L’action Internationale

Le Département mène un partenariat avec plusieurs régions d'Afrique et d'Europe : le département de Foundiougne au Sénégal, la ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, la municipalité de Nis en Serbie et le comté de Cork en Irlande.

Par ailleurs, il organise un Concours Citoyenneté Européenne en partenariat avec l’association France-Libertés Gironde et l’Éducation Nationale et s'engage auprès des associations girondines et des collèges pour fédérer des projets internationaux autour de ces territoires de coopération.

  • Municipalité de Nis

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    La ville de Nis (300 000 habitants) se situe au sud-est de la Serbie. Le Département de la Gironde a développé avec cette commune différents projets, dans un premier temps dans le prolongement du Concours Citoyenneté Européenne avec deux partenariats faisant intervenir les collèges girondins Berthelot de Bègles et Eléonore de Provence de Monségur, et sur des thématiques plus larges comme la coopération dans le domaine de l'agriculture biologique ou la culture.

    Aujourd’hui, le Département, ses partenaires girondins et serbes œuvrent pour :

    • la mise en place d’un projet de conversion biologique de productions de Griottes
    • l’expertise du potentiel touristique local en Partenariat avec la Ville d’Arles (Projet Labellisé par le MAEDI)
    • au Soutien à la francophonie via l’achat de livres en faveur de bibliothèque de collèges
    • l’envoi de professeurs stagiaires de L’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE ex-IUFM) dans des collèges
    • l’échange de 2 volontaires en Service civique (1 Girondin et 1 Serbe)
    • l’accueil en résidence d’artistes d’un musicien à Monségur qui participera à 3 festivals : Cénac, Les 24 heures du Swing, Nisville Jazz Festival

    Contact

    Direction de la Cohésion Territoriale et le Coopération Européenne
    05 56 99 35 94
    mission-cooperation@gironde.fr

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  • Concours Citoyenneté Européenne

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    Organisé à l’initiative de l’association France-Libertés Gironde et du Département en partenariat avec l’Inspection d’Académie de Bordeaux, le concours a lieu chaque année dans le cadre de la Semaine nationale d’éducation contre le racisme.

    Deux écrivains étrangers francophones, proposés par le jury, rédigent un texte, traduit en français. Ils y exposent leur manière de vivre et de voir l'Europe, comment ils concilient leur attachement à leur ville, leur région d'origine, leur lieu de vie, à leur nation, à leur État dans l'espace européen.

    Entre décembre et mars, collégiens et enseignants en français, histoire, géographie, documentalistes, travaillent ces textes, les confrontent, les exploitent.

    À l'occasion de la Semaine nationale d'éducation contre le racisme (3e semaine de mars en France), les deux auteurs sont invités dans les collèges.

    Durant une demi-journée, ils sont alors les hôtes de chaque collège participant, suivant un programme élaboré par ces derniers. Ils rencontrent les classes, répondent aux questions des élèves préparées avec les enseignants sur leur œuvre, leur pays, leur biographie. Ils participent à d’autres types de rencontres tournées vers le grand public (Maison de l’Europe, Mollat, Médiathèque du Bois Fleuri, …)

    Suite aux rencontres avec les auteurs, les élèves sont ensuite invités à rédiger leur conception personnelle de leur propre rapport à l'espace européen. Les textes, individuels ou collectifs, sont présélectionnés par les collèges et remis avant le 11 avril aux organisateurs. Les meilleurs écrits sont alors récompensés.
     

    Les auteurs participants en 2017

    Cette année, ce sont deux auteures, allemande et sénégalaise, qui ont été accueillies en Gironde et qui ont rencontré les collégiens en mars.

    GILA LUSTIGER

    Gila Lustiger est la fille de l'historien et écrivain allemand Arno Lustiger. Après avoir grandi à Francfort, elle part en 1981 en Israël, où elle étudie la littérature comparée à l'université hébraïque de Jérusalem, et travaille dans l'édition à Tel Aviv. En 1987, elle s'installe avec l'écrivain Emmanuel Moses à Paris.

    «  Juive en Allemagne, allemande en Israël, étrangère en France, je suis consciente de mon ambivalence, mais j’aime cette gymnastique entre les cultures et les pays. »

    L'inventaire observe dans une série de micro-fictions pendant les années trente la lente dégradation des conditions de vie de tous ceux que le régime nazi considère comme "non rentable, nuisible à la communauté du peuple" et des Juifs allemands en particulier. Mais son regard se pose aussi sur les "bourreaux", sur ceux qui veillent sur le bon déroulement de la sélection, qui se fait de plus en plus impitoyable. Comme dans chaque système de sélection il y a les gagnants et les perdants, tel Allemand qui peut acquérir à bas prix l'enseigne d'un Juif exproprié ou tel soldat au front qui récupère des objets spoliés pour les envoyer à sa famille. Est montré jusqu'au bout l'exploitation de l'homme par l'homme, avec une efficacité terrible, où les indésirables et non rentables le redeviennent à travers la matière primaire à laquelle la machinerie d'extermination les réduit.

    L'auteure porte un regard clinique, sobre, détaché, sans misérabilisme sur la génération qui la précède, mais pas sans soulever l'émotion.

    • « Quel bonheur » est un roman de couple, l'histoire d'une femme "moderne", qui raconte sa vie au jour le jour et essaie de se réaliser et se faire reconnaître à sa juste valeur sans y arriver. Pourtant ce n'est pas un roman féministe, plutôt l'introspection d'un échec programmé. Le style est détaché, comme dans le roman précédent, on l'a dit le plus français de ses livres, où une sorte de Madame Bovary qui s'est perdue dans Les Choses.
    • « Nous sommes » son troisième roman est peut-être le plus autobiographique, un roman de famille, ou de relation fille-père et du secret de famille qui les relie.
    • « Un bonheur insoupçonnable » son dernier roman traduit en français, traite aussi les relations entre générations, cette fois entre un vieux monsieur et un jeune garçon, d'une façon insoupçonnable, comme le titre l'indique.

    KHADI HANE

    Elle est née le 6 septembre 1962 à Dakar. Elle fait ses études secondaires au lycée J. F. Kennedy, et passe son baccalauréat scientifique en 1982. Elle réussit un DEUG de physique-chimie deux ans plus tard à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Elle poursuit ses études en France, à Limoges en ... langues étrangères appliquées... qui débouche en 1991 sur une maîtrise option affaires et Commerce à Nanterre. Elle se spécialise en 1992 en commerce international à l’Association Polytechnique à Paris.

    Les œuvres de Khadi Hane sont souvent inspirées du vécu des Africains vivant loin de chez eux. Pèlerine de la race noire ? A-t-on envie de demander. Non, juste réaliste, Khadi Hane veut que la réalité de son peuple soit réintégrée dans son quotidien.

    Déjà avec « Sous le regard des étoiles » son premier roman, elle nous traçait l’itinéraire d’une Africaine depuis son Sénégal natal jusqu’à la France où elle est confrontée au racisme et aux conditions précaires qui caractérisent souvent les modes de vie des immigrés africains.

    Quand on lui demande ce qui la fait courir, elle répond en sourire : « Je ne cours pas, je marche. Je marche à la cadence des battements de ces cœurs africains qui n’ont que l’espoir pour survivre. Je suis africaine, je ris, je défaille, je meurs, je revis, tous les jours, chez moi au Sénégal, ici en France, partout dans le monde. »

    « Je ne suis qu’une exilée dans le labyrinthe de mes idées » . Quand on lui demande pourquoi elle ne retourne pas à son Sénégal natal, elle répond aussi en sourire « Je suis chez moi partout dans le monde. La seule chose qui me rend malheureuse, c’est que ce monde ne m’aime pas parce que je suis noire. Au Sénégal et ailleurs, je resterai cette noire que personne ne respecte. Alors, je reste ici juste pour que ma voix atteigne le sommet de l’inaudible. »

    •  « Sous le regard des étoiles » en 1998 aux Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal, deuxième au prix Arts et Lettres du président de la république du Sénégal en 1999,
    • « Le collier de paille en 2002 » aux éditions Ndze, prix spécial du jury Noma Award Publishing 2003 à Londres.
    • « Des fourmis dans la bouche » (Editions Denoël-2011)
    • « Demain si Dieu le veut » (Editions Joelle Losfeld-2015)

    Elle a également publié une pièce de théâtre intitulée «  Il y’en a trop dans les rues de Paris » , éditions Ndze à Paris.

    Khadi hane est la présidente de l’association Black Art et Culture.

    Palmarès 2017

    La remise officielle du prix a eu lieu vendredi 2 juin 2017, en présence de Jean-Luc Gleyze Président du Conseil départemental, à l'Université Michel de Montaigne à Bordeaux III.

    12 Prix, 9 individuels (dont 2 doubles) et 3 collectifs,  14 trophées et 14 Diplômes ont été décernés.

     

    Prix du Conseil Départemental (6 prix)

    Collectifs :  

    - collège Léo Drouyn de Vérac (1 trophée ; 1 diplôme)

    - collège Les Lesques de Lesparre (1 trophée ; 1 diplôme)

    - collège Ausone le Bouscat (Classe ULYS) (1 trophée ; 1 diplôme)

     

    Individuels :

    - Stella Barbet et Marylou Duffillot, collège Alfred Mauguin de Gradignan (2 trophées ; 2 diplômes)

    - Ulysse Andrieu, Léo Drouyn de Vérac (1 trophée ; 1 diplôme)

    - Tara Cruz, collège Rosa Bonheur de Bruges (1 trophée ; 1 diplôme)

     

    Prix France Libertés Gironde

    Individuels :

    - Camille Hivernault, collège Eléonore de Provence, Monségur (1 trophée ; 1 diplôme)

    - Léna Desangin, collège Les Lesques de Lesparre (1 trophée ; 1 diplôme)

     

    Prix de l'Education Nationale

    Individuels :

    - Anna Bernard, collège Olympe de Gouges de Cadaujac (1 trophée ; 1 diplôme)

    - Inès Charchari, collège François Mitterrand de Créon (1 trophée ; 1 diplôme)

     

    Prix de l'Alliance Française

    Individuel :

    - Nicolas Herrero et Inès Soulet, collège Olympe de Gouges de Cadaujac (2 trophées ; 2 diplômes)

    Nicolas ayant déjà bénéficié d’un prix l’an passé en 4eme (visite du parlement à Strasbourg), il ne participera pas au déplacement à Bruxelles.

     

    Prix de l'initiative citoyenne remis par la MEBA

    Individuel : Paul Kpodo, collège Les Lesques de Lesparre (1 trophée ; 1 diplôme)

     

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