Protection de l'enfance

Le Département apporte soutien financier et conseil aux familles pour garantir l’accès aux droits pour tous et lutter contre les exclusions. Dans l’intérêt supérieur de tout enfant, le Département renforce la prévention de la maltraitance, soutient la fonction parentale et améliore les dispositifs d’accueil.

Prévenir la maltraitance et signaler un enfant en danger

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Pour mieux combattre la maltraitance de l'enfant, le Département s'engage dans des missions de prévention et de protection. Il organise le recueil des informations relatives aux mineurs en danger et participe à leur protection.

Affiché dans toutes les écoles, le 119, numéro gratuit ouvert 24h/24, s'adresse avant tout aux enfants en danger, mais aussi à vous, adultes en contact avec des enfants. Vous avez une responsabilité de citoyen : rester vigilant aux signes qui laissent supposer l'existence de mauvais traitements.

Une information préoccupante (IP) a pour objectif d’évaluer si l’enfant est en danger ou en risque de l’être. C'est un devoir, et dans certains cas, une obligation légale.

Pour signaler un enfant en danger ou en risque de l’être :

  • Le numéro gratuit « enfance maltraitée » : 119
  • La Maison du Département des Solidarités la plus proche de chez vous
  • La Cellule Recueil des Informations Préoccupantes du Département (CRIP)
  • En cas d'extrême urgence, les services de la Police, de la Gendarmerie ou le Procureur de la République

La CRIP centralise à l’échelle de la Gironde, l’ensemble des informations préoccupantes relatives aux enfants en danger (informations faites par téléphone, entretiens, courriers, signalements effectués auprès du 119 ou du Parquet).

Ces informations déclenchent une évaluation de la situation par un assistant social de la Maison du Département des Solidarités en coordination avec le service de PMI en fonction de l'âge de l'enfant, afin d'apporter chaque fois que cela est possible une aide aux familles pour résoudre le problème et prévenir l'aggravation des difficultés.

Dans le cas d'un danger avéré ou de refus de collaboration des parents, le Département saisit l'autorité judiciaire afin que des mesures de protection soient prises dans l'intérêt des mineurs.

Contactez la Maison du Département des Solidarités la plus proche de chez vous :

Contact

Direction de la protection de l'Enfance et de la Famille
Cellule Recueil des informations préoccupantes de Gironde
05 56 99 33 33
crip33@gironde.fr

Accéder à la page de contact

Accompagner parents et enfants en difficulté : de la prévention au placement

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Afin de favoriser le maintien de l’enfant dans son milieu familial, ou de lui garantir les meilleures conditions de vie dans des familles et établissements d’accueil, des équipes pluridisciplinaires en Maison du Département des Solidarités (assistants sociaux, éducateurs spécialisés, psychologues) travaillent, à l'écoute des besoins de l'enfant et des parents, pour apporter une solution personnalisée à leurs problèmes.

Les actions de prévention : pour maintenir les enfants dans leur milieu familial

La prévention est une priorité pour le Département, qui souhaite maintenir autant que possible les enfants dans leur milieu familial. Il soutient la fonction parentale par des aides appropriées : aides financières et psychologiques, aides éducatives à domicile, interventions sociales au sein des familles.

Lorsque le lien mère-enfant connaît de graves dysfonctionnements et nécessite un accompagnement éducatif dans un cadre protégé, un accueil est proposé en Centre Maternel, pour les femmes enceintes ou les mères ayant au moins un enfant de moins de 3 ans.

L'enfant peut aussi faire l'objet d'une Aide Éducative à Domicile : il bénéficiera avec ses parents d'un accompagnement par un éducateur, afin de soutenir la fonction parentale et permettre le bon développement de l'enfant.

Autre solution : l'accueil à la journée qui concerne plus particulièrement de jeunes enfants accueillis à la journée chez un.e assistant.e maternel.le, recruté.e dans ces cas particuliers par le Département. L'enfant et les parents sont suivis par l'équipe pluridisciplinaire de la Maison du Département des Solidarités.

Les actions de protection : quand le placement devient nécessaire

Lorsque le maintien de l'enfant dans son milieu familial n'est pas possible, compte tenu de carences éducatives trop importantes ou de mise en danger de l'enfant, le mineur est pris en charge par le Département.

C'est l'équipe médico-sociale de la Maison du Département des Solidarités qui réalise l'évaluation de la situation de l'enfant et de sa famille et fait une proposition d'intervention à l'inspecteur enfance du Département dans l'intérêt de l'enfant.

La décision de placement peut émaner :

  • de l'Inspecteur de l'aide sociale à l'enfance : placement administratif, réalisé à la demande des détenteurs de l'autorité parentale qui ne peuvent momentanément s'occuper de leur enfant,
  • du juge des enfants : placement judiciaire en cas de danger avéré, par exemple en cas de maltraitance.

Les différents types d’accueil

Le Centre Départemental de l'Enfance et de la Famille (CDEF) : répondre à l'urgence

Service du Département, le CDEF est un centre d'accueil d'urgence, d'observation et d'orientation. Il intervient dans les missions de protection de l'Enfance et de l'Aide à la Famille. Il accueille des mineurs confiés au Président du Conseil départemental, et des jeunes mères isolées avec leur enfant ; des situations très lourdes auxquelles l'équipe du CDEF apporte des réponses personnalisées.

En savoir plus

Les familles d'accueil

Le Département a souhaité renforcer et optimiser ce dispositif d'accueil et améliorer la qualité des prises en charge. Il est proposé au mineur accueilli dans ce cadre la "suppléance familiale" dont il a besoin, tout en garantissant le maintien des liens avec les parents, en fonction du projet individualisé élaboré par l'équipe territoriale.

L'agrément est délivré par les services de PMI. Le recrutement est effectué par le Service Départemental des Affaires Familiales qui assure à la fois :

  • L'accompagnement professionnel des assistants familiaux mis en place par l'équipe du Bureau de gestion et d'accompagnement des assistants familiaux (assistants socio-éducatifs, psychologues).
  • Le service paie et suivi de courriers par le Bureau de gestion des assistants familiaux.

Les établissements d'accueil

Autre possibilité : l'enfant est placé dans un établissement habilité Aide Sociale à l'Enfance (foyer de l'enfance, maison d'enfants à caractère social).

  • Le foyer de l'enfance doit être en mesure d'accueillir à tout moment, tout mineur confié au Président du Département nécessitant une protection immédiate. C'est un lieu d'observation et de diagnostic qui permet de préparer une orientation (retour dans la famille, placement en famille d'accueil, en établissement...).
  • Les maisons d'enfants à caractère social accueillent pour des séjours de durée variable, les enfants et les adolescents dont les familles se trouvent en difficulté momentanée ou durable et ne peuvent assumer la charge et l'éducation de leurs enfants. Ces établissements, qui en majorité relèvent du secteur associatif habilité, fonctionnent en internat complet ou en accueil séquentiel en fonction du projet individualisé de l'enfant. 

Les lieux de vie

Pour accueillir au mieux les enfants, le Département cherche à augmenter le nombre de structures d'accueil pour réduire le nombre d'enfants accueillis dans un même lieu. 

C'est dans cette démarche qu'ont été créés les lieux de vie, au nombre de 12 en Gironde. Ces structures de petite taille accueillent entre 5 et 10 enfants qui, en raison de leurs difficultés, ne peuvent être accueillis dans le dispositif classique de l'aide sociale à l’enfance. 

Particularités des lieux de vie : leur engagement, la présence constante des adultes permanents, la cohérence d’une prise en charge au plus près des besoins des jeunes accueillis, une hospitalité ouverte aux jeunes en mal de protection, la possibilité d’offrir des accueils de longue durée ou de courtes périodes d’observation (séjours de rupture), leur éloignement géographique introduit une mise à distance propice de l’environnement habituel, leur singularité respective permet d’imaginer un parcours du jeune au travers d’expériences diversifiées.

Premier village d'enfants en Gironde

ACTION ENFANCE et le Département de la Gironde construisent le premier Village d’Enfants girondin à Sablons. Accueillis dans un dispositif provisoire depuis l'été 2020, 54 enfants s’épanouiront dans ce premier village éco-conçu, à partir de l’été 2021.

À mi chemin entre une famille d'accueil et un établissement de type foyer, le village d'enfants est composé d'une dizaine de maisons d'habitation et bâtiments communs. Il offre aux enfants et jeunes, de 0 à 21 ans, la possibilité de grandir et se reconstruire dans un cadre stable, accueillant, rassurant et chaleureux.
Fondation ACTION ENFANCE

Les différents lieux d’écoute et de rencontre

Les points Rencontre Parents - Enfants

Les problématiques familiales des mineurs confiés au Président du Conseil départemental sont de plus en plus lourdes et complexes, aussi il est nécessaire d'encadrer les rencontres parents-enfants.

Le Département a donc développé plusieurs points rencontre en Gironde pour répondre à ces besoins.

Le Point Rencontre Départemental sur Bordeaux et des Points Rencontre de proximité dans les maisons d'enfants à caractère social du secteur associatif (le Home de Mazères, St Joseph à Podensac, l'Ermitage Lamourous au Pian Médoc, François Constant à Libourne et St Vincent de Paul au Moulleau).

Ces Points Rencontre répondent exclusivement aux besoins des mineurs confiés au Département et accueillis en famille d'accueil.

Ce sont des équipes spécialisées (éducateurs et psychologues) qui assurent ces rencontres parents-enfants.

La Maison Départementale des Adolescents (MDA)

Formée d'une équipe pluridisciplinaire, la Maison des Adolescents de la Gironde assure les missions d'accueil, d'écoute, de soutien, d'accompagnement et d'orientation en direction des jeunes de 11 à 25 ans, mais aussi de leurs parents, leur famille, leur entourage proche, ainsi qu'aux professionnels accompagnants.

L'espace est gratuit, anonyme et confidentiel, avec ou sans rendez-vous.

MDA Bordeaux

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MDA Médoc - Lesparre-Médoc

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MDA Médoc - Pauillac

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MDA Bassin - Biganos

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MDA Bassin - La-Teste-de-Buch

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MDA Sud Gironde - La Réole

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MDA Sud Gironde - Langon

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Contact

Direction de la protection de l'Enfance et de la Famille
05 56 99 33 33

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Le Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille (CDEF)

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Service du Département, le Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille ou CDEF est un centre d'accueil d'urgence, d'observation et d'orientation. Il intervient dans les missions de protection de l'Enfance et de l'Aide à la Famille. Il accueille des mineurs confiés au Président du Département, et des jeunes mères isolées avec leur enfant ; des situations très lourdes auxquelles l'équipe du CDEF apporte des réponses personnalisées.

Le CDEF assure :

  • l'accueil de 183 enfants, adolescents et jeunes majeurs, âgés de 8 jours à 21 ans dans différents sites du CDEF. Les relations entre les enfants et leur famille sont assurées par le Service Parentèle au sein du Foyer de l'Enfance ;
  • la mise à disposition de 56 studios pour les jeunes femmes enceintes et les mères d'un enfant de moins de 3 ans. Cette mission est gérée par les Services d'Accompagnement de la Famille et de l'Enfant de Talence et Bordeaux ;
  • la prise en charge de familles en difficulté sociale importante, dans les 40 logements sociaux répartis sur le Département.

Le Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille est implanté sur plusieurs communes du département mais son siège historique est situé à Eysines.

Les services du CDEF sont nombreux et diversifiés, ils concourent tous à une même mission générale, la protection de l’enfance. Elle se décline dans des missions spécifiques :

  • d’accueil,
  • d’observation,
  •  d’accompagnement,
  •  d’orientation et/ou insertion.

Le CDEF est composé d’équipes pluridisciplinaires (éducateurs, médecins, psychologue, infirmières, etc.), de services supports (hôtellerie, technique, secrétariat, etc.) qui assurent et coordonnent le fonctionnement de la structure.

Les missions du CDEF

  • Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique :
    • aux mineurs
    • à leur famille
    • ou à tout détenteur de l'autorité parentale,
  • confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger :
    • la santé,  
    • la sécurité,
    • la moralité de ces mineurs
    • ou de compromettre gravement leur éducation, leur développement physique, affectif, intellectuel et social.
  • Mener en urgence des actions de protection en faveur de ces mineurs.
  • Pouvoir à l'ensemble de leurs besoins et veiller à leur orientation, en collaboration avec leur famille ou leur représentant légal.
  • Veiller à ce que les liens d'attachement noués par l'enfant avec d'autres personnes que ses parents soient maintenus, voire développés, dans son intérêt supérieur.

L’établissement assure l’accueil d’urgence dans le cadre de la Protection de l’Enfance 365 jours par an et 24h/24.

Chiffres clés du CDEF

En 2020, le CDEF dispose d'une capacité d'accueil de 647 jeunes.

Au total, le CDEF c’est :

  •  34 services implantés sur 13 communes de Gironde
  •  55 métiers
  •  735 agents qui œuvrent  au quotidien pour la Protection de l’Enfance.

Contact

Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille (CDEF)
21 Avenue de l’Hippodrome
CS 30021
33 326 EYSINES Cedex
05 56 16 11 60
cdefstandardeysines@gironde.fr
Accueil 24h/24, 7j/7

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Conseil des Jeunes de la Protection de l'Enfance en Gironde (CJPE)

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Après la création du Conseil départemental des jeunes avec des élus collégiens en 1989, le Département de la Gironde crée en 2019 un Conseil des Jeunes de la Protection de l’Enfance (CJPE). Celui-ci a pour objectif d’être un lieu d’expression et de propositions des jeunes confiés pour faire évoluer la protection de l’enfance en Gironde.

Prendre la parole pour être entendu

Le Conseil des Jeunes de la Protection de l'Enfance est une assemblée départementale composée d’une centaine d’enfants confiés et d’anciens de l’Aide Sociale à l’Enfance qui doit permettre de :

  • Recueillir la parole des jeunes
  • Donner un avis sur la protection de l’enfance en Gironde

Comment participer à la nouvelle mandature 2021-2023 ?

Le Conseil des Jeunes de la Protection de l’Enfance est une instance représentative des différents types d’accueil (famille d’accueil, foyer, lieu de vie), des âges de 8 à 21 ans et des territoires de la Gironde. Les enfants de 8 à 21 ans actuellement en famille d’accueil ou en foyer et les adultes issus de l’Aide Sociale à l’Enfance jusqu’à l’âge de 27 ans peuvent participer à ce conseil.

La deuxième mandature 2021-2023 du Conseil des jeunes de la protection de l’enfance de Gironde débutera le 24 novembre 2021. Vous pouvez candidatez ci-dessous jusqu'au 8 octobre 2021.

Le conseil se réunit 6 fois, ensemble ou en petits groupes, jusqu’en mai 2023.

Je m'inscris

Avant le 18 octobre 2021

Retour sur la première mandature 2019-2021

Les nombreux échanges dans les différentes commissions du Conseil des jeunes ont permis de mettre en évidence 14 observations. Ces points ont été votés par le Conseil le 31 mars puis présentés à l’Assemblée plénière du Conseil départemental le 12 avril 2021.

Ces observations mises en avant seront à l’ordre du jour d’une commission de suivi composée de jeunes ambassadeurs du Conseil et d’acteurs de la protection de l’enfance en Gironde, pour faire évoluer la protection de l’enfance dans notre département. La 1ère rencontre aura lieu en octobre 2021.

 

Depuis le 20 novembre 2019, nous, membres du Conseil des jeunes de la protection de l’enfance, nous nous sommes réunis en plénière et en commissions pour être les témoins, les rapporteurs de la protection de l’enfance en Gironde.

Durant ces séances de travail, les animateurs des commissions ont facilité notre parole pour nous permettre d’exprimer, de notre place d’enfant confié ou d’ancien de l’ASE, notre vision de la protection de l’enfance et comment nous voulons la faire évoluer. Les débats riches ont fait l’objet de compte-rendu à l’issue de chaque rencontre.

Si certains d’entre nous ont pu reconnaître une qualité de prise en charge ou d’accompagnement en témoignant, « Je vis dans une MECS depuis que je suis tout petit, c’est elle qui m’éduque, qui m’apprend les choses et qui m’aime », « L’accompagnement dont on bénéficie comme par exemple le fait d’être toujours accompagnés par un éducateur quand on rencontre l’Inspectrice, est un réel + », « on peut pratiquer de très nombreuses activités sportives et artistiques, on n’est ni restreints ni forcés à les pratiquer », nous avons aussi pointé de nombreux points d’amélioration.

Ce sont nos mots, nos idées, nos réflexions, nos propositions qui apparaissent ci-après.

Les membres du 1er Conseil des jeunes de la protection de l’enfance

Les 14 observations de la première mandature :

  1. L’ensemble des membres du CJPE est frustré du manque de liberté lié à leur placement, de plus ils constatent qu’il est différent selon les structures d’accueil.
  2. L’ensemble des membres du CJPE regrettent devoir raconter leur parcours de manière trop fréquente, à chaque nouvel intervenant.
  3. L’ensemble des membres du CJPE évoquent des inégalités dans le suivi éducatif en fonction des structures et le besoin d’être rencontrés plus régulièrement.
  4.  La majorité des membres du CJPE ont le sentiment que leur avis n’est pas assez pris en compte par ceux qui les accompagnent et par ceux qui décident pour eux.
  5. La majorité des membres du CJPE ne comprennent pas toujours les décisions qui sont prises les concernant et particulièrement la mesure de placement.
  6. La majorité des membres du CJPE dénoncent une forme de préjugés face aux enfants de l’ASE.
  7. La majorité des membres du CJPE ont insisté sur l’importance d’être particulièrement accompagnés lors de l’arrivée sur un nouveau lieu de vie.
  8. La majorité des jeunes placés en MECS signalent un manque de cadre familial, vécu dans les foyers, et de repères à une personne référente. Ils sont en demande de lien social et affectif.
  9. La majorité des membres du CJPE, la question de la contribution financière demandée aux jeunes qui ont des revenus ou de l’argent de poche est problématique. Ils constatent des différences de traitement selon la modalité d’accueil.
  10. La majorité des membres du CJPE mettent en avant les difficultés qu’ils rencontrent pour suivre des études longues.
  11. La majorité des membres du CJPE regrettent que les fins de prise en charge ne soient pas assez bien préparées et questionnent la durée des contrats jeunes majeurs.
  12. La majorité des membres du CJPE ont noté que les lieux de rencontre avec leur famille en cas de visites médiatisées n’étaient pas toujours chaleureux ou adaptés à ces rencontres.
  13. La majorité des membres du CJPE regrettent de ne pas pouvoir maintenir des liens avec les membres de leur fratrie et leur famille élargie ainsi qu’avec des personnes appartenant à leurs réseaux de proximité.
  14. La majorité des membres du CJPE vivent difficilement les changements multiples qu’ils subissent tout au long de leurs parcours personnels.

Contact

Observatoire départemental de la protection de l’enfance
Esplanade Charles de Gaulle
Immeuble Solidarité
33074 Bordeaux
05 56 99 33 33

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Mineurs non accompagnés, le devoir d’accueillir

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Ils sont tout jeunes et débarquent en France sans famille. Mineurs et non accompagnés, confiés au Département, ils font l’apprentissage d’un nouveau pays avec son mode de vie et ses règles. Les accompagner avec bienveillance, c’est s’assurer de bâtir avec eux un parcours pérenne et équilibré.

Fin 2015, on comptait 350 mineurs isolés en Gironde. Au 31 décembre 2020, 1 324 mineurs non accompagnés sont présents en Gironde.

Jusqu’en 2017, les mineurs non accompagnés entrant dans la protection de l’enfance étaient accueillis dans les foyers, familles d’accueil, les mêmes structures que tous les enfants de l’aide sociale à l’enfance. Mais l’augmentation très importante et subite en 2017 du nombre de jeunes concernés, conjuguée à la spécificité du parcours et des attentes de ces jeunes, ont conduit à créer des structures dédiées et des solutions rapides.

Fin 2019, ces solutions ont été révisées pour offrir au jeune un parcours en quatre phases :

  • une évaluation juste et rapide
  • un bilan via les plateformes
  • un accueil dans une structure adaptée à son projet
  • un contrat jeune majeur

Suite à un appel à projets lancé début 2020 ont été créés :

  • des plateformes (environ 200 places), sas d’orientation qui accueillent les jeunes pour 6 mois maximum, le temps d’évaluer leurs besoins et de définir le projet de vie de chaque jeune individuellement (hébergement, formation correspondant le mieux au projet professionnel et d’insertion du jeune),
  • des hébergements pérennes (environ 400 places), les jeunes partent ensuite dans des hébergements soit diffus (studios, colocations, accompagnés par une équipe pluridisciplinaire axant le travail éducatif sur l’apprentissage progressif de l’autonomie), soit dans des petits foyers pour les plus jeunes ou nécessitant un accompagnement 24h/24. Ces internats accueillent entre 6 et 20 jeunes.

Aujourd’hui, 13 associations accueillent les mineurs non accompagnés dans plus de 25 structures dédiées.

Le système d’évaluation des MNA

L’évaluation de l’âge des jeunes qui se présentent doit être réalisée par les Départements.

Cette mission est désormais confiée au Centre départemental de l’enfant et de la famille (CDEF), qui a pour objectif d’améliorer et accélérer la procédure pour permettre aux jeunes d’entrer plus rapidement dans leur projet de vie, d’être plus accompagnés pendant l’évaluation en étant directement hébergé par les services du Département.

Le principe de péréquation

Une fois la minorité établie, le Département se doit d’accueillir le jeune dans les mêmes conditions que n’importe quel enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. Une clé de répartition a été créée pour éviter les situations de déséquilibre qui existaient jusqu’en 2015 entre départements.

Ainsi, si un département accueille plus de jeunes que le nombre établi par la ministère de la Justice, ces jeunes partent dans d'autres départements qui en accueillent moins. C'est le cas en Gironde où 233 jeunes arrivent chaque année par la péréquation, en moyenne.

Une volonté girondine : le contrat jeune majeur

Le Département a choisi de ne pas laisser les jeunes sans solution à l’âge de 18 ans. Les mineurs non accompagnés, comme tous les jeunes de la protection de l’enfance de Gironde, peuvent bénéficier d’un contrat jeune majeur, qui permettra leur accompagnement, et le cas échéant leur hébergement, jusqu’à l’âge de 21 ans. Ce contrat est régulièrement réévalué par le bureau MNA qui tient compte de l’autonomie (administrative, professionnelle, de santé) du jeune, sa capacité à se prendre en charge et son insertion dans la société.

1 500 contrats jeunes majeurs (MNA ou non) ont été signés en Gironde en 2019.

Devenir assistant familial

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Pour accueillir à votre domicile en permanence (nuit et jour, week-end, vacances...) un enfant mineur ou un jeune majeur de moins de 21 ans placé par le juge des enfants ou par les parents, vous devez obligatoirement obtenir un agrément d'assistant familial du Département.

L’assistant familial accueille à son domicile, jour et nuit, week-ends et vacances scolaires, de un à trois enfants de 0 à 18 ans ou un jeune majeur de moins de 21 ans, qui ne peut pas être maintenu dans sa famille.

Il assure une permanence relationnelle, garantit un cadre éducatif bienveillant, stable et sécurisant et favorise son éveil. Il lui apporte attention, affection, soins, tout en veillant à son intégration dans son nouveau lieu de vie en le faisant participer activement à la vie de sa propre famille. Il accompagne l’enfant dans son processus d’autonomie.

L’assistant familial soutient l’enfant dans la restauration de ses relations avec sa famille, et respecte son histoire sans jugement.

Il intègre une équipe de professionnels de l’aide sociale à l’enfance et participe à la mise en place du projet individuel construit dans l’intérêt de l’enfant, restitue toutes ses observations sur son comportement et son évolution.

L’assistant familial constitue avec l’ensemble des personnes résidant à son domicile la famille d’accueil de l’enfant confié. 

Les enfants accueillis sont confiés au Président du Conseil départemental par le juge des enfants (mesure judiciaire) ou par leurs parents (mesure administrative). Cet enfant peut avoir été confronté à des négligences ou des maltraitances. Il peut également souffrir de troubles du comportement, de difficultés scolaires et de carences éducatives et de soins.

L’objectif est toujours de favoriser le retour des enfants confiés dans leurs familles dès lors que cela est possible.

Qualités et conditions requises pour exercer cette profession

  • Disponibilité et tolérance,
  • Connaissance des besoins des enfants,
  • Motivation de l’ensemble de la famille,
  • Capacité à intégrer un enfant à son domicile en le faisant participer à la vie quotidienne de sa propre famille,
  • Aptitude à travailler en équipe,
  • Aptitude à observer l’évolution de l’enfant et capacité à restituer les observations,
  • Mobilité sur tout le département,
  • Être titulaire du permis de conduire et avoir un véhicule,
  • Maitriser la langue française,
  • Pouvoir offrir à l’enfant une chambre individuelle.
Demande d’agrément
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L’agrément, obligatoire pour exercer la profession d’assistant familial, garantit les normes minimales sur le plan de la santé, de la sécurité et de l’épanouissement. Il donne le droit d’exercer la profession d’assistant familial, il doit être distingué du recrutement.

Pour obtenir un dossier de demande d'agrément d’assistant familial, vous devez tout d'abord assister à une réunion d'information pré-agrément.

Au vu de l'actualité, les réunions d'informations prévues en mars et avril sont annulées.

Vous pouvez faire la demande de participation à cette réunion d'information :

Participer

Vous pouvez également transmettre cette demande par courrier :

DÉPARTEMENT DE LA GIRONDE
Direction Générale Adjointe chargé de la Solidarité
Direction de la Promotion de la Santé – Service PMI
1 ESPLANADE CHARLES DE GAULLE 
CS 71223
33074 BORDEAUX CEDEX

À l'issue de cette réunion d'information (et seulement à ce moment là), le dossier CERFA de demande d'agrément vous sera distribué. Le dossier devra nous être retourné par courrier recommandé avec accusé de réception avec l’ensemble des pièces justificatives attendues.

Vous recevrez en retour du dossier complet un avis de réception.

Modalités d’évaluation de la demande d’agrément
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Des rendez-vous sont fixés par les professionnels (travailleurs sociaux et psychologues) pour une évaluation des capacités à occuper cette fonction (évaluation des conditions d’accueil à partir de votre domicile et évaluation des motivations de tous les membres de votre famille).

Vous obtiendrez, par courrier, une réponse dans un délai moyen de 4 mois, à compter de la date de réception du dossier complet. L'agrément est délivré pour une durée de 5 ans ou illimité si vous obtenez le diplôme d’état.

Le recrutement
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Après obtention de l’agrément, vous pouvez demander votre recrutement (par courrier, voir encadré Contact ci-dessous) auprès du Département de la Gironde.

Pour cela, envoyez une lettre de motivation, un curriculum vitae et la décision d’agrément.

4 entretiens de recrutement avec votre conjoint (dont 1 à votre domicile) seront organisés.

La décision sera prise par le chef de Service Départemental d’Accueil Familial et la réponse est envoyée, par courrier, dans le mois qui suit le premier entretien.

Vous êtes recrutés, un Contrat de travail à Durée Indéterminée est signé. À l’arrivée de l’enfant, un contrat d’accueil est également signé entre l’assistant familial et le Service d’Aide Sociale à l’Enfance pour préciser les conditions d’accueil.

Vous allez ainsi bénéficier d’une formation de 300 heures.

  • 60 heures avant l’accueil du premier enfant (stage préparatoire à l’accueil) organisé par le Service Départemental d’Accueil Familial
  • 240 heures dans les 3 ans qui suivent l’accueil de l’enfant – formation qualifiante faite par l’IRTS de Talence, permettant l’obtention du diplôme d’état d’assistant familial.

La rémunération est mensuelle, elle comprend le salaire, plus des indemnités pour l’entretien de l’enfant en fonction de l’âge et des frais de déplacement. D’autres prestations peuvent être versées en fonction de chaque situation (habillement, argent de poche…).

Au 1er janvier 2019 :

  • Salaire pour 1 enfant : 1 203,60 € brut
  • Salaire pour 2 enfants : 2 056,15 € brut
  • Salaire pour 3 enfants : 3 019,03 € brut

L’assistant familial fait partie de l’équipe territoriale d’accueil familial chargée du suivi de l’enfant confié et bénéficie d’un accompagnement dans le cadre du projet individualisé de l’enfant.

Un accompagnement professionnel est aussi assuré par l’employeur auprès de l’assistant familial.

Contact

Pôle Solidarité Vie Sociale
Direction de la Promotion de la Santé - Service PMI
1 ESPLANADE CHARLES DE GAULLE
CS 71223
33074 BORDEAUX CEDEX
05 56 99 33 33
assistant.familial@gironde.fr

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Schéma départemental de la protection de l’enfance et de la famille 2018-2022

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Le travail collaboratif avec l’ensemble des partenaires de la protection de l’enfance a permis d’élaborer le nouveau schéma départemental de la protection de l’enfance et de la famille, planifiant les grandes lignes de la politique départementale de prévention et de protection de l’enfance de 2018 à 2022.

Plus de 200 professionnels institutionnels et associatifs se sont mobilisés pour définir les axes prioritaires :

  • Le premier axe consiste à améliorer le travail avec les familles et les enfants tout au long de leurs parcours. Il vise à consolider et mettre en cohérence la politique de prévention du Département. 
  • Le deuxième axe doit permettre d’adapter la protection de l’enfance aux évolutions juridiques et sociétales. 
  • Le troisième axe a pour ambition de développer des actions transversales autour de la formation des professionnels, de la scolarité et de la santé des jeunes.

Parmi les actions innovantes déployées prochainement, soulignons notamment :

  • La création d‘un Conseil départemental de jeunes de la protection de l’enfance pour remettre les enfants au cœur de leur protection ;
  • La mise en œuvre de conférences familiales qui permettront de prévenir les placements en rendant les familles actrices des propositions d’accompagnement ;
  • La création de Maisons d’assistantes familiales afin de prévenir la rupture de parcours, et d’accompagner les professionnels.