivrer directement un arrêt de travail, et « évaluer les éventuels besoins d’accompagnement social de ces personnes au cours de leur période d’isolement », selon l’Assurance-maladie. Les personnes enregistrées dans le fichier Contact Covid pourront récupérer gratuitement des masques et réaliser un test sans prescription médicale.

    Si les équipes de l’Assurance-maladie ne parviennent pas à joindre les cas contacts, elles pourront obtenir l’aide des services mis en place par le préfet, qui peuvent solliciter les services municipaux.

    Enfin, les Agences régionales de santé (ARS) et Santé publique France utiliseront Contact Covid pour les enquêtes qui pourront être nécessaires lorsque sera infectée une personne évoluant dans un environnement à risque, lorsque émergera un foyer de contamination important ou lorsqu’on ne parviendra pas à comprendre où et comment un patient a été infecté. Ce fichier permet de recenser les contacts des malades.

    Que contient le fichier Contact-covid ?

    Il comporte des données sensibles qui relèvent du secret médical : identité, adresse, téléphone, histoire de la contamination. La loi de prorogation de l’état d’urgence du 6 mai autorise dans son article 6 cette dérogation au secret médical.

    Certains estiment qu’ils constituent d’importantes entorses au secret médical. D’une part parce que les médecins devront obligatoirement recenser une partie des cas contacts d’un malade ; d’autre part parce que les deux fichiers pourront être consultés par des personnes qui ne sont pas des personnels soignants au sens strict du terme.

    Le fait de donné l’identité et les cordonnées d’une personne sans son accord pose question, d’autant qu’elle n’est pas censée être au courant d’être potentiellement atteinte.  

    Si les médecins devront demander à leur patient qui partage leur lieu de vie, l’identification des « personnes contacts à risque élevé de contamination hors du foyer » reposera « sur la base du volontariat », a précisé l’instruction interministérielle du 6 mai. Sur ce sujet, l’ordre des médecins a demandé le 7 mai plusieurs garanties, tout comme l’Académie de médecine.

    Les membres des brigades de l’Assurance maladie sont aussi depuis longtemps soumis au secret médical.

    Pour tenter de circonscrire toutes ces inquiétudes, le Sénat a ajouté au texte la création d’un « Comité de contrôle et de liaison Covid-19 », pour évaluer la pertinence de ces dispositifs numériques. La commission des lois de l’Assemblée a, elle, prévu qu’un rapport et un avis de la CNIL seront régulièrement transmis au Parlement.le Conseil de l’ordre des médecins qui se dit garant du secret médical demande lui un rapport trimestriel sur ces fichiers.

    Combien de temps seront conservées les données ?

    Les décrets d’application pour la création de ses fichiers ne sont pas parus. Le Gouvernement a déclaré que les données seraient conservées que durant la durée de la pandémie.

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a déjà prévenu qu’elle serait vigilante sur cette durée de conservation, et a déjà plaidé pour que certaines données soient effacées au plus vite. « Certaines données liées à des enquêtes achevées » autour d’un patient contaminé « devraient être supprimées dans un délai assez bref, bien avant la fin de l’épidémie », a préconisé la présidente de la CNIL aux députés, le 5 mai.

    Qui aura accès à ces données ?

    Les données issues des fichiers Sidep et Contact Covid seront accessibles aux agents et salariés du ministère de la santé, des organismes nationaux et locaux de l’Assurance-maladie, des agences régionales de santé, mais aussi de ceux des établissements et des médecins prenant en charge les personnes concernées et les laboratoires réalisant les tests.

    L’ensemble des salariés ou membres de ces organismes n’auront, en revanche, pas accès à toutes les données des deux fichiers. Leurs décrets respectifs doivent préciser exactement qui, au sein de ces organismes, aura accès à quel type de données.

    Comment sera organisé l’isolement ?

    Une personne aura le choix d’être isolée à son domicile ou dans un hôtel réquisitionné.

    Peut-on obliger quelqu’un de malade à s’isoler ?

    Non si vous habitez le territoire français, car il s’agit d’une privation de liberté. Les soignants et le gouvernement comptent sur le sens des responsabilités et le civisme des malades.

    Oui pour les personnes qui arrivent sur notre territoire d’après la proposition de loi sur la prolongation de l’état d’urgence.

    Je vis avec un malade COVID-19 : que faire ?

    La personne malade suit les recommandations sanitaires d’isolement à domicile. (cf. La maladie et les modes de contamination).

    Je suis les recommandations d’élimination des déchets contaminés ou susceptibles d’être contaminés. (cf. La maladie et les modes de contamination).

    En résumé :

    Pour me protéger moi et mes proches, je reste isolé à domicile, je réduis strictement les sorties sauf pour ravitaillement alimentaire, j’applique rigoureusement les gestes barrières (je me lave les mains très régulièrement, je tousse et j’éternue dans mon coude, j’utilise des mouchoirs à usage unique, je salue sans serrer la main et j’arrête les embrassades), je prends ma température 2 fois par jour et j’auto-surveille les symptômes de la maladie. Je fais du télétravail si possible.

    Est-ce que la prise d’anti-inflammatoire (ibuprofène) pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection ?

    De manière générale, l’automédication par anti-inflammatoires doit être proscrite. De plus, il semblerait que les anti-inflammatoires non stéroïdiens puissent être un facteur d’aggravation de l’infection.

    Ainsi, dans le cas d’une infection au coronavirus COVID-19, seul le paracétamol est recommandé, avec pas plus de 1g par prise (espacée au minimum de 4h), et pas plus de 3g au total par jour.

    Si vous êtes déjà sous anti-inflammatoires ou en cas de doute : il faut demandez conseil à votre médecin ou consultez covid19-medicaments.com

    La pandémie, le confinement, les situations familiales sont difficiles à gérer sur le plan psychologique, qui appeler ?

    Pour les personnes âgées, les personnes handicapées ainsi que leurs aidants, une permanence est assurée par la plateforme accueil autonomie du Département au 05.56.99.66.99.

    Un dispositif départemental de soutien et d'accompagnement psychologique, appelé COVIDPSYS33, vient d'être mis en place, en Gironde, à destination de tout public, au 0800 71 08 90.

    CUMP33-PRO est un dispositif de soutien dédié à l'ensemble des professionnels de santé de 1ère et 2e lignes des établissements sanitaires de Gironde (urgence, réanimation, SAMU-Centre 15, infectiologie, etc.). Il peut être joint au 0800 719 912.

    Fumer protège-t-il de la maladie ?

    Une enquête transversale (Makoto Miyara et coll., Preprint V3), conduite à l'AP-HP de la Pitié Salpêtrière (Paris) menée sur 480 malades testés positifs au COVID-19 est troublante : parmi les patients, à peine 5% sont des fumeurs alors que 25% des Français fument. Ce résultat vient confirmer ce que les médecins ont constaté sur le terrain en France mais aussi en Chine.

    Une équipe de l'Institut Pasteur s'est penchée sur le développement de l'infection par le COVID-19 au sein d'un lycée de Crépy-en-Valois (Oise). Cette étude qui étudie les sérologies des élèves et du personnel du lycée où est décédé un professeur montre la même chose :

    7 % des fumeurs étaient infectés alors que quatre fois plus des non-fumeurs étaient infectés. "Cela correspond a une diminution du risque de 75% d'être infecté pour les fumeurs".

    Des études sont en cours sur un effet protecteur de la nicotine dont un arrêté du 23 avril 2020 restreint provisoirement les modalités de dispensation des substituts nicotiniques.

    Rappelons que d’après une estimation publiée dans la Revue du praticien (estimation de Catherine Hill, directrice du service d'épidémiologie des cancers de l'Institut Gustave Roussy) le tabac, fait 73 000 morts par an en France.

    Pour clore le débat, dans un avis rendu le 9 mai 2020, le Haut conseil en santé publique a tranché :

    « Le HCSP s’est appuyé sur une revue de la littérature, des échanges avec des chercheurs ayant conduit des études portant sur le sujet, ainsi que la réalisation d’une analyse ad hoc ( traitement informatique pour éviter les biais ) des données issues de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.

    Ces éléments permettent de confirmer que le tabagisme est un facteur de gravité et d’évolution péjorative dans le Covid-19, ce qui est cohérent avec ce qui a été observé pour d’autres infections respiratoires.

    Les autres résultats concernant le moindre risque de développer une infection sont fragiles et peuvent s’expliquer en particulier par le fait que de nombreux fumeurs aient été classés comme non-fumeurs du fait de la mauvaise qualité de cette information dans la plupart des recueils de données.

    Au vu des éléments disponibles à ce jour, le HCSP recommande :

    • d’informer clairement qu’il n’y a pas d’argument pour présenter le tabac comme protecteur vis à vis de l’infection par SARS-CoV-2 à ce jour,
    • de poursuivre la recherche sur les liens entre tabac et Covid-19,
    • de maintenir et renforcer les dispositifs de lutte contre le tabac qui représente une des principales causes de morbi-mortalité en France.

    Quelles sont les mesures prises pour protéger ses personnes lorsqu’elles travaillent ?

    Elles peuvent bénéficier d’un arrêt maladie pour fragilité.

    L’Assurance Maladie a étendu à compter du 18 mars son téléservice de déclaration en ligne aux assurés répondant aux critères de fragilité : declare.ameli.fr

    Les personnes dont l’état de santé le justifie, peuvent ainsi se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.

    Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.

    Quand et comment les patients sont-ils considérés comme guéris et que doivent ils prendre comme précautions pour pouvoir retravailler ?

    Une toux irritative peut persister plusieurs semaines.

    Population générale :

    • Au moins 8 jours après le début des symptômes ;
    • Et au moins 48 heures après disparition de la fièvre ;
    • Et au moins 48 heures après disparition de la dyspnée ;
    • Pendant encore 7 jours, éviter les contacts rapprochés avec des personnes fragiles.

    Immunodéprimés (personnes fragiles avec des maladies et aussi les femmes enceintes) :

    • Au moins 10 jours après le début des symptômes ;
    • Et au moins 48 heures après disparition de la fièvre ;
    • Et au moins 48 heures après disparition de la dyspnée ;
    • Pendant encore 14 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

    Soignants sans risque de forme grave :

    • Au moins 8 jours après le début des symptômes ; 
    • Et au moins 48 heures après disparition de la fièvre ; 
    • Et au moins 48 heures après disparition de la dyspnée ;
    • Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

    Quel est la mortalité liée au COVID-19 ?

    Le taux de mortalité globale est de 2,3%, il y a donc 97,7% de guérisons.

    Ce taux de mortalité a été calculé sur les cas confirmés. Il ne tient pas compte des « infectés non répertoriés », c’est-à-dire les malades qui n’ont pas eu de test PCR. Des approches méthodologiques complexes ont estimé que la fraction des « infectés non répertoriés » serait de 86%.

    On commence à avoir plusieurs sources d’informations sur cette mortalité par les remontées des chiffres des EHPAD, de l’état civil et des hôpitaux.

  • Les traitements

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    Mise à jour : 15 juin

    La chloroquine est-elle le remède miracle ?

    C’est peu probable;

    D’après un article du 16 avril 2020 publié dans la revue Prescrire (revue indépendante de l’industrie pharmaceutique) :

    « Les résultats d'un nouvel essai comparatif(.. .),l’hydroxychloroquine à fortes doses versus soins standards chez 150 patients hospitalisés pour covid-19 ont été publiés. La seule différence notable entre les groupes a été la grande fréquence des effets indésirables avec l'hydroxychloroquine. Les résultats d'autres études non randomisées, de faible niveau de preuves, n'ont pas été en faveur d'une efficacité clinique de l'hydroxychloroquine. »

    Dans un autre article de la même revue le 16 avril :

    « Mi-avril 2020, de plus en plus de données cliniques confirment que l'association d’hydroxychloroquine avec l'azithromycine expose à des effets indésirables cardiaques graves : allongement de l'intervalle QT avec risque élevé d'arythmie cardiaque et de torsades de pointes ; mortalité d'origine cardiovasculaire accrue par l'ajout de l'azithromycine. Plusieurs morts subites ont été rapportées ».

    Le 20 mai 2020, une énorme étude est publiée dans la prestigieuse revue « The Lancet ». Les chercheurs ont analysés les résultats de 671 hôpitaux répartis partout sur le globe et on donc inclus 96 000 patients.

    Les conclusions démontrent l’inefficacité de l’association hydroxychloroquine–azythromycine, mais par contre confirme de très nombreux effets secondaires parfois mortels.

    Cette étude a été retirée le 4 juin à la demande de trois sur quatre de ses  auteurs. Beaucoup de chercheurs avaient pointé qu’elle aussi montrait des problèmes méthodologiques, notamment dans la collecte des données. La revue Lancet pourtant très réputée s’en est excusé auprès de ses lecteurs. Ceci montre la pression médiatique qui règne sur ces molécules qui poussent une revue de référence incontestée à publier des études peu fiables.

    Cependant ces études ne démontrent pas l’inefficacité de ce traitement donné dès les premiers symptômes comme le fait le professeur Raoult. Aucun autre essai n’a été concluant à ce jour et le rapport bénéfice risque de ce traitement donné dès le début de la maladie reste à prouver.

    La question de donner un traitement spécifique à une maladie qui guérie toute seule à 98 % peut se poser.

    Quelles sont les voies de la recherche ?

    De très nombreuses études sont en cours en France et à travers le monde.

    Les patients infectés par le coronavirus bénéficient aujourd’hui de traitements symptomatiques. En France les médias avaient fondé de grands espoirs sur l’étude internationale Discovery  qui devait inclure 4 traitements différents testés sur 3200 patients.. Ce projet est mené par le centre international de recherche en infectiologie de Lyon. La responsable de cette étude auditionnée par le sénat a admis de grande difficultés à inclure des patients au niveau européen. En effet cette étude est très exigeante  au niveau méthodolgique et nécessite en moyenne  d’inclure 500 patients et 5000 € par patient. Ainsi plusieurs pays ont décidé de rejoindre d’autres études internationales. En conséquence si l’étude continue elle risque d’avoir une puissance moins importante au niveau statistique.

    Cependant au premier mai il existait quand même 44 essais cliniques autorisés en France et 36 en cours d’instruction.

    Deux études, une chinoise et une américaine, sur le remdesivir, un médicament contre le virus Ebola ont montré des résultat opposés. Ce médicament qui n’existe que sous forme injectable n’a d’intérêt que en réanimation et en aucun cas ne pourra être donné dans des formes classiques qui guérissent spontanément.

    Le but de tout ces essais thérapeutiques est d’augmenter la survie des patients en réanimation. Il faut noter que toutes études confondues, c’est un vieux médicament qui a sauvé le plus de vie des patients en réanimation : la cortisone.

    Où en est le vaccin ?

    Nous n’avons aucune certitude que l’immunité acquise après avoir été malade protège durablement. Ceci a été redit par l’OMS le 24 avril qui s’oppose ainsi à un « passeport immunitaire ». La seule issue en l’absence de traitement est la vaccination. Pour que la pandémie disparaisse il faudrait que 60%  de la population soit immunisée (5% en moyenne en France actuellement et 1,5% en Nouvelle Aquitaine).

    Il faut dix ans pour faire un vaccin. Cependant, compte tenu des enjeux, de très nombreuses équipes publiques et privées travaillent sur un vaccin depuis le début. L’institut Pasteur en France a un candidat vaccin. Dans les essais cliniques, il y toujours une phase incompressible d’essais cliniques portant sur l’efficacité et la tolérance de ce vaccin. Les plus optimistes parlent de la sortie de ce vaccin au printemps 2021 et les plus raisonnables fin 2021.

    Une fois le vaccin sur le marché il faudra convaincre les Français, qui sont en Europe les plus hostiles à se faire vacciner, à adhérer à ce nouveau vaccin. L’exemple de la vaccination contre le virus H1n1 en 2009 est resté gravé dans les esprits.

    Dans une étude publiée par le Lancet, le 22 mai 2020, des scientifiques français, membres du projet Coconel (Coronavirus&confinement) - financé par l'Agence nationale de la recherche - ont réalisé une enquête en ligne fin mars auprès d'un échantillon représentatif de la population française, âgée de plus de 18 ans. 26% des répondants ont déclaré « que si un vaccin contre le SRAS-CoV-2 devenait disponible, ils ne l'utiliseraient pas », écrivent les chercheurs. Et ce, au plus fort de l'épidémie, alors même que le confinement avait été décrété depuis plusieurs jours.

    Le profil des répondants est particulièrement « préoccupant » selon les scientifiques. Les plus réticents à se faire vacciner se retrouvent parmi les personnes aux plus « faibles revenus » (37%), « qui sont plus souvent exposées aux maladies infectieuses » mais aussi chez les femmes âgées entre 18 et 35 ans (36%) et les personnes âgées de plus de 75 ans (22%). Autrement dit, les personnes les plus vulnérables au Covid sont également celles qui seraient les plus réticentes à utiliser un vaccin, considéré comme pouvant être le « seul outil permettant un retour à un sentiment de normalité » par le secrétaire général de l'ONU.

    Le BCG, vieux vaccin contre la tuberculose, protège-t-il contre le COVID-19 ?

    Des chercheurs américains ont constaté que dans les pays qui n’ont pas mis en place la vaccination obligatoire, comme l’Italie, les Pays-Bas ou les Etats-Unis, auraient alors été plus sévèrement touchées par la pandémie que les autres.

    Il faudra attendre la fin des études cliniques pour le savoir.

    Comment fonctionne la recherche française autour du COVID-19 ?

    Le Président de la République a fait un point avec des médecins, des scientifiques et des responsables de laboratoires, mobilisés pour la recherche contre le coronavirus et les responsables du consortium REACTing, coordonné par l'Inserm et placé sous l’égide d’Aviesan, l’alliance de recherche en sciences du vivant et santé, et mandaté par le Gouvernement pour coordonner l’effort de recherche. Le monde de la recherche est totalement mobilisé.

    De nombreux programmes français et européens et des essais cliniques, sont en cours afin d’améliorer le diagnostic, la compréhension et la prise en charge de cette maladie. Par ailleurs, des équipes travaillent sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille ou encore Lyon. Les protocoles ont commencé. Des équipes sont également à pied d'œuvre pour inventer un vaccin, qui pourrait voir le jour dans les prochains mois.

    Par ailleurs, le Président de la République a annoncé, le 19 mars, la mise en place d’un fonds d’urgence de 50 millions d’euros pour lutter contre l’épidémie ainsi que le réinvestissement de 5 milliards d’euros supplémentaires dans la recherche sur les dix prochaines années. 

  • L’épidémie et les moyens de s’en sortir

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    • Quelques définitions
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      Mise à jour : 18 mai

      Quelle est la différence entre une épidémie et une pandémie ?

      Le terme « épidémie » s’emploie lorsqu’une maladie contagieuse (la plupart du temps un virus) touche un grand nombre de personnes dans une région géographique donnée, pendant un certain temps. C’est le cas notamment chaque année en France avec la grippe ou la gastro entérite.

      Le terme « pandémie » correspond lui à une épidémie qui s’est étendue à un continent entier, voir à l’ensemble du globe, avec un nombre de victimes très importants.

      Qu'est-ce qu'un cluster ?

      Cluster est un anglicisme signifiant grappe (de fruits). Lorsqu’il est utilisé pour ne parler de personnes, il s’agit d’un groupe. Médicalement, il est utilisé lorsque, pour une même maladie, plusieurs cas humains groupés dans un cadre géographique bien localisé sont découverts. Il est également possible de parler de foyer de contamination.

      Qu'est-ce qu'un patient zéro ?

      Initialement, le patient zéro est la première personne à avoir été contaminée par un virus. Le terme est aussi utilisé pour désigner celle à l’origine de l’arrivée du virus sur un territoire (un pays, une région, une commune…). Il peut donc y avoir plusieurs patients zéro pour une même épidémie (patient zéro du Covid-19, patient zéro en France, patient zéro dans l’Oise, sur le Charles de Gaulle). Son identification est primordiale, car elle permet de retrouver les individus ayant été à son contact, donc susceptibles d’être à leur tour infectés et de propager l’épidémie.

      Qu'est-ce qu'un cas possible ?

      Définition santé publique France du 7 mai 2020.

      C’est une personne ayant ou non été en contact à risque avec un cas confirmé dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes, présentant des signes cliniques évocateurs de Covid-19 et pour laquelle un test RT-PCR doit donc être réalisée.

      Qu'est-ce qu'un cas probable?

      Définition santé publique France du 7 mai 2020.

      C’est une personne présentant des signes cliniques d’infection évocateurs de Covid-19 ET des signes visibles en tomodensitométrie thoracique évocateurs de Covid-19.

      Les cas probables font l’objet de la procédure de contact-tracing comme les cas confirmés.

      Qu'est-ce qu'un cas confirmé?

      Définition santé publique France du 7 mai 2020.

      C’est un cas probable avec test RT-PCR positif.

      Qu'est-ce qu'un contact à risque ?

      Définition santé publique France du 7 mai 2020.

      En l’absence mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact :

      • Personne ayant partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
      • Personne ayant eu un contact direct, en face à face, à moins d’1 mètre quelle que soit la durée (par exemple conversation, repas, flirt, accolades ou embrassades) ;
      • Personne ayant partagé un espace confiné pendant au moins 15 minutes avec un cas confirmé ou probable (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel, …) ;
      • Personne étant restée en face à face avec un cas confirmé ou probable durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement ;
      • Personne étant élève ou enseignant de la même classe scolaire (maternelle, primaire, secondaire, groupe de travaux dirigés à l’université) ;
      • Personne ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins du cas confirmé ou probable.e terme va prendre beaucoup d’importance dans les prochaines semaines ;

      Personne contact à risque négligeable :

      • Toutes les autres situations de contact ;
      • Cas de Covid-19 déjà identifié, confirmé par RT-PCR, guéri ou encore malade, en tenant compte des instructions s’appliquant aux cas confirmés si le patient est toujours malade.
      • Mesures de protection efficaces :
        • Hygiaphone ou autre séparation physique (vitre) ;
        • Masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas OU le contact ;
        • Masque grand public (norme AFNOR) ou équivalent porté par le cas ET le contact.

      On parle de R ou de RO pour la propagation du virus, à quoi cela correspond ?

      Le taux de reproduction d’un virus, ou R0 (R zéro), est le nombre moyen maximal de personnes qui peuvent être contaminées par un patient malade, en l’absence de mesures de contrôle. Il s’agit donc tout simplement de la contagiosité du virus. Le R0 du coronavirus serait de 2,5 (une personne atteinte pourrait en contaminer entre deux et trois). À titre de comparaison, celui de la grippe varie de 1,3 à 3 selon les sources (New England journal of Medecine ou OMS). Celui d’Ebola s’établit aux alentours de 2.

      Des chiffres bien loin de la rougeole (12 à 18) ou des rotavirus, responsables des épidémies de gastro-entérite (18).

      Selon une étude de l’INSERM parue le 10/04 le confinement ferait passer le RO du corona de 2.5 à 0.68.  Cela veut dire que 100 personnes atteintes contaminaient 250 personnes avant, avec le confinement elles n’en contaminent que 68.

      Qu'est-ce que l’épidémiologie ?

      C’est la science qui étudie, au sein de populations (humaines, animales, voire végétales), la fréquence et la répartition des problèmes de santé dans le temps et dans l'espace, ainsi que le rôle des facteurs qui les déterminent.

      • LES QUESTIONS QUI SE POSENT SUR LE CONFINEMENT
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        Mise à jour : 15 juin

        Nous sommes confinés depuis le 11 mars, donc depuis plus d’un mois. Si l’incubation est au maximum de 14 jours, pourquoi existe-t-il de nouveaux cas ?

        Il existe de nouveaux cas car malgré tout le virus continue à circuler.

        En France le confinement n’est pas total afin d’assurer un minimum d’activité économique, certaines entreprises qui ne peuvent pas faire du télétravail (agroalimentaire, services d’aide à la personne, activités stratégiques du pays) continuent de fonctionner, de même que les transports en commun.

        Les mesures barrières et les modalités du confinement ne sont pas respectées par tous.

        Quand sera le pic de l’épidémie ?

        Dans son communiqué de presse du 06/05/20 santé publique nouvelle aquitaine indique :

        Le 6 mai 2020, les indicateurs de surveillance du Covid-19 sont toujours à la baisse et le nombre de cas identifiés quotidiennement diminue fortement. Quelles que soient les sources considérées, nous observons une cohérence et une concordance dans la dynamique de l’épidémie au niveau régional mais également dans chacun des départements de la Nouvelle-Aquitaine. Nous pouvons ainsi dire aujourd’hui que la première vague de cette épidémie est derrière nous.

        Suite à la sortie du confinement, il est possible qu’il y ait une remontée des cas fin juin et sans doute à l’automne après une accalmie estivale d’après plusieurs modèles mathématiques de l’institut Pasteur. Cependant, il reste à espérer que cela soit étalé dans le temps pour nos services de réanimation car nos concitoyens s’approprient les mesures barrières.  

        Pourquoi des pays ont décidé de ne pas confiner ?

        Certains pays pensent que le confinement nuit à l’obtention d’une immunité collective. Plus le virus circule, plus de gens développent des anticorps et la maladie s’éteindra. C’est le raisonnement qu’a suivi dans un premier temps l’Angleterre. La Suède et les Pays bas ont fait aussi ce choix, mais dans ces deux pays des mesures de distanciation sociale sont en place. Ils comptent sur le civisme des habitants.

        Le virus va-t-il disparaître avec les beaux jours ?

        Paradoxalement, le confinement favorise la diffusion des virus, l’hiver, nous avons tendance à nous regrouper et à nous contaminer avec le virus de la grippe. Les épidémies disparaissent parfois pendant les vacances scolaires.

        Le SRAS avait disparu avec le printemps et à 79% il a le même code génétique que le COVID-19. Les virus sont très sensibles aux UV.

        Il n’existe pas de certitude scientifique sur ce point.

        Quels sont les enjeux du déconfinement ?

        Permettre une reprise économique du pays sans provoquer un rebond de l’épidémie. Une étude de l’Inserm montrait le 10 mars qu’un second pic avec un déconfinement brutal multiplierait par 40 les besoins de lits de réanimation en Île-de-France. Il est fort probable qu’il existera des foyers de résurgences plus ou moins importants, comme c’est déjà le cas en Asie.

        Pourquoi la date du 11 mai a-t-elle été choisie ?

        Le Haut Conseil Scientifique avait parlé de 6 semaines, mais le Gouvernement voulait voir la courbe des hospitalisations en réanimation s’infléchir. Ce mois supplémentaire va montrer ou non si cela se confirme. Il va aussi permettre à notre système de santé de récupérer sur le plan humain et logistique car il existe des pénuries de médicaments et d’équipements.

        Pour sortir de la crise il faudra tester beaucoup de gens, soit par des sérologies (en cours de validation) ou des test PCR moins fiables pour juger l’état immunitaire d’un individu. Le Président a déclaré vouloir tester toutes le personnes symptomatiques sans préciser les types de tests employé (PCR ou sérologie).

        Or, nous ne sommes pas prêts au niveau logistique pour tester un grand nombre de personnes. C’est le prochain défi pour notre système de santé et c’est dans un mois.

        Pourquoi avoir fixé la date du 2 juin pour évaluer la sortie confinement ?

        Ces trois semaines vont servir à évaluer les effets du déconfinement. La première phase devrait durer 3 semaines (14 jours d’incubation et les fameux sept jours de décalage des hospitalisations en réanimation) ; la seconde phase devrait durer tout l’été. Tous les états naviguent à vue, deux lander allemand vont se reconfiner, la ville de Séoul en Corée du Sud vient de resserrer ces mesures.

        Pourquoi la prochaine étape est le 22 juin ?

        Pour les mêmes raisons, on se donne 3 semaines pour pouvoir juger de l’impact des mesures de déconfinement sur l’épidémie avec un relâchement des mesures barrières, avec des nouveaux indicateurs : le comptage des tests remontés par le réseau SI-DEP et le nombre de cas pour 100 000 habitants, auxquels s’ajoutent les places en réanimation.

        Pourquoi des départements sont en rouge et d’autres en vert ?

        Le 11 mai, si tout va bien, les mesures de déconfinement (ouverture des écoles et des commerces, déplacements) seront appliquées par zones géographiques. Cette position sera revue chaque semaine.

        Chaque département sera soit rouge soit vert on fonction de trois critères :

        • Le taux de nouveaux cas dans la population sur une période de 7 jours ;
        • Des capacités hospitalières en réanimation ;
        • Des possibilités de tests et de détection des cas contacts du Département.

        Maintenant, que peut-il se passer ? Quels sont les scénarios possibles ?

        Le conseil scientifique en définit 4 possibles  :

        1. Le premier des quatre scénarios est celui d’une épidémie sous contrôle. En présence du virus, ce scénario nécessite un maintien des mesures de lutte contre l’épidémie.
        2. Le deuxième scénario verrait apparaître des clusters critiques, laissant craindre une perte de contrôle des chaînes de contamination, et partant de l’épidémie elle-même. Ce scénario exigerait des mesures strictes, précoces et localisées, afin d’éviter une perte de contrôle plus large de l’épidémie.
        3. Le troisième scénario, ferait basculer une situation contrôlée vers une reprise progressive et à bas bruit de l’épidémie. Ce scénario exigerait des mesures strictes ainsi que l’activation rapide de plusieurs mesures d’un Plan prévention et de protection renforcé (P2R-COVID). Les mesures à prendre pourraient encore être envisagées à une échelle régionale.
        4. Le quatrième scénario correspond à une perte du contrôle de l’épidémie, et exigerait des décisions difficiles, conduisant à choisir entre un confinement national généralisé, permettant de minimiser la mortalité directe, et d’autres objectifs collectifs, économiques et sociaux, s’accompagnant alors d’une importante mortalité directe.

        Dans son avis n°7 du 2 juin 2020, le Conseil scientifique a associé aux trois premiers scénarios une série de mesures à activer, parmi lesquelles :

        • Le maintien strict des mesures barrière et des mesures de contrôle dans la population générale. Ces mesures doivent être appliquées par l’ensemble de la population pendant la période plusieurs mois (Scénario 1, 2 et 3).
        • Une stratégie TESTER-TRACER-ISOLER plus ou moins intense (Scénarios 2 et 3) et déclinée en fonction des spécificités territoriales, notamment pour les territoires de l’outre-mer.
        • Un confinement localisé visant à contrôler la circulation du virus et à limiter le nombre de cas exportés à partir du cluster critique identifié. Ce confinement localisé visera à limiter la circulation des individus résidant dans le territoire identifié et à renforcer de façon importante les mesures barrière dans ce territoire tout en maintenant une activité à l’exclusion de celle des lieux de convivialité (Scénario 2).
        • L’élaboration et l’activation du Plan de prévention et de protection renforcé (Plan P2R-COVID). Le niveau d’intensité des mesures doit être déterminé en fonction de la situation épidémiologique (Scénario 3).
      • La situation en Nouvelle-Aquitaine et Gironde
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        Mise à jour : 15 juin

        Où en est l’épidémie en Gironde ?

        Au 9 juin, le nombre de test PCR réalisés était de 3 849 avec seulement 8 tests positifs soit un taux de positivité de 0.2% Soit un cas pour 200 000 habitants . le taux national est de 1,5 % des tests positifs.

        Le taux de positivité en Nouvelle-Aquitaine est de 0,5 % et 2.2 cas pour 200 000 habitants.

        Ces taux restent stables depuis 15 jours.

        Il reste encore 107 personnes hospitalisées en Gironde dont 16 en réanimation. À noter la particularité de la Nouvelle-Aquitaine où la majorité des cas (70 %) a entre 45 à 75 ans avec des fragilités (obésité et hypertension artérielle).

        Depuis le début de l’épidémie, 456 personnes sont décédées en Nouvelle Aquitaine :

        • Aucun avant 20 ans
        • 4 décès avaient entre 20 et 40 ans
        • 15 (2.5%) entre 40 et 60 ans
        • 40 (10%) entre 60 et 69 ans
        • 92 (22,7%) entre 70 et 79 ans
        • 153 (37.8 %) entre 80 et 89 ans
        • 101 (24,9%)  plus de 90 ans

        À noter que le hommes sont plus touchés que les femmes et 61% des décès avaient des co-morbidités.

        Le Nombre de reproduction effectif (R effectif) à partir des données OSCOUR par région, France entière, sur 7 jours glissants, du 30 mai au 5 juin 2020 (Source : OSCOUR) montre un chiffre à 0.84 en Nouvelle-Aquitaine pour une moyenne nationale à 0.73.

        Où en est la Nouvelle-Aquitaine par rapport aux autres régions?

        La Nouvelle-Aquitaine reste l’une des régions les moins impactées par l’épidémie. Les premières projections réalisées par l’Institut Pasteur montrent que le  pourcentage de personnes potentiellement infectées serait au 11 mai 2020 de 1,4 % dans la région contre 5,7 % pour la moyenne nationale. S’il ne s’agit que de résultats de modélisation, les données issues des systèmes de surveillance vont également dans ce sens.

        Par ailleurs, comparativement à d’autres régions françaises, nous disposons d’un nombre de décès plus faible (moins de 15 décès pour 100 000 habitants).

        Les régions les plus touchées par l'épidémie de coronavirus restent celles qui enregistrent les plus fortes hausses de décès par rapport à l'an dernier : Île-de-France (+91%), Grand Est (+61%), Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France (+24% chacune).

        Et en Gironde ?

        En Gironde, le nombre de décès par rapport à l’année dernière n’est pas modifié. Trois départements comptent au moins deux fois plus de décès que l'an passé : le Haut-Rhin (+144%), la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (+128%).

        Comment expliquer ces différences avec les régions de l’Est de la France ?

        Deux éléments peuvent expliquer la situation épidémiologique favorable en Nouvelle-Aquitaine : le confinement est intervenu de manière rapprochée après le début de l’épidémie dans la région et nous n’avons pas eu à déplorer la présence de clusters (sauf un en Lot-et-Garonne, mais qui a été maîtrisé rapidement).

        Où en est la pandémie au 11 juin ?

        Selon santé public France :

        Le nombre de reproduction effectif national calculé à partir des passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 est de 0,73 (intervalle de confiance (IC95%) : 0,71-0,76) et est donc inférieur à 1. Ceci signifie ainsi qu’une personne infectée en contamine moins d’une autre et que par conséquent l’épidémie est en régression en France.

        Le 15 mars 2020, soit quelques jours avant le pic de l’épidémie, le R effectif avait été estimé à 2,8. Il a ensuite diminué et le 11 mai 2020, lors de la mise en place du déconfinement, il était de 0,8. Il est globalement stable depuis cette date.

        En région, le nombre de reproduction R effectif est inférieur à 1 dans la quasi-totalité des régions. Il est de 1,09 (IC95% : 0,95-1,24) en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette estimation est à lier à la survenue de plusieurs clusters dans cette région (cf. section « signalement des clusters à visée d’alerte »). A Mayotte, l’estimation du R effectif repose sur les données d’un seul établissement et peut être peu représentative de la situation locale.

        En France métropolitaine,

        • le pic épidémique en milieu communautaire a été observé en semaine 13 (23-29 mars), soit une semaine après la mise en oeuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020.
        • Le nombre le plus élevé de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 a été observé au cours de la semaine 14 (30 mars - 5 avril).
        • Depuis, les indicateurs épidémiologiques sont en baisse. En semaine 23, les nombres d’actes SOS médecins et de recours aux urgences (réseau OSCOUR) de patients suspects COVID-19, le taux de consultations (ou téléconsultations) pour une infection respiratoire aiguë (IRA) (Réseau Sentinelles) ont poursuivi leur diminution et étaient à des niveaux bas. Le taux de positivité des patients testés pour le SARS-CoV-2 (SI-DEP) s’est maintenu à un niveau bas en semaine 23 (1,49%). Le taux de positivité était inférieur à 5% (SI-DEP) dans l’ensemble des départements de France métropolitaine excepté dans la Marne.
        • Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 rapporté à la population (source SI-DEP) au niveau national est en diminution en comparaison à la semaine précédente (4,3/100 000 habitants en semaine 23 vs 5,5/100 000 h. en semaine 22). L’incidence est inférieure au seuil de 10 nouveaux cas / 100 000 h. dans tous les départements exceptés dans la Meuse, la Marne et la Meurthe-et-Moselle. Les résultats dans ces départements peuvent s’expliquer par des taux de dépistage élevés et des clusters en cours d’investigation.
        • La quasi-exhaustivité des données SI-DEP associée à la recommandation de test de tout patient présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 ainsi que des sujets contact de cas confirmés [1] permet, en principe, de disposer grâce au nombre de cas confirmés d’une estimation satisfaisante du nombre de cas réels de COVID-19 en France. Du 31 mai au 6 juin 2020, 2 899 cas confirmés de COVID-19 ont ainsi été identifiés en France.En milieu hospitalier, le nombre de patients actuellement en réanimation pour COVID-19 est désormais inférieur à 1 000 cas pour la première fois depuis début mars.
        • Le nombre cumulé de clusters, hors épisodes familiaux en milieux restreints, conduisant à des investigations par les agences régionales de santé (ARS) en lien avec les cellules régionales de Santé publique France poursuit son augmentation.
        •  Au 9 juin, 179 clusters survenus en France métropolitaine, ont ainsi été signalés à Santé publique France. Ces clusters sont principalement survenus dans des entreprises privées ou publiques, des établissements de santé ou des établissements sociaux d’hébergement et d’insertion
        • En termes de mortalité, le nombre hebdomadaire de décès et le taux pour 100 000 habitants de décès liés au COVID-19 sont en diminution depuis la semaine 15.
        • L’excès de la mortalité toutes causes confondues était significativement supérieur à la mortalité attendue entre les semaines 12 et 17 (du 16 mars au 26 avril). Cet excès de mortalité a été particulièrement marqué dans les régions Grand Est et Ile-de-France où la circulation du SARS-CoV-2 a été intense. Ces excès de mortalité sont à lier à l’épidémie de COVID-19, sans qu’il ne soit possible, à ce jour, d’en estimer la part attribuable précise. La mortalité est désormais revenue dans les marges de fluctuation habituelle, aussi bien dans les analyses tous âges confondus que chez les personnes de 65 ans ou plus. Un recul de la mortalité est également observé dans la plupart des pays européens ayant rapporté un excès.

        La situation reste en revanche préoccupante à Mayotte et en Guyane où l’épidémie liée au SARS-CoV-2 demeure active.

        Où en est la France par rapport aux autres pays en terme de mortalité ?

        Avec 1 960 897 de cas confirmés au 8 juin et 110 990 décès les Etats unis arrivent en première place du nombre de décès dans le monde ,mais le taux de mortalité pour 100 000 habitants est de 34 .

        Pour comparer la position de la France par rapport aux autres pays il faut étudier le taux de décès pour 100 000 habitants. En France au 8 juin avec 29 209 décès nous étions à 43,6 pour 100 000 habitants, soit à la huitième place.

        Classement au 8 juin de la mortalité pour 100 000 habitants :

        1. Saint-Marin : 124,32
        2. Belgique : 84,1
        3. Andorre : 66,23
        4. Royaume-Uni : 61,18
        5. Espagne : 58,08
        6. Italie : 56,2
        7. Suède : 46,1
        8. France : 43,6
        9. Pays-Bas : 35,02
        10. Irlande : 34,68
        11. États-Unis : 33,92

        L’Allemagne avec un chiffre de 10.9 se situe à la 21e place.

        À noter que les chiffres donnés par certains pays sous estiment pour différentes raisons les chiffres réels.

        Sommes-nous à la mi-juin sortis de l’épidémie ?

        Un avis rendu le 8 juin semble dire que l’épidémie semble maîtrisée :

        « Au vu de la situation épidémiologique, le Conseil scientifique considère que la circulation du virus en France a été fortement ralentie et que l’épidémie est contrôlée avec cependant un virus qui continue de circuler. Cette situation n’exclut pas une reprise de l’épidémie, qui pourrait intervenir ces prochaines semaines ou mois. L’amélioration de la situation et la dynamique à la fois hypothétique, localisée et probablement lente et maîtrisable d’une reprise de l’épidémie justifient aux yeux du Conseil scientifique une sortie de l’état d’urgence sanitaire. »

      • Application STOP-COVID
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        C’est quoi l’application STOPCOVID ?

        60 millions de consommateurs

        StopCovid est une application lancée le 2 juin par le gouvernement, et disponible gratuitement sur les plateformes App Store (pour les smartphones Apple) et Google Play (pour les smartphones Android).

        Elle permet de détecter par connexion sans contact (Bluetooth) tout smartphone situé à proximité du vôtre et également doté de l’appli. Si votre téléphone se trouve à moins d’un mètre de distance de cet autre smartphone, pendant au moins 15 minutes, chacun d’entre eux recevra l’un des identifiants cryptés de l’autre. Chaque téléphone change de crypto-identifiant toutes les 15 minutes pour plus de sécurité.

        Si vous êtes par la suite diagnostiqué positif au Covid, vous disposerez, annexé au résultat du test de détection du coronavirus, un code à scanner (QR code) ou à saisir dans StopCovid.

        Une fois le code saisi, l’application enverra au serveur du ministère de la santé tous les crypto-identifiants mémorisés dans votre smartphone au cours des 14 jours précédents.

        Lorsqu’un smartphone est connecté à Internet, l’appli interroge le serveur et, si celui-ci a reçu un crypto-identifiant lui correspondant, l’alerte est envoyée. L’utilisateur est alors informé du fait qu’il a été exposé à un risque de contamination. Mais il ne peut savoir ni où, ni quand, ni par qui.

        À quoi sert cette appli ?

        StopCovid sert à casser la chaîne de contamination : elle vous informe du fait que vous avez été en situation d’être contaminé. Cela vous permet de réaliser un test et de vous comporter de manière à limiter les risques de propagation.

        Vice-versa, si vous vous découvrez malade du Covid, cela permet d’alerter les personnes avec lesquelles vous avez été en contact suffisamment rapproché pour les avoir exposées à un risque.

        L’appli ne vous protège pas d’une contamination.

        En revanche, StopCovid ne sert pas à vous dire en temps réel qu’une personne Covid+ (supposée être en quatorzaine) est à portée de Bluetooth. Si l’appli faisait cela, elle permettrait d’identifier la personne Covid+, ce qui serait une violation du secret médical.

        Pourquoi StopCovid me demande-t-elle l’accès à la position ? Suis-je géolocalisé ?

        Des utilisateurs de StopCovid s’étonnent de devoir autoriser l’utilisation de la localisation. C’est en fait parce que, sur les smartphones Android, c’est ce qui permet d’accéder au Bluetooth. Mais l’appli ne peut légalement ni collecter ni utiliser vos données de géolocalisation.

        La non-géolocalisation a été imposée par l’Union européenne. Elle respecte mieux les libertés individuelles, mais empêche de mettre en évidence d’éventuels lieux à risque.

        StopCovid demande aussi l’accès à l’appareil photo : c’est pour scanner le QR code qui figure sur le résultat d’analyse, quand celui est positif.

        StopCovid est-elle obligatoire ?

        Non, l’application n’est pas obligatoire. C’est un point positif en termes de libertés individuelles, mais cela limite l’intérêt du dispositif : l’appli ne sert à rien si personne ne l’utilise.

        Ce risque paraît cependant écarté : Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, a annoncé le 5 juin qu’un million de personnes avaient d’ores et déjà activé l’application.

        Cela n’équivaut pas à un million d’utilisateurs actifs – StopCovid peut avoir été activée puis désinstallée –, mais cela reste prometteur. Le 8 juin, elle était encore en première place des applis gratuites sur l’App Store.

        Cette application est-elle sécurisée ?

        StopCovid est plus protectrice de vos données personnelles que les applications des géants du Net (Google, Apple, Facebook, Amazon…) : elle ne vous demande pas d’informations personnelles et n’accède pas à votre carnet d’adresses. Elle n’envoie pas au ministère l’identifiant de l’appareil sur laquelle elle est téléchargée, mais les crypto-identifiants des smartphones qu’elle a croisés, qu’elle garde en mémoire pendant 14 jours.

        Il est très facile de la désinstaller ou d’effacer ses données. Son code source a été en grande partie rendu public.

        Elle se présente comme une solution « souveraine », développée par le ministère des solidarités et de la santé – même si c’est le ministère de l’économie qui en a publié le mode d’emploi ! Mais elle n’est pas totalement indépendante des géants américains… Elle exploite notamment – au moins pour le moment – le système de « captcha » développé par Google, qui permet d’identifier l’adresse IP de l’appareil, comme l’a révélé le Canard enchaîné.

        Elle repose sur un système dit « centralisé » qui est une protection… seulement si l’on fait confiance à l’État et à ses prestataires pour ne pas faire usage des données stockées.

        Tout logiciel peut comporter des failles. Un système de récompense a été mis en place pour inciter les hackeurs à les rechercher et à les déclarer. Et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui a donné son feu vert, surveille l’appli de près.

        L’appli fonctionne-t-elle sur n’importe quel smartphone ?

        Non, et c’est le principal reproche qui lui est fait, même si elle présente l’avantage de consommer peu d’espace (< 20 Mo). Elle fonctionne seulement sur les iPhone ayant au moins la version 11.4 d’iOS, et sur les autres smartphones disposant d’Android 5.0 ou plus.

        Il faut que l’appareil soit doté du Bluetooth Low Energy pour ne pas consommer trop de batterie, sachant que l’application doit tourner en continu pour remplir sa fonction. Avec le Bluetooth Low Energy, StopCovid consomme peu. Et vous pouvez quand même la désactiver pour économiser de la batterie quand vous ne sortez pas.

        Quelles sont les limites de StopCovid ?

        L’appli ne tient pas compte des dispositifs de protection spécifiques : si vous êtes protégé par une vitre d’une personne qui se révèle Covid+, vous serez alertés tout autant que si vous aviez été à la même distance sans aucune séparation.

        L’appli est franco-française et n’a d’utilité que sur notre territoire. Si cet été nous voyageons en Europe, nous aurons tout intérêt à vérifier l’interopérabilité des systèmes en place de l’autre côté des frontières.

        Elle laisse les usagers dubitatifs : « S’il faut être à moins d’un mètre d’une personne contaminée pendant au moins 15 minutes pour être considéré comme potentiellement contaminé, alors pourquoi nous emmerder depuis des semaines avec des règles sanitaires aussi strictes ? » interroge un internaute sur la plateforme Google Play. Ce type de situation est jugée rare dans de nombreux témoignages, en dehors des transports en commun et des longues files d’attente…

        Enfin, elle continue d’avoir ses opposants : la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) s’oppose au principe de suivi numérique, tout comme les avocats du conseil de l’ordre du Barreau de Paris.

        Le taux de personnes ayant téléchargées l’application est de 2% au 10 juin, de plus ce ne sont pas les personnes les plus fragiles qui semblent télécharger cette application.

        Beaucoup de pays se déclarent peu satisfait de l’utilisation de cette application.

    • Le coronavirus et les enfants

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      Mise à jour : 15 juin

      Quelle est la fréquence du COVID-19 chez l’enfant ?

      Les Chinois ont montré dans une étude publiée en février dernier que, parmi les cas de COVID, il y avait seulement 2% d'enfants et d'adolescents de moins de 19 ans. Il n'y avait aucun décès chez les enfants de moins de 9 ans. Cette étude portait sur 75 000 cas. Une autre étude publiée dans la très sérieuse revue médicale The Lancet montrait une proportion de 3% d’enfants chez les personnes testées.

      Au 23 mars, sur les près de 58 000 cas Italiens contaminés seulement 597 étaient des enfants et adolescents de moins de 18 ans (1%), le taux d'hospitalisation des enfants était de 11% (17,5% chez les moins de 1 an et 7% chez les plus de 7 ans). Aucun enfant n'a eu recours aux soins intensifs (données de Istituto Superiore di Sanità).

      Les données françaises confirment la bénignité de l'infection chez les enfants (les cas graves et les décès sont extrêmement rares). Les enfants de moins de 15 ans représentent moins de 1% des admissions en réanimation au 5 avril en France et aucun enfant de moins de 15 ans n'est décédé du COVID en France. Un décès est survenu chez une adolescente de 16 ans (données santé publique France).

      Au 14 avril, en Nouvelle Aquitaine, seulement trois enfants étaient hospitalisés mais aucun en réanimation. Aucun décès d’enfant de moins de 15 ans depuis le début de l’épidémie dans notre région.

      Pourquoi les enfants sont-ils moins malades ?

      L’infection due au SARS-CoV-2 n’est pas la première maladie infectieuse respiratoire plus grave chez l’adulte que chez l’enfant (légionellose, VRS, grippe, rougeole, varicelle...). Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette gravité moindre chez l’enfant :

      • Les enfants sont souvent infectés par d’autres coronavirus qui leur donnent des maladies bénignes (les fameuses rhinopharyngites), ce qui peut suggérer un phénomène d’immunité croisée.
      • Les  enfants ont un système immunitaire stimulé en permanence par les séjours en crèche, le calendrier vaccinal, la faible distanciation sociale du fait de la scolarité ou des activités extrascolaires.
      • De manière plus scientifique : les récepteurs aux coronavirus situés sur les cellules respiratoires (ACE2) des enfants pourraient être moins exprimés que ceux des adultes ou présenter des configurations différentes.
      • Les manifestations pulmonaires graves du COVID-19 sont tardives, suggérant que les processus immunitaires (possiblement différents chez l’enfant) jouent un rôle dans la genèse des lésions destructives.
      • Enfin les poumons des enfants seraient en meilleur état (moins exposés au tabac et autres divers).

      Quels sont les signes de l’infection chez l’enfant ?

      Alors que nous sommes probablement proches du pic épidémique, chez l’adulte, 70% des tests PCR réalisés sont négatifs et chez l’enfant, le chiffre avoisine les 90%. Ceci souligne qu’une proportion importante de sujets pour lequel le diagnostic est évoqué ont une autre pathologie.

      Presque tous les cas rapportés sont des cas secondaires, dans le cadre d’une contamination familiale, la maladie des adultes précédant celles des enfants.

      Les tableaux cliniques observés sont loin d’être spécifiques et comportent en association variable outre la rhinorrhée (le nez qui coule), de la toux, de la fièvre, une dysphagie (difficulté à avaler) - ces 3 signes qui sont les plus fréquents ne sont présents chacun moins d’une fois sur deux - mais parfois aussi des signes digestifs (diarrhées et/ou vomissements).

      Très peu de petits patients ont besoin d’une oxygénothérapie et encore moins d’une réanimation. Enfin, des enfants peuvent présenter des images de pneumopathie au scanner, comme les adultes, mais sans la même gravité.

      Mon enfant est atteint par la maladie, dois-je prendre des précautions particulières ?

      • Les mesures d’isolement sont les mêmes que pour les adultes (voir le chapitre Mesures d’hygiène pour les patients COVID et leur entourage au domicile).
      • Ne pas lui donner d’ibuprofène (Advilmed, Antarene, Spifen, Ibupradol etc.)
      • Ne pas le faire garder par des personnes de plus de 70 ans ou ayant des maladies graves.

      Faut-il faire porter un masque aux enfants ?

      • C’est absolument contre indiqué chez les nouveaux nés.
      • C'est impossible voire dangereux chez les petits (risque d’étouffement) et le masque n’est efficace que si les mesures barrières sont respectées.
      • Chez les enfants plus âgés et les adolescents, il ne doit pas être source de conflits et n’être proposé que si l’enfant en comprend les enjeux.

      Comment faire comprendre et appliquer les mesures barrières aux enfants ?

      L’ARS Nouvelle Aquitaine lance une campagne en direction des enfants, à découvrir ici

      Pour le lavage des mains :

      • Se laver les mains ne s’improvise pas. Selon l’OMS, un lavage de mains à l’eau savonneuse doit durer au minimum 40 secondes, ce qui est long pour un enfant !
      • Ce véritable rituel doit rester un jeu pour ne pas qu’il se lasse : trouvez une comptine qui l’amuse et dure assez longtemps (supérieure à 40 secondes) ou répétez-la deux fois de suite. Incitez-le à faire mousser le savon pour générer des bulles ! Le lavage des mains des enfants doit être un réflexe : avant chaque repas, au retour de l’extérieur, après avoir touché un animal, après le passage aux toilettes…
      • Le gel hydro alcoolique est déconseillé pour les petits car le passage de l’alcool par la peau n’est pas négligeable.
      •  À partir de l’âge de 4 ans, sous la surveillance d’un adulte et rehaussé par un marchepied pour plus de confort, votre enfant peut se laver les mains en toute autonomie :
        • Sur ses mains mouillées, il verse le savon et frotte les paumes et le dos de ses mains ainsi que ses poignets ;
        • Il frotte bien les espaces entre les doigts en les croisant, véritables refuges pour les microbes ; 
        • Il frotte chaque doigt sans oublier le pouce en tournant la main opposée autour ;
        • Pour les ongles, rien de tel qu’un mouvement circulaire du bout des doigts sur la paume de la main opposée ;
        •  Il n'oublie pas les poignets ;
        • Après avoir soigneusement rincé ses mains, il doit les sécher avec un essuie mains propre et sec.
      • Avant l’âge de 4 ans, vous devez laver les mains de bébé vous-même. L’usage d’un savon liquide adapté facilite l’application. Positionner bébé à proximité de l’évier ou du lavabo peut se révéler dangereux. Pour plus de sécurité, vous pouvez l’installer sur la table à langer ou même sur le sol propre et vous munir d’une petite bassine d’eau.

      Pour les autres gestes barrières :

      • Tousser dans son coude, se tenir à un mètre sont difficile à faire respecter aux enfants, mais là aussi il doit être valorisé. Les adultes doivent montrer l’exemple.
      • Les enfants doivent se tenir à l’écart des personnes âgée, mais rien ne les empêche de téléphoner ou d’utiliser internet pour communiquer avec eux.

      Pour ceux qui ont internet, le site européen e-bug.eu parle des microbes. Il est destiné aux enfants et aux enseignants, il comporte des vidéos et des jeux. Bien choisir la langue française en haut à droite, car le site est en anglais par défaut.

      Comment parler de la maladie aux enfants ?

      • Les adultes en parlent d’autant mieux qu’ils sont à l’aise avec la maladie ;
      • Les enfants ressentent les angoisses des adultes ;
      • Ne pas faire un cours sur les virus, mais laisser venir les questions ;
      • On peut s’appuyer sur des outils numériques gratuits :
        •  www.cocovirus.net une BD téléchargeable et vidéos pour expliquer la maladie.
        •  L’OMS met un livre gratuit en ligne : Mon héroïne, c’est toi, pour aider les enfants à comprendre la maladie et combattre le virus.

      Que se passe-t-il si la mère est positive au COVID au moment de l’accouchement mais n’a pas de symptôme ?

      Recommandations des société Française de pédiatrie et de néonatologie.

      • La mère et l’enfant ne sont pas séparés, seul l’autre parent à le droit de visite.
      • L’enfant peut être mis dès la naissance en contact avec sa mère qui porte un masque dit chirurgical. Maintien du masque durant la surveillance post-accouchement et lors du transfert en suites de couches. Par contre, ne JAMAIS mettre de masque au bébé, pour le retour à domicile.
      • La mère et l’enfant sont dans une chambre seule.
      • La mère peut allaiter si elle le désire.
      • Durant le sommeil, mettre le berceau à plus de deux mètres pour éviter les particules si la mère ne met pas ou déplace involontairement son masque.
      • Le retour à domicile est possible.

      Si la mère n’a aucun symptôme et non connue comme porteuse du COVID-19 ?

      • La transmission est essentiellement aérienne par les grosses gouttelettes à partir d’un contact proche, mais aussi via les mains, les surfaces, les objets…
      • Bien se laver les mains avant de s’occuper du nouveau-né, mais aussi après.
      • Ne mettez pas à la bouche la tétine de votre enfant.
      • Le port de masque est indiqué en présence de symptômes respiratoires. L’allaitement est recommandé.
      • Les visites de la fratrie doivent être évitées. Les visites doivent être limitées
      • Les personnes avec toux doivent différer leur visite.

      Je dois reprendre le travail après le 11 mai, mes parents peuvent-ils garder leurs petits-enfants ?

      Oui et non. Si les grands-parents ont moins de 70 ans aucun problème sauf s’il sont porteurs des pathologies suivantes :

      • ATCD cardiovasculaires : HTA compliquée, AVC, coronaropathie, chirurgie cardiaque
      • Insuffisance cardiaque NYHA III ou IV
      • Diabète insulinodépendant non équilibré ou présentant des complications
      • Pathologie respiratoire chronique susceptible de décompenser
      • Insuffisance rénale dialysée
      • Cancer sous traitement
      • Immunodépression
      • Cirrhose ≥ stade B

      Après avoir dit que les enfants transmettaient la maladie et qu’il fallait fermer les écoles, le gouvernement ouvre les écoles après le 11 mai, n’est-ce pas illogique ?

      • On sait que certaines épidémies s’arrêtent au moment des vacances scolaires et que les enfants sont porteurs sains de beaucoup de maladies.
      • Depuis le confinement la scolarité de beaucoup d’enfants est perturbée, certains enfants sont déscolarisés.
      • Il existe une augmentation des violences intra familiales depuis le confinement.
      • Seul le personnel soignant dispose de solution collective pour la garde des enfants. Et beaucoup de parents se sont mis en chômage technique pour garder les enfants.
      • La maladie étant bénigne chez l’enfant le gouvernement prend le risque de faire circuler le virus pour développer une immunité de groupe.

      Que pensent les pédiatres du retour à l’école des enfants ?

      Dans une tribune publiée le 13 mai, 20 Présidents de sociétés savantes de Pédiatrie faisaient le bilan de ce retour des enfants à l’école :

      • Ouvrir les écoles est possible si les adultes accompagnent cette rentrée de manière positive. L’exemplarité doit être sans faute, à commencer par les mesures d’hygiène et les gestes barrières. Ce sont les adultes qui doivent protéger les enfants d’une possible contamination, tout en préservant des interactions de qualité entre adultes et enfants ainsi qu’entre les enfants eux-mêmes.
      • Les mesures de distanciation excessive (comme la suppression des espaces de jeux, l’interdiction aux enfants de jouer entre eux, ou le refus de consoler un enfant) sont inutiles voire préjudiciables. Dans la pratique, elles sont manifestement inapplicables et seraient susceptibles d'entraîner une anxiété particulièrement néfaste au développement des enfants et générateurs de troubles du comportement potentiellement majeurs
      • Ces mesures excessives font également perdre sens et engagement au métier exercé auprès des enfants par les assistantes maternelles, les professionnels des crèches et des écoles.
      • Ouvrir les écoles et les collectivités est aussi indispensable pour stopper tous les effets délétères du confinement sur certains enfants : décrochages scolaires, victimes de maltraitance, absence de protection vaccinale, rupture de suivi pour une maladie chronique. Le véritable risque pour l’enfant dans cette épidémie Covid-19 est sûrement de le priver d’un environnement socio-éducatif bénéfique à son développement, et d’un suivi médical de prévention indispensable à sa bonne santé.

      Travailler dans une crèche ou un établissement scolaire présente-t-il un risque de contracter le COVID-19 et la personne travaillant dans ces structures doit-elle prendre des précautions particulières ?

      Selon le niveau d’évidence actuel (29 mars 2020), les enfants pourraient jouer un rôle dans la transmission (taux d'attaque de 7% dans une étude de Shenzhen où les contacts étaient également largement dépistés). Cependant, en l'absence de grandes études sérologiques, il est impossible d'être certain du nombre réel d'enfants infectés et de leur rôle dans la transmission. De bonnes mesures d'hygiène par les professionnels sont de toute façon appropriées et le contact des membres du personnel avec des personnes âgées ou des personnes présentant une comorbidité doit impérativement être évité.

      Dois-je continuer à faire vacciner mon enfant ?

      Oui la vaccination des nourrissons est une priorité. Elle est essentielle pour éviter que dans le futur, après le confinement, nous devions à nouveau faire face à des épidémies de rougeole, la coqueluche, H influenzae... il faut continuer.

      Dans un article du 30 avril 2020, les Pédiatres du CHU de Bordeaux exprimaient leur inquiétude fait à la baisse de 50% des vaccinations du nourrisson. Chaque année en France 10 enfants décèdent de la coqueluche alors qu’il existe un vaccin.

      J’ai entendu parler à la télé de la maladie de Kawasaki qui serait due au coronavirus qu’en est-i-il ?

      C’est une maladie inflammatoire des vaisseaux et du cœur que l’on voit dans beaucoup d’infections virales, c’est une maladie très rare qui se soigne très bien. On le nomme désormais : syndrome inflammatoire multi-systémiques pédiatriques (PIMS).

      Au 18 mai 2020, 149 signalements de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques (PIMS) confirmés ou suspectés d’être en lien avec le COVID-19 et survenus depuis le 1er mars 2020, ont été rapportés. Il y a eu 5 cas en Nouvelle Aquitaine. Soixante-seize cas (51%) ont concerné des filles. Dans les pays où les statistiques ethniques sont autorisées (ce n’est pas le cas en France), il a été souligné un nette prédominance d’enfants d’origine africaine. Un enfants de 9 ans est décédé à Marseille alors de celui-ci présentait déjà une maladie chronique.

      Beaucoup d’arguments semblent aller vers une relation avec le COVID-19, cependant certains enfants sont restés négatifs aux tests PCR Sérologiques et au scanner.

      Le taux de nouveaux cas baisse parallèlement à l’épidémie de COVID.

      Notre fils a de l’asthme. Un professeur de l’établissement a contracté le Coronavirus. Mon fils ne l’a pas en cours mais côtoie des élèves qui ont eu cours avec cet enseignant. Est-ce dangereux ?

      À priori, cette situation n’est pas dangereuse pour votre fils, il convient seulement d’être attentif aux signes qui pourraient survenir et surveiller les symptômes tels que fièvre, toux, éternuements. Comme pour toute personne asthmatique, il est important qu’il poursuive son traitement habituel pour l’asthme y compris s’il comporte des corticoïdes.

      Même en cas de contact direct avec un porteur une simple surveillance s’impose. L’ibuprofène (Advil) reste une contre-indication absolue.

      Existe-t-il des consignes particulières pour les mineurs et les enfant placés ?

      La société française de pédiatrie a émis un avis récent, à retrouver sur le site www.sfpediatrie.com

      L’isolement d’un enfant symptomatique au sein d’une collectivité - voire son éviction dans un autre lieu de vie parce qu’il serait malade - peut même être délétère pour des enfants confiés donc particulièrement vulnérables : les enfants protégés ont besoin comme tous les enfants, de continuité, de bénéficier d’un environnement sécurisé.

    • Le coronavirus et les adolescents

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      Mise à jour : 18 mai

      Le virus

      COVID-19, qu'est-ce que ça veut dire ?

      Après avoir été baptisé nCoV-2019 dans un premier temps, ce nouveau coronavirus est un virus de rhume banal qui a muté, a été appelé SARS-CoV-2 (SARS pour "Syndrome Aigu Respiratoire Sévère" et Cove pour "Coronavirus"). Sa maladie a été nommée Covid-19 le 11 février 2020 par l'OMS pour signifier :

      "Co" signifie "corona", "vi" pour "virus" et « D" pour " disease" ("maladie" en anglais). Le chiffre 19 indique l'année de son apparition : 2019.

      Corona : à cause des protéines en forme de couronne qui le recouvre. Ces protéines sont solubles avec les détergents dont le savon.

      Certaines personnes disent « la » COVID-19 pour faire bien, en fait c’est à cause de la traduction de « disease » qui veut dire maladie. Sauf qu’en anglais « the disease » est à la fois masculin et féminin, alors on peut dire les 2 !

      Quelle la différence entre un virus et une bactérie ?

      La bactérie est une cellule qui se reproduit toute seule. Elle se soigne avec des antibiotiques. Elle est mille fois plus grosse que les virus qui font un milliardième de mètre.

      Le virus, lui, est obligé de rentrer dans une cellule pour pouvoir se reproduire en utilisant ses ressources. Il est responsable d’infection comme la varicelle, mais aussi peu provoquer des cancers, mais ce n’est pas le cas pour le COVID-19. Les virus sont très difficiles à soigner, il existe des antiviraux mais que l’on donne dans des situations très particulières.

      Qu’est-ce que le Coronavirus ? Comment est-il apparu ?

      Le COVID-19 est un virus de la famille des coronavirus (baptisés ainsi à cause de la couronne qui l’entoure). Ce virus était celui d’une simple rhinopharyngite. Il est apparu en Chine dans un marché de Wuhan (au centre de la Chine). Malgré son nom de ‘Marché de fruits de mer’, de nombreux autres animaux, dont des mammifères sauvages, y étaient vendus pour être mangés. On pense que le virus vient d’une chauve-souris qui l’a passé à un pangolin, qui l’a passé à un être humain.

      Puis, des voyageurs ont disséminé le virus un peu partout, d’abord dans la région autour de Wuhan, puis en Italie via des contacts commerciaux, en France et jusqu’aux États-Unis et en Afrique.

      Le COVID-19 est la maladie liée au coronavirus. Aujourd’hui, c’est toute la planète qui est affectée

      LA MALADIE

      Comment attrape-t-on le coronavirus ?

      Le virus se transmet d’une personne à l’autre par les gouttelettes respiratoires qu’on projette en toussant, en éternuant, en crachant ou en postillonnant.

      Ces gouttelettes pleines de virus peuvent aussi se déposer sur des surfaces comme les interrupteurs, les poignées de porte, les téléphones portables qu’une autre personne va toucher à son tour.

      C’est en portant ses mains contaminées à son visage que l’on peut être infecté.

      Au début de l’épidémie, on a accusé les enfants d’être les porteurs de la maladie et c’est pour cela que l’on a fermé les écoles, collèges et lycées en premier. Cela est vrai pour la grippe où l’épidémie s’arrête aux vacances de février. Depuis on a fait des études qui montrent que les enfants sont très peu contaminants et que c’est plutôt les adultes qui les contaminent.

      Quels sont les symptômes du COVID-19 ?

      Ils ressemblent d’abord à ceux d’une grosse grippe : toux, fièvre, fatigue intense. Ces symptômes peuvent s’accompagner de difficultés à respirer.

      On constate très souvent une perte de goût et d’odorat. C’est parfois même le seul symptôme.

      On peut aussi avoir mal au ventre et avoir la diarrhée.

      J’ai des signes de la maladie, que dois-je faire ?

      Je vais voir mon médecin de famille :

      • Je me fais tester, je m’isole et je respecte les gestes barrières et je porte le masque que m’a prescrit mon médecin.
      • Je fais la liste des personnes que j’aurais pu contaminer depuis 2 jours.
      • Si mon test est positif, je surveille mon état de santé et je reste isolé.

      Si je suis malade et que le test est positif, combien de temps dois-je rester isolé ?

      Mon médecin me le précisera, mais je dois être isolé au minimum 8 jours après l’apparition des premiers signes de la maladie. Après ces 8 jours, si je n’ai pas ou plus de fièvre ni de difficultés à respirer depuis au moins 2 jours, je pourrai sortir d’isolement.

      Pour retourner au collège ou au lycée, il me faudra l’accord de mon médecin et de celui de l’éducation nationale.

      Il va sans doute me rester une petite toux et je risque d’être fatigué. Il est aussi conseillé de ne pas rencontrer des personnes fragiles 7 jours après ma guérison.

      Je n’aime pas les prises de sang, comment se passe le test ?

      Pas de prise de sang à faire. On va te mettre un long coton tige que l’on appelle un écouvillon dans chaque narine pour aller chercher des bouts de virus. Ce n’est pas super agréable mais franchement cela ne fait pas mal. Il paraît même que les jeunes supportent mieux cet examen que les adultes ! Le résultat arrivera au bout de 24 heures.

      Mon voisin de classe a été testé positif et maintenant il reste chez lui car il est malade que dois-je faire ?

      L’assurance maladie (sécurité sociale) qui a été prévenue par le médecin de mon voisin de classe va sans doute appeler mes parents pour leur demander de me faire tester, de m’isoler et de surveiller ma santé.

      Pourquoi dois-je m’isoler alors que je ne suis pas malade ?

      • Pour éviter de contaminer mes proches et d’autres personnes si je suis infecté par le virus et même si je n’ai pas de signe. En effet, on peut être contagieux 48h avant l’apparition des signes ou être infecté sans avoir de signes de la maladie.
      • Pour contribuer ainsi à limiter la propagation de l’épidémie.

      Quand dois-je faire le test ?

      • Dans les 7 jours qui suivent mon dernier contact avec mon voisin de classe. Si quelqu’un de ma famille aurait été malade on aurait fait le test tout de suite.
      • En attendant ce test même si tu n’as aucun symptôme tu dois rester isolé chez toi.

      Ouf ! je suis resté isolé  depuis 7 jours, j’ai fait le test et il est négatif que dois-je faire ?

      Je dois rester isolé encore sept jours mais avec des mesures allégées. :

      • Je peux sortir dans la rue mais avec un masque chirurgical qui est prescrit par mon médecin, mais que pour des motifs essentiels. (Visite chez le médecin, aller à la pharmacie)
      • Je ne dois pas avoir de contact avec des personnes fragiles, même en prenant des précautions : personnes âgées de 65 ans et plus, porteuses d’une maladie chronique, présentant une obésité importante ou femmes enceintes au 3e trimestre.

      Est-ce qu’à mon âge, je peux en mourir ?

      Tout le monde risque d’attraper ce nouveau virus car personne n’est immunisé et on n’a pas encore inventé le vaccin qui nous protègera. Il semblerait que les enfants et les jeunes qui ont contracté le Covid-19 ne soient pas très malades.

      Certaines personnes ne se rendent même pas compte qu’ils ont attrapé le virus.

      Dans 99% des cas les gens en guérissent. Certaines personnes plus âgées et déjà porteur d’autres maladies peuvent aller en réanimation. 

      Une étude de l’institut Pasteur sortie à la mi-mai montre que seulement une personne malade sur 100 risque de mourir de cette maladie, chez les moins de 20 ans c’est 1 personne sur 10 000 malades.

      Les adolescents qui sont décédés du Covid-19 sont des cas très rares, qu’on n’explique pas encore. Il vaut mieux ne prendre aucun risque.

      Moi ça m’angoisse beaucoup tout cela que puis-je faire ?

      On a peur de ce que l’on ne connait pas.  À la télé et sur les réseaux sociaux il circule beaucoup de fausses informations et les chaines d’informations diffusent des scoops ou des fakes news qui sont démentis un mois plus tard, comme pour la chloroquine par exemple. Il ne faut pas hésiter à parler de tes peurs à quelqu’un en qui tu as confiance et qui ne se moquera pas de toi. Cela peut être tes amis, tes parents. Il y a aussi des psychologues qui sont disponibles gratuitement pour parler de cette maladie avec toi.

      Existe-il un traitement ?

      Dans la majorité des cas à ton âge il faut juste prendre du paracétamol et resté chez toi pour te reposer,car cette maladie mets vraiment KO. Ne prends jamais d’ibuprofène qui peut aggraver la maladie très rapidement.

      Les recherches actuelles sont consacrées à trouver des médicaments pour les gens qui sont en réanimation.

      Existe-il un vaccin ?

      Non pas encore. D’habitude il faut dix ans pour faire un vaccin, mais actuellement des milliers de chercheurs expérimentent plusieurs nouveaux vaccins et nous espérons avoir les premières doses fin 2021.

      Et puis on se vaccine naturellement en attrapant la maladie.

      Pourquoi je ne peux pas faire la bise à mes copines et mon amoureux(se) ?

      Parce que chaque contact physique évité est une occasion en moins de propager l’épidémie et que les mesures de confinement ont déjà permis de sauver plusieurs centaines de vie.

      De plus, quand on est à moins d’un mètre d’une personne on peut être contaminé ou contaminer la personne qui est en face nous.

      Le virus est-il transmissible lors d’un rapport sexuel ?

      Oui et non. Pour l’Organisation Mondiale de la santé le Covid-19 ne fait pas partie des infections sexuellement transmissibles comme le SIDA, le papillomas virus ou la syphilis. Mais on peut être infecté en embrassant son ou sa partenaire.   

      Puis je attraper  le COVID en croisant quelqu’un  de malade dans la rue ?

      Non, pour être contaminé il faut rester dans un endroit clos, à moins d’un mètre pendant plus de 15 minutes, beaucoup de jeunes ont été contaminés en boite de nuit, lors de fêtes à la maison ou dans les bars et restaurant avant le confinement.

      Quels sont les gestes qui permettent d’éviter la contamination ? Pourquoi faut-il se laver les mains tout le temps ? et comment bien le faire ?

      La porte d’entrée du virus dans notre corps est le nez, la bouche et un peu les yeux, les chercheurs appellent cela la zone T. Quand le virus passe par là, on parle d’infection directe. C’est pour cela que les soignants portent des masques.

      Mais on peut être amené à toucher des surfaces contaminées récemment (téléphone portable, ordinateurs, poignée de porte etc.).

      En 2015 un professeur a filmé ses étudiants en médecine pendant son cours. Résultats : en une heure, les élèves ont touché leur visage en moyenne 23 fois, soit une fois toutes les 2,5 minutes. Près de la moitié de ces gestes concernaient les yeux, le nez ou la bouche.

      Donc le virus peut nous contaminer par des mains souillées que l’on porte à notre visage. C’est la contamination indirecte et là le masque ne sert à rien !

      Donc la meilleure arme contre le virus n’est pas le masque mais le savon !

      Lave-toi les mains avec soin après avoir été aux toilettes, avant de manger, et en tout cas à chaque fois que tu reviens de l’extérieur.

      Pour bien faire il faut retirer ses bijoux (bracelets, montre, bagues) et ensuite passer du savon sur

      • Les paumes d’abord, puis le dos, des mains, entre chaque doigt, puis les pouces (qu’on oublie souvent), et enfin le bout des doigts, sous les ongles.
      • Compte environ trente secondes (le temps de chanter deux fois « joyeux anniversaire ») pour un lavage efficace.

      S’il n’est pas possible de te laver les mains, tu peux te les frotter avec un peu de solution hydro alcoolique. Mais la solution hydro alcoolique n’enlève pas les salissures (crasse, excréments). 

      C’est quoi la « distanciation sociale » et pourquoi est-elle de 1 mètre ?

      Il faudrait surtout parler de « distanciation physique ». En tout cas, l’idée est de supprimer les poignées de main, les bises et tous ces contacts rapprochés afin que chacun maintienne une importante distance avec les autres.

      La distance de 1 mètre est recommandée par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) depuis 1932 où un chercheur américain a étudié le trajet que parcourait un postillon : entre 1 et 2 mètres. Globalement, la distance minimum recommandée varie d’un pays à l’autre entre ces deux indications. En Italie et à Singapour, on retrouve les 1 mètre, quand en Espagne ou en Allemagne, les mesures indiquent 2 mètres. Les américains recommandent 6 pieds (1,80 m).

      Pour la petite histoire, on peut relever une curieuse relation historique concernant les six pieds : les cadavres sont enterrés six pieds sous terre depuis le XVIIe siècle, une mesure qui avait été décidée au moment de la Grande peste de Londres de 1665, puisqu’il fallait éviter que les chiens déterrent les corps en creusant et continuent ainsi de répandre la peste noire. La mesure s’est vite exportée dans les autres pays anglo-saxons.

      Pourquoi faut-il éternuer et tousser dans son coude ?

      Lorsque tu éternues ou que tu tousses, te protéger le visage avec les mains n’est pas une bonne idée car si tu es porteur du virus, celui-ci se propagera sur tes mains par le biais de micro-gouttelettes. Dès lors que tu toucheras un objet ou une personne, le risque de propagation du virus sera accru. La meilleure façon de protéger les autres est d’éternuer ou de tousser dans ton coude. Cela est aussi valable comme mesure de protection contre le virus de la grippe par exemple.

      Suis-je obligé de porter un masque dès que je sors ?

      Le port du masque est obligatoire :

      • Pour les jeunes au-dessus de 11 ans dans les transports en commun ;
      • Pour les collégiens/lycéens, le port du masque « grand public » est obligatoire dans toutes les situations où le respect des règles de distanciation risque de ne pas être respecté ;
      • Dans les magasins si le gérant le demande et cela doit être indiqué sur la porte ;
      • Dans certaines villes si les circonstances le justifient ou dans certaines rues ;
      • Si tu es malade ou si tu as été en contact avec une personne malade et que tu attends d’être testé (mais là du doit rester confiné chez toi).

      Le port du masque n’est pas obligatoire dans la rue, si tu dois rentrer dans plusieurs magasins il est préférable de le conserver en permanence pour éviter de le contaminer.

      Le port du masque est recommandé si tu vas voir tes grands parents surtout s’ils ont des maladies graves et s’ils sont âgés de plus de plus de 65 ans, le mieux est de leur téléphoner pour prendre de leurs nouvelles.

      Le covid au collège ou au lycée

      Faut-il porter un masque lors de la pratique de l’EPS ?

      L’effort physique se prête mal au port du masque. C’est pourquoi le protocole sanitaire de l’éducation nationale prévoit une distanciation entre 5 et 10 mètres selon l’intensité de l’effort.

      Concernant l’utilisation des vestiaires, le protocole recommande que les élèves viennent en tenue adaptée à l’EPS. Si toutefois l’utilisation de vestiaires est inévitable, les espaces doivent être balisés (neutralisation de banc ou siège par exemple) et les distances imposées rappelées par les enseignants, qui pourront décider d’en réguler l’accès et d’échelonner les entrées et sorties.

      Les profs sont-ils obligés de mettre un masque ?

      Oui quand ils sont au contact des élèves.

      Les enseignants et les enfants seront-ils testés avant le retour à l’école ?

      Toutes les personnes symptomatiques ou en contact avec des personnes présentant des symptômes évocateurs du Covid-19 sont testées depuis le 11 mai. Les élèves et personnels entrant dans ces catégories seront testées. En revanche, les autorités sanitaires considèrent que le test virologique ou sérologique des enseignants et des enfants préalablement à la réouverture des écoles et établissements scolaires est inutile.

      Si l’enfant a été en contact avec une personne infecté l’assurance maladie prévient les parents dans le cadre des brigades sanitaires mise en place par le Gouvernement.

      Que va-t-il se passer si quelqu’un est malade pendant que je suis au collège ?

      Source Éducation nationale

      Petit rappel des symptômes du covid-19 : toux, éternuement, essoufflement, mal de gorge, fatigue, troubles digestifs (diarrhée), sensation de fièvre.

      Il y a tout une procédure qui se met en place

      • Isolement immédiat de la personne :
        • S’il s’agit d’un adulte : avec un masque si le retour à domicile n’est pas immédiatement possible.
        • S’il agit d’un élève : avec un masque pour les enfants en âge d’en porter, à l’infirmerie ou dans une pièce dédiée permettant sa surveillance dans l’attente de son retour à domicile ou de sa prise en charge médicale.
      • Respect impératif des gestes barrières.
      • S’il s’agit d’un élève, appel sans délai des parents/responsables légaux pour qu’ils viennent chercher l’élève en respectant les gestes barrière.
      • Rappel par le directeur d’école ou le chef d’établissement de la procédure à suivre à savoir : éviter les contacts et consulter le médecin traitant qui décidera de l’opportunité et des modalités de dépistage le cas échéant.
      • Un appui du médecin ou de l’infirmier de l’éducation nationale pourra être sollicité si les parents/responsables légaux sont en difficulté pour assurer cette démarche de prise en charge.
      • Nettoyage approfondi de la pièce où a été isolée la personne après un temps de latence de quelques heures.
      • Poursuite stricte des gestes barrières.
      • S’il s’agit d’un élève, il ne pourra revenir en classe qu’après un avis du médecin traitant, du médecin de la plateforme Covid-19 ou du médecin de l’éducation nationale.

      Que va-t-il se passer si un élève du collège est testé positif ?

      Source Éducation nationale

      En cas de test positif, la conduite à tenir est la suivante :

      • Information des services académiques qui se rapprochent sans délai des autorités sanitaires et de la collectivité de rattachement.
      • L’adulte ou la famille s’il s’agit d’un élève sera accompagné dans l’évaluation du risque de transmission intrafamiliale par les autorités sanitaires pour déterminer quelle est la stratégie d’isolement la plus adaptée compte tenu du contexte. La médecine de prévention peut être sollicitée, s’il s’agit d’un adulte.
      • Information des personnels et des parents des élèves ayant pu rentrer en contact avec le malade selon le plan de communication défini par l’école ou l’établissement.
      • Les modalités d’identification et de dépistage des cas contacts et les modalités d’éviction seront définies par les autorités sanitaires. Des décisions de quatorzaines, de fermeture de classe, de niveau ou d’école pourront être prises par ces dernières.
      • Nettoyage minutieux et désinfection des locaux occupés et objets potentiellement touchés par la personne malade dans les 48h qui précédent son isolement.
      • Les personnels psychologues et de santé de l’éducation nationale pourront apporter leur appui.

      Ma copine m’a téléphoné hier, ses parents ont été positifs hier au Covid-19, mais elle n’a aucun symptôme doit-elle venir au collège ?

      Source Éducation nationale

      Non, les parents s’engagent à ne pas mettre leurs enfants à l’école en cas d’apparition de symptômes évoquant un Covid-19 ou dans l’hypothèse d’un cas confirmé dans la famille de l’enfant. L’enfant doit pouvoir bénéficier à son domicile du soutien scolaire mise en œuvre par son école ou établissement scolaire.

      L’élève ne pourra revenir en classe qu’après un avis du médecin traitant, du médecin de la plateforme Covid-19 ou du médecin de l’éducation nationale.

      Le père de mon copain de classe est traité pour une maladie grave et c’est sa grand-mère âgée de 80 ans qui le garde. Lui n’est pas malade, mais il n’a pas le droit de venir au collège pourquoi ?

      Source Éducation nationale

      Il est recommandé que les parents ou responsables légaux vulnérables ne renvoient pas à l’école leurs enfants. Ces derniers bénéficieront d’une continuité pédagogique. Les médecins se sont aperçus que certaines personnes qui ont des maladies graves, ou qui sont âgées de plus de 65 ans ont beaucoup plus de risque d’en mourir. Donc il faut éviter de les contaminer en ramenant les virus à la maison. 

    • Le coronavirus et la canicule

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      Création le 2 juin

      C’est quoi une canicule ?

      En France métropolitaine, la période la plus propice aux canicules s'étend du 15 juillet au 15 août. Les services météorologiques préviennent qu'il existe un risque de canicule lorsque pendant au moins trois jours, les températures minimales, en particulier la nuit, sont au-dessus de 20 °C et les températures maximales supérieures à 33 °C.

      À quoi correspondent les différents niveaux de la canicule ?

      Le plan canicule comporte 4 niveaux qui correspondent chacun à des actions de prévention et de gestion spécifiques qui sont définis par le Préfet :

      • niveau 1 (vigilance météorologique verte) : « veille saisonnière » activé du 1er juin au 15 septembre
      • niveau 2 (vigilance météorologique jaune) : « avertissement chaleur », en cas de probabilité importante de passage en vigilance orange dans les jours qui suivent
      • niveau 3 (vigilance météorologique orange) : « alerte canicule », déclenchée par les préfets de département, en lien avec les Agences régionales de santé
      • niveau 4 (vigilance météorologique rouge) : « mobilisation maximale », en cas de canicule avérée intense et durable

      En quoi consiste le plan canicule ?

      En août 2003, un épisode caniculaire a fait 19 000 morts en France. Depuis 2004, des mesures préventives sont mis en place pour prévenir une nouvelle hécatombe. Ces mesures s’adressent aux personnes fragiles (personnes âgées, handicapées, malades avec des pathologies chroniques, les femmes enceintes etc…)

      La chaleur aggrave des maladies préexistantes.

      Les médicaments peuvent augmenter les effets de la chaleur.

      Pour les personnes fragiles existe-il des choses à faire avant l’été pour anticiper la canicule ?

      OUI

      • Faire deux listes : 1) SUR QUI POURRAI-JE COMPTER ? 2) QUI POURRAI-JE AIDER ? Ne pas oublier les coordonnées des personnes ainsi repérées.
      • Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir de l’aide de bénévole pendant une vague de chaleur
      • Que faut il  faire pour se protéger et protéger son lieu de vie ? Savoir au moins à qui demander conseil (pharmacien, médecin, mairie, médias…)
      •  Faire une liste des lieux climatisés (ou frais) où se rafraîchir près de chez soi et ouverts en été : grande surface, cinéma, musée, église
      • Constituer sa trousse réunissant le matériel nécessaire pour lutter contre la chaleur (« trousse canicule ») : brumisateur, ventilateur et thermomètre médical (non frontal)
      • S’organiser afin d’ÉVITER DE RESTER ISOLÉ
      • Apprendre quels sont les signaux devant déclencher l’alerte et les gestes à faire si besoin
      • En cas de problèmes de santé ou de traitement médicamenteux régulier, demander à son médecin traitant quelles sont les précautions complémentaires à prendre avant l’été (adaptation de doses, arrêt du traitement ?).

      Il fait 41 degrés dehors, que faut-il faire ?

      Maintenir le corps frais :

      • Habits amples, légers, clairs
      • Préférer le coton, qui laisse passer l’air et absorbe la transpiration
      •  Boire régulièrement : Sans attendre d’avoir soif. De l’eau essentiellement, des fruits pressés éventuellement. Jamais d’alcool. Eviter sodas et autres boissons sucrées. Eviter les boisons à forte teneur en caféine (diurétiques)
      •  Utilisation de ventilateur et brumisateur :L’usage simultané est le plus efficace : brumiser d’abord les parties découvertes puis ventiler les parties mouillées avec le ventilateur manuel. A répéter autant de fois qu’on le veut, dès qu’on est sec.
      •  Utilisation répétée des douches fraîches (mais pas froides)
      •  Si l’habitation ne peut pas être rafraîchie :Prévoir de passer plusieurs heures par jour, chaque jour, dans un endroit frais, proche de son domicile et repéré à l’avance.
      • Dans tous les cas, respecter si possible l’heure de la sieste Pendant les heures les plus chaudes, se reposer, dans un lieu frais.

      Alimentation

      • Préférer les fruits et légumes crus et les plats froids.
      • Si une cuisson est nécessaire, opter pour celle qui peut être effectuée hors de toute surveillance afin de ne pas être en contact avec une source de chaleur (ex au four).

      Limitez au maximum votre activité physique

      • Proscrire tout effort (sport, jardinage, bricolage),
      • Reporter ce qui est urgent aux heures fraîches,
      • Si une activité est obligatoire : jamais au soleil.
      • Mouiller son T-shirt et sa casquette avant de les enfiler, les laisser sécher sur la peau et renouveler le procédé.
      • On peut aussi s’asperger d’eau, régulièrement, si l’on est obligé de travailler.

      Quand dois je appeler le médecin ?

      • Bouffée de sueur en buvant un verre d’eau (signe de déshydratation)
      • Pas d’urine depuis 5 heures environ /Urines foncées
      • Crampes (jambes, bras, fessiers, ventre)
      • Fatigue, faiblesse et/ou insomnie inhabituelle
      • Maux de tête, nausées après exposition directe au soleil (insolation )
      • Température supérieure à 39°C, maux de tête violents, nausées vomissements, propos incohérents, perte de connaissance, convulsions (coup de chaleur).

      Quelles sont les mesures à prendre pour se protéger du virus en cas de canicule ?

      Le Haut Comité pour la Santé Publique a été saisi par la Direction générale de la santé et a rendu un avis relatif à la gestion de l’épidémie de Covid-19 en cas d’exposition de la population à des vagues de chaleur en date du 6 mai 2020.

      Les personnes à risques pour des complications suite à une infection par le coronavirus sont les même que pour la canicule : personnes âgées, personnes en situation de handicap et ou présentant d’autres maladies chroniques.

      Le HCSP nous indique que aucune des mesures prisent dans le plan canicule est en contradiction avec les mesures barrières mais que celle-ci doivent être adaptées.

      Cependant le diagnostic peut s’avérer très difficile à établir surtout chez les personnes âgées ou atteinte de handicap psychique, la déshydration pouvant donner les mêmes symptômes que le COVID.

      Un point important ignoré par beaucoup de gens : le paracétamol est contre indiqué en période de fortes chaleur.

      HCSP avis du 6 mai

      En période de canicule comment puis-je adapter mon lieu de vie et en même temps me protéger du Covid-19 ?

      Avis du 6 mai du HSCP

      • Il est recommandé de veiller au renouvellement de l’air dans tous les lieux de vie, quels qu’ils soient. En période de forte chaleur, l’aération des milieux ou pièces confinés, dans le contexte Covid-19, au minimum pendant 10 à 15 minutes deux fois par jour, doit être réalisée dès lors que la température extérieure est inférieure à la température intérieure.
      • En cas de pic de pollution associé, les recommandations actuelles en cas de canicule (en termes d’aération) restent valides, y compris en période Covid-19 : même si l’air est pollué, il faut aérer.
      • L’utilisation de ventilateur est préconisée, y compris en association avec une brumisation, dans une pièce où se trouve une seule personne. Le ventilateur doit être stoppé avant qu’une autre personne n’entre dans la pièce.
      • Par contre, dans les espaces collectifs de petit volume, clos ou incomplètement ouverts, l’utilisation de ventilateur à visée de brassage/rafraîchissement de l’air est contre-indiquée dès lors que plusieurs personnes sont présentes dans cet espace (notamment salle de classe, établissements pour personnes âgées…), même porteuses de masques.

      Que penser des systèmes de ventilations (ventilateurs, clim)  et de la transmission du virus ?

      Avis du 6 mai du HSP

      Ceci est lié aux caractéristiques techniques du système de rafraîchissement.

      Climatiseurs individuels

      • Les climatiseurs individuels ne ventilent pas le local. Le groupe intérieur prend l’air dans la pièce et restitue cet air à la température désirée. La ventilation pourra être naturelle ou forcée avec une installation de type ventilation mécanique contrôlée (VMC). Il relève des occupants d’aérer aussi en ouvrant périodiquement les fenêtres. Un climatiseur (avec split et pompe à chaleur) dans un local ayant, au préalable, une ventilation mécanique VMC fonctionnant normalement (cas des EHPAD par exemple), s’il est équipé de filtres performants et correctement entretenus, ne sera pas à l’origine de problèmes liés au Covid-19.
      • Les filtres doivent être performants, bien installés et régulièrement entretenus et changés si besoin selon les recommandations des fabricants.
      • Ainsi, si la ventilation est conforme, les climatiseurs individuels bien dimensionnés et équipés de filtres performants, s’ils ont une bonne maintenance, permettent d’obtenir un air « filtré » qui fait baisser significativement la charge virale de la pièce et donc moins contaminant si une ou plusieurs personnes infectées sont dans la pièce.

      Installations dites collectives

      • Pour les installations dites collectives avec centrale de traitement d’air. Il est recommandé de vérifier l’absence de mélange et l’étanchéité entre l’air repris des locaux et de l’air neuf dans les centrales de traitement d’air (vérification du type d’échanges thermique : chambre de mélange, échangeurs thermiques) afin de prévenir l’éventuelle recirculation de particules virales dans l’ensemble des locaux par l’air soufflé. On peut aussi déconnecter ces échanges thermiques pour n’avoir qu’un système dit « tout air neuf », c’est-à-dire la séparation entre réseau d’air soufflé et réseau d’air repris qui est extrait directement à l’extérieur.
      • Les installations disposant d’unités terminales (de type ventilo-convecteurs) situées en allège sous les fenêtres ou dans un plénum (de type faux-plafond) qui brassent l’air d’une pièce ou d’une plate-forme (open-spaces) pour le rafraîchir, peuvent poser problème.
      • Si les centrales de traitement d’air et les unités terminales sont dotées de filtres performants et s’ils sont bien entretenus, ils ne sont pas à l’origine de problèmes liés au Covid-19.
      • Donc il faut encourager la mise à disposition d’espaces collectifs rafraîchis à condition que les mesures barrières soient rappelées et assurées dans ces lieux y compris le port d’un masque grand public.

      Le risque lié au flux d’air

      • Les unités terminales (ventilo-convecteurs) et climatiseurs individuels induisent un « flux d’air » plus ou moins intense (la vitesse d’air est moindre à la sortie de bouches de soufflage d’une installation collective). Si ce jet est normalement filtré, donc moins contaminant, néanmoins il peut « augmenter la distance de projection d’une gouttelette émise par l’oropharynx ».
      • Le port de masque grand public en tissu (70 % d’efficacité pour des particules de 3 μm) dans un espace clos permet de limiter les émissions de gouttelettes infectieuses, si on n’a pas l’assurance de l’absence de porteurs de virus.

      Que penser des brumisateurs ?

      Ventilateurs/brumisateurs en usage intérieur

      Les ventilateurs dits collectifs ne remplacent pas une climatisation mais ils peuvent rafraichir les personnes lors de la canicule dans une pièce commune. Le ventilateur rend la charge virale homogène dans la pièce et son niveau moyen dépendra du système de ventilation (en général le système VMC). Mais, en créant un mouvement d’air important, il va projeter les gouttelettes respiratoires émises par les personnes à distance dans la pièce et rendre inopérante la distance de sécurité entre les personnes.

      Le ventilateur individuel pour une personne seule dans une pièce ne pose pas de problème.

      Brumisation en usage extérieur

      La brumisation notamment par injection de fines gouttelettes d’eau avec une forte vitesse, apporte du confort en temps de forte chaleur. L’humidité relative augmente et l’air est indirectement débarrassé de petites particules se fixant aux gouttelettes du brouillard. Le brouillard aura tendance à fixer les particules et les faire tomber au sol. L’air peut ainsi être plus propre. A l’extérieur et dans des espaces de grand volume, il y aura une dilution des gouttelettes respiratoires émises par les personnes lors de la parole, la toux et les éternuements.

      Le risque de contamination par le SARS-CoV-2 est donc peu probable.

      Il faut que ces systèmes soient bien dimensionnés, que l’eau utilisée soit sanitairement correcte (utiliser de l’eau potable ou de l’eau minérale soutirée immédiatement), interdire la stagnation de l’eau qui stagne dans le brumisateur (d’autres pathologies peuvent être provoquées telles que la légionellose).

      Donc en conclusion :

      • L’utilisation de ventilateur est préconisée, y compris en association avec une brumisation, dans une pièce où se trouve une seule personne. Le ventilateur doit être stoppé avant qu’une autre personne n’entre dans la pièce.
      •  Dans les espaces ouverts, l’utilisation de systèmes collectifs de brumisation est possible sous réserve de maintenir la distanciation physique recommandée.
    • Mesures d’hygiène pour les patients COVID et leur entourage au domicile

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      Document élaboré par l’ARS Occitanie sur la base des références nationales :

      • Fiche Covid 19 : Lignes directrices pour la prise en charge en ville des patients symptomatiques en phase épidémique de covid-19 du 18 mars 2020
      • Fiche Covid 19 : Prise en charge en ville par les médecins de ville des patients symptomatiques en phase épidémique de covid-19 du 18 mars 2020
      • Fiche Covid 19 : Elimination des déchets contaminés ou susceptibles d’être contaminés par le Coronavirus chez les personnes malades ou susceptibles d’être infectées maintenues à domicile
      • Avis HCSP relatif à la réduction du risque de transmission du SARS-CoV-2 par la ventilation et à la gestion des effluents des patients COVID-19 du 17 mars 2020
      • Avis HCSP relatif à la gestion des déchets d’activités de soins (DAS) produits au cours de l’épidémie de Covid-19, en particulier en milieu diffus du 19 mars 2020

      Ces recommandations seront réactualisées si les recommandations nationales évoluent.

      Confinement et mesures barrières

      Le malade doit être isolé dans une seule pièce qui lui servira de lieu de vie, dans laquelle il séjournera, dormira et se restaurera. Dans la mesure du possible, cette pièce sera sans moquette, ni tapis.

      Lorsqu’il est amené à en sortir, il porte un masque anti-projections de type chirurgical et applique les mesures barrières d’hygiène des mains (friction avec une solution hydro-alcoolique, lavage) et de distanciation, sans contact direct. S'il doit se moucher, il utilise un mouchoir à usage unique qu'il ramène dans sa chambre.

      Il évite de toucher les denrées alimentaires qu'il ne consommera pas lui-même. En ce sens, la préparation des repas sera effectuée par un autre membre de la famille.

      Si plusieurs WC et salles de bains sont disponibles, l’un doit être dédié à la personne malade, si possible avec abattant. En cas de WC partagé, une hygiène stricte doit être respectée (nettoyage à l’eau de javel ou par lingette désinfectante). Si le WC dispose d’un abattant, l’abaisser avant de tirer la chasse d’eau, pour éviter la projection de gouttelettes sur les surfaces. Privilégier un rouleau de papier hygiénique personnel pour le malade.

      Ne pas partager entre plusieurs membres de la famille l’usage des serviettes de toilettes et gants.

      Lavage des mains

      Pour tous les occupants du logement, réaliser l’hygiène des mains (lavage à l’eau et au savon ou à défaut par un produit hydro-alcoolique) :

      • après chaque utilisation des toilettes ou nettoyage des toilettes ou du mobilier sanitaire ;
      • avant et après toute prise de repas ou de boisson ;
      • avant tout contact avec les yeux (port de lentille, maquillage…) ;
      • avant sortie et au retour au domicile pour les personnes qui doivent se rendre à l’extérieur (déplacements indispensables) et après contact avec des produits venant de l’extérieur (courses alimentaires par exemple).

      En tout état de cause, le lavage des mains à l’eau et au savon ou à défaut par un produit hydro-alcoolique doit être effectué au moins 4 à 6 fois par jour.

      Nettoyage et entretien

      Des sols et des surfaces

      Si le temps le permet, ouvrir une fenêtre avant de débuter le nettoyage.

      Ne pas utiliser d’aspirateur ou de balai (générateur d’aérosols) pour le nettoyage des sols.

      Laver les surfaces puis laver les sols avec le produit nettoyant usuel disponible en respectant les consignes d’usage du fabricant.

      Pour désinfecter ensuite les surfaces et les sols, à défaut d'un produit nettoyant et désinfectant prêt à l'emploi, utiliser de l'eau de javel diluée.

      Privilégier l'utilisation d’un bandeau à usage unique, ou lavable en machine à 60°C minimum.

      Des sanitaires

      Pour l’entretien des toilettes, utiliser de l’eau de Javel diluée ou un autre désinfectant virucide.

      Nettoyer la cuvette des toilettes par brossage après chaque tirage de la chasse d’eau.

      Quand le malade ne dispose pas de toilettes séparées, nettoyer et désinfecter quotidiennement, minimum 2 fois par jour, y compris après la guérison (jusqu’à 15 jours après la fin des signes cliniques).

      On peut utiliser des pastilles de Javel concentrées prêtes à l’emploi ou un désinfectant ménager équivalent contenant 0,5 % de chlore actif ou une solution de javel diluée, en laissant agir pendant 5 min.

      Désinfecter par trempage à l’eau de Javel diluée le matériel utilisé pour le nettoyage des surfaces, du mobilier sanitaire, (brosses, éponges, linges).

      Des ustensiles et surfaces vecteurs de contamination

      Certaines autres surfaces sont susceptibles d’être un vecteur de contamination et doivent être régulièrement désinfectées (lavabo, poignées de portes, interrupteurs, smartphone, …).

      Il est possible d’utiliser des lingettes désinfectantes prêtes à l’emploi ou à défaut un papier essuie-tout imprégné d’une solution désinfectante ou de produit hydro-alcoolique, sous réserve que le matériau y soit résistant.

      Des procédures spécifiques sont disponibles sur internet pour les objets fragiles tels que les smartphones.

      Aération, ventilation

      La chambre du malade doit être aérée trois fois par jour pendant 15 minutes minimum.

      Il faut ventiler en ouvrant en grand la fenêtre de cette pièce, de façon séparée du reste du logement, en maintenant fermée la porte de la pièce et en assurant le plus possible son étanchéité (si possible calfeutrage par boudin de bas de porte).

      Avant de sortir de la pièce où il séjourne, le malade l'aère à nouveau pendant quelques minutes.

      Pour le reste du logement, il est recommandé de procéder à une aération régulière par ouverture des fenêtres avec les règles habituelles d’ouverture (10 minutes matin et soir), en dehors des périodes d’aération de la chambre du patient (pour éviter les courants d’air).

      Il est recommandé, pour le système de ventilation, de :

      • Veiller à ce que les orifices d’entrée d’air en pièces de vie ne soient pas obstrués ;
      • Veiller à ce que les bouches d’extraction dans les pièces de service ne soient pas obstruées ;
      • Vérifier le fonctionnement du groupe moto-ventilateur d’extraction de la VMC.

      Les membres du foyer doivent cesser toute consommation de tabac au domicile car le malade ne doit pas être exposé au tabagisme actif comme passif, facteur aggravant de l'infection COVID-19.

      Entretien du linge et des draps

      Dans la mesure du possible, le patient réalisera personnellement l’entretien de son linge et de ses draps.

      Ne pas secouer les draps et le linge et les transporter directement dans la machine à laver le linge, sans dépose intermédiaire dans le logement.

      Laver le linge de literie à 60 °C pendant 30 min au minimum, séparément du linge du reste de la famille.

      Gestion des déchets contaminés Covid-19 ou susceptibles de l’être

      Éliminer les déchets contaminés ou susceptibles d’être contaminés par le COVID-19 dans la filière des ordures ménagères en respectant les précautions suivantes :

      • Les déchets les plus contaminés, notamment les masques, mouchoirs à usage unique, sont placés dans un sac poubelle dédié, si possible opaque et disposant d’un système de fermeture (liens traditionnels ou liens coulissants) et d’un volume adapté (30 litres au maximum).
      • Si un professionnel de santé intervient pour des soins à domicile, il pourra jeter ses équipements de protection usagés dans ce même sac.
      • Ce sac plastique se trouve dans la pièce où la personne infectée est en confinement, pour qu’elle y place ses déchets.
      • Lorsque ce sac poubelle est presque plein, il est fermé en veillant à ne pas emprisonner trop d’air et il est placé dans un deuxième sac poubelle répondant aux mêmes caractéristiques, qui sera également fermé.
      • Les déchets sont stockés ainsi durant 24 heures au domicile (afin de réduire fortement la viabilité du virus) avant leur élimination via la filière des ordures ménagères.

      Cette procédure de stockage doit être réalisée jusqu’à la fin des symptômes respiratoires du malade.

      Dans la chambre, on dispose un autre sac poubelle dédié aux autres déchets dont les restes de repas, que le malade pourra si possible jeter lui-même dans le sac après chaque repas.

      Attention : ne jamais placer les masques ou mouchoirs papier dans le bac de collecte.

    • Précautions sanitaires pour la livraison de repas à domicile

      ouvrir
      fermer

      La livraison de repas à domicile reste autorisée pourvu qu’elle se fasse sans contact, afin d’assurer une protection maximale des personnes qui préparent les repas, des livreurs et des clients.

      La livraison sans contact se déroule dans les conditions suivantes

      • Une zone de récupération des repas doit être aménagée par le restaurant, distincte de la cuisine, afin d’assurer la récupération du repas sans contact entre la ou les personnes chargées de la préparation du repas et la personne chargée de la livraison ; de même qu’au domicile.
      • Le livreur dépose son sac ouvert et le personnel du restaurant place le repas directement dans le sac.
      • Lors de la livraison du repas, le livreur prévient le client de son arrivée (en frappant ou en sonnant).
      • Le livreur part immédiatement ou s’écarte d’une distance de minimum 2 mètres de la porte, avant ouverture de la porte par le client. L’objectif est de ne pas se croiser.

      Consignes complémentaires à destination des plateformes de mise en relation (le cas échéant)

      Les gestes barrières doivent être rappelés expressément aux restaurateurs, aux livreurs et aux clients : se laver très régulièrement les mains, tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter, saluer sans se serrer la main et sans embrassades.

      Consignes à destination des restaurateurs et préparateurs de repas

      •   Les gestes barrières (se laver très régulièrement les mains, tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter, saluer sans se serrer la main et sans embrassades) doivent être appliqués en permanence, par l’ensemble du personnel ;
      • Toute personne symptomatique (fièvre ou sensation de fièvre, toux, difficultés respiratoires) ne doit pas se rendre sur son lieu de travail ;
      • Les sacs contenant les repas doivent être correctement fermés ;
      • Une attention particulière doit être portée au nettoyage et à la désinfection de toutes les surfaces et ustensiles en contact avec la nourriture.

      Consignes à destination des livreurs

      • Les gestes barrières (se laver très régulièrement les mains, tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter, saluer sans se serrer la main et sans embrassades) doivent être appliqués en permanence ;
      • Toute personne symptomatique (fièvre ou sensation de fièvre, toux, difficultés respiratoires) ne doit pas se rendre sur son lieu de travail ;
      • Lors de l’attente devant un restaurant, les livreurs s’assurent du respect de la distance de sécurité d’1 mètre entre eux ;
      • Le livreur prévient le client de l’arrivée du livreur et part immédiatement ou s’écarte d’une distance de minimum 2 mètres de la porte après le dépôt du repas ;
      • Le matériel de livraison doit être régulièrement nettoyé, particulièrement les zones en contact avec les mains, à l’aide de lingettes désinfectantes ou d’un chiffon et de produit d’entretien correspondant à la norme NF ou EN 14476 (inscrite sur l’étiquette).

      Point d'attention

      D’après les informations disponibles à ce jour, le coronavirus Covid-19 se transmet principalement par les postillons (toux, éternuements). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux ou d’un éternuement ou contact prolongé, par exemple lors d’une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées.

      Le virus peut survivre quelques heures sur des surfaces (voire quelques jours dans des conditions spécifiques, en milieu humide), et les mains voire les objets manipulés (stylo, poignée de porte…) peuvent être des vecteurs de transmission.