Aller au contenu principal

Soutenir l’acquisition des savoirs de base pour faciliter les parcours d’insertion

Mettre en œuvre des ateliers collectifs proposant un accompagnement permettant l’acquisition des compétences de base.

contexte

La maitrise de la langue, a été identifiée comme le frein principal au retour à l’emploi.

L’acquisition des compétences de base est un préalable indispensable et de plus, permet aussi de nouvelles perspectives d’emplois, moins précaires et moins partiels.

Il est nécessaire « d’ouvrir davantage l’accès à la formation pour les personnes peu qualifiées », « de lutter contre l’illettrisme et de renforcer l’acquisition des savoirs de base » (12 % des aquitains de 18 à 65 ans sont confrontés à de graves difficultés de lecture et d’écriture), « de renforcer le taux d’accès à la formation des bénéficiaires du RSA ».

La question de l’insertion en termes de « durabilité » reste la plus complexe. Elle reste au croisement de plusieurs logiques selon si l’on se place du côté d’une demande institutionnelle, sociétale où l’accès à l’emploi reste et demeure l’enjeu et l’aboutissement de toute forme d’insertion, ou du côté du sujet lui-même qui nécessite le plus souvent de réinscrire son projet professionnel dans un ou des projets de vie qui lui ont échappé.

Ces remarques soulignent le problème de fond que pose l’insertion, pour l’ensemble des publics à tout âge et l’importance d’apporter des réponses adaptées.

Aussi, la fonction d’accompagnement « comprise » dans ce type de réponse sociale centrée autour de l’acquisition des savoirs de base, de l’Alpha, du FLE ou de l’illettrisme auprès d’un individu ou d’un groupe va mettre en jeu un ensemble de moyens d’assistance pédagogique adaptés à la personne intégrée dans un collectif humain : accueil, organisation, formation, socialisation.

Elle invite à la pluralité des modes d’accompagnement et de leurs objectifs car aucun ne peut prétendre couvrir la complexité des situations dès lors que l’on tient compte de la personne dans sa singularité et sa globalité.

Les personnes, dans leur processus d’insertion, ont des difficultés d’accès à l’information.

Lors du colloque inversé de juin 2013, les paroles issues d’échanges avec et entre usagers du dispositif RSA confirment ce point : « on méconnaît les solutions, du coup, on n’y a pas accès ».

 Plusieurs facteurs interviennent dans l’accès à l’information sur les ressources d’insertion : 

  • les interlocuteurs doivent être bien identifiés par le public et ils doivent bénéficier d’une connaissance et d’une lisibilité de l’offre disponible optimale.
  • l’information doit être disponible directement pour les personnes, en particulier pour les nouveaux entrants afin de leur permettre d’enclencher les premières démarches sans attendre le 1er rendez-vous, mais dans ce cas, les compétences de base sont indispensables (lecture, écriture, calcul, numérique) pour pouvoir faire les démarches
  • une attention particulière doit être portée sur les modes d’accès à l’information : les services en ligne (CAF.fr : Pôle Emploi.fr ; mon.service-public.fr) se multiplient or les personnes à faible revenus y ont deux fois moins accès que les autres. Seulement 25% d’entre eux utilisent Internet pour leur recherche d’emploi.

Aussi, les problématiques sociolinguistiques croissantes nécessitent une pluralité de réponses qui ne sont pas toutes prises en compte dans les dispositifs existants relevant des compétences de l’État et de la Région.

Beaucoup de personnes se tournent vers le milieu associatif et plus particulièrement vers les structures de l’Animation de la Vie Sociale (centres sociaux et Espaces de Vie sociale).

Cette démarche s’inscrit dans un accompagnement plus global à travers les actions menées dans le cadre du projet social porté par la structure.

Territoire visé

L’ensemble du territoire girondin.

Objectifs

Méthodes et qualification des intervenants (bénévoles et/ou salariés)

Lien / coordination avec le CLAP

Moyens mobilisés

  • Moyens humains : nombre de bénévoles et salariés dédiés à la mise en œuvre des actions.
  • Moyens matériels : outils pédagogiques et lieux adaptés à l’accueil et à la formation d’un collectif de personnes.

conditions d’éligibilité

Types d'opérations prévues : opérations d'assistance aux personnes

Ateliers collectifs proposant un accompagnement permettant l’acquisition des compétences de base.

Les opérations visent des actions dédiées à toutes les personnes en situation, ou menacées, de pauvreté, en âge d’intégrer le marché du travail et confrontées à des difficultés de nature à compromettre fortement les possibilités d’un retour à l’emploi durable : par exemple, compétences et savoirs de base peu ou mal maîtrisés, très faible niveau de formation/ qualification, personnes confrontées à des problèmes de logement, de santé, de mobilité, de garde d’enfants, personnes en situation de handicap...

Les personnes bénéficiaires de minima sociaux présentent généralement ces caractéristiques cumulées mais d’autres catégories de personnes en situation ou menacées de pauvreté sont également visées, dès lors qu’elles cumulent des freins professionnels et sociaux d’accès à l’emploi.

Critères de sélection

  • La qualité et pertinence du projet proposée au regard des réponses apportées à la levée des freins sociaux du public visé,
  • Inscrire ces apprentissages dans une approche globale de la personne à travers l’accompagnement social qui lui est proposé,
  • La qualité de la prise en compte de la priorité européenne concernant l'égalité entre les femmes et les hommes dans les actions proposées,
  • Capacité du projet à intégrer les personnes habitant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (10% des crédits), les zones rurales du « couloir de pauvreté » ou lorsque les solutions n’existent pas ou de manière insuffisante,
  • Les descriptifs des actions devront donner l’assurance de :
    • du partenariat opérationnel avec les services publics de l’emploi et tous les autres acteurs impliqués dans le parcours d’insertion,
    • la mise en place d’une individualisation du suivi des personnes,
    • d’une mobilisation au bon moment des éléments utiles au parcours pour permettre la fluidité du parcours ceci afin de viser l’enchaînement sans rupture des actes d’orientation, de formation ou de mises en situation professionnelle
    • la mise en place d’une coordination avec les autres acteurs impliqués dans le parcours des personnes

Types de bénéficiaires visés

Structures d’animation de la vie sociale (Centres sociaux et Espaces de vie sociale) au regard des orientations proposées dans le cadre du schéma départemental d’animation de la vie sociale 2017-2021 validé par les partenaires de la CAF, Département, État et MSA.

L’attention des candidats est attirée sur les obligations relatives au cofinancement du FSE qui leur incomberont.

La période de mise en œuvre du projet

Le projet devra s’exécuter sur l'année 2018.

Le financement

Le projet sélectionné sera soutenu par la subvention globale FSE, à hauteur maximale de 50% du coût total.

Les modalités d’attribution

Une recevabilité et une instruction seront réalisées par le Service Europe et International. L’avis sera soumis à la Commission Permanente prévue le 2 juillet 2018.

Condition de remise

Les candidats doivent déposer leur demande de subvention sur le portail dématérialisé Ma Démarche FSE

  • Créer un compte
  • Sélectionner Programme Opérationnel National en cliquant sur « Déposer une demande subvention »
  • Sélectionner la région administrative : « 072 – Aquitaine »
  • Dans la liste déroulante « référence de l’appel à projet » sélectionner l’appel à projets correspondant

Afin de vous aider dans la saisie de votre demande de subvention sur Ma démarche FSE, les guides sont disponibles dans la rubrique « aide » de Ma Démarche FSE.

Contact

Service Europe et International
05 56 99 33 33
Pascale EMARS REPARAT, Lahouaria MAROUF et Chantal Voluzan.

Accéder à la page de contact