La belle histoire du pianiste William Theviot

William Theviot, girondin de 29 ans, un pianiste à nul autre pareil porteur du syndrome d'Asperger. Découvrez son portrait.

William est plutôt imposant. Grand, charmant, avenant, il vous embarque très vite dans son monde fait de musique, de poésie et… d’autisme.

« Je me suis rendu compte de mon handicap au collège. Au lycée, je ne pouvais plus suivre »

Et la musique va panser ses blessures.

« Je ne suis pas issu d’une famille de musiciens. Mais ma maman a voulu que je fasse du piano, alors j’ai suivi le chemin tracé par mes deux sœurs musiciennes. J’ai vécu ma marginalisation positivement. Le piano, la musique m’ont aidé »

Son piano, son confident

Son tempérament atypique s’explique en partie par son instruction effectuée à domicile, notamment après le collège.

En marge de sa scolarité tronquée par son handicap, il commence le piano à 7 ans. A 12 ans, il intègre le conservatoire de Bordeaux et pratique également le violon au sein de l’orchestre symphonique de Mérignac. Un instrument qu’il va laisser pour se consacrer définitivement au piano, « devenu son confident ».

Sa carrière avance. Son handicap se fond au sein d’une personnalité qui trouve son équilibre avec l’aide de sa famille et d’autres personnes engagées pour combattre l’autisme.

En 2017, il bénéficie du dispositif du Département PLACE (Plateforme de coopération pour l’emploi culturel ). Un procédé qui s’adresse aux professionnels des arts et de la culture, établis en Gironde, qui cherchent à accéder à des emplois et à des activités rémunératrices durables.

Aujourd’hui, William Theviot fait régulièrement des démarches de sensibilisations sur l’autisme. Il participe à nombreuses opérations, à des réunions et partage son expérience sur ce thème sensible.

Mais la musique n’est jamais loin :

« je veux jouer, et je veux en vivre et faire vivre les personnes autour de moi », conclut-il. La belle histoire…