Ensemble la Gironde

En juin dernier, l’assemblée départementale a été renouvelée. Dans le strict respect de la parité femme-homme, elle est composée, pour moitié, de nouvelles et nouveaux élus.

Pour témoigner de cette transformation profonde, les conseillères départementales et conseillers départementaux ont répondu à cette même double question : quel sens donnez-vous à votre engagement et quel projet vous tient à cœur pour les habitantes et habitants de votre canton ?

Je porte très fort l’engagement en faveur de la ruralité.

Daniel Barbe, conseiller départemental du Réolais et Bastides.

« Nous inscrivons notre action dans la continuité de ce qu’ont bâti Philippe Madrelle et Jean-Luc Gleyze, à la tête du Département avec leurs majorités : une Gironde chargée d’équité et dans laquelle le monde rural ne doit jamais être oublié. Les habitantes et habitants du rural ont des idées et beaucoup à apporter dans la construction de notre département. Je porte, personnellement, très fort, l’engagement en faveur de la ruralité. Notre canton du Réolais et Bastides qui se situe loin de la métropole bordelaise, est le plus grand canton girondin rural en termes de nombre de communes. Le temps de notre mandat doit nous permettre de relier toutes et tous à internet en haut débit grâce à Gironde Haut Méga. Le chantier a déjà débuté et porte ses fruits. Il doit se poursuivre car il conditionne chez nous l’installation des entreprises, la mobilité et, plus largement, l’essor équilibré de notre canton. Je suis très attaché à ce que notre territoire soit pleinement équipé, à la hauteur de l’attente de chacune et chacun. »

Mon engagement constitue un aboutissement logique de mon parcours professionnel.

Agnès Destriau, conseillère départementale de Pessac 2

« Mon engagement constitue un aboutissement logique de mon parcours professionnel. Ma formation en biologie et en anthropologie m’a habituée à réfléchir à la fragilité du vivant et aux liens que l’être humain entretient avec son environnement. J’enseigne depuis longtemps au lycée des Graves et j’ai l’habitude de tisser un dialogue avec les jeunes qui sont souvent inquiets face aux enjeux climatiques. J’ai le désir d’agir au niveau de la gestion des zones sensibles, de veiller à la qualité de l’eau, de l’air et de contribuer à la réduction de notre empreinte carbone. Je souhaite par exemple apporter mon aide pour la mise en place d’ateliers de réparation pour les vélos et la réalisation de potagers dans tous les collèges de notre canton. A Gradignan, de nombreuses actions m’intéressent comme l’atelier-musée de la Poterie, la Maison du Vélo, le Café des Bébés, l’initiative « Des étoiles et des femmes » … J’ai le désir de soutenir toutes ces initiatives porteuses de lien, de joie, d’innovation en harmonie avec notre environnement. »

Plus jeune élue de l’assemblée départementale, je dois donner tout son sens à mon engagement.

Céline Goeury, conseillère départementale de Créon

« Je fais partie d’une génération qui se détourne assez souvent de la politique. Elle exprime même son rejet de l’image qu’en donnent les médias. Plus jeune élue de l’assemblée départementale, je dois donner tout son sens à mon engagement. Auprès de mes collègues, il est essentiel que je porte avec clarté la voix de celles et ceux qui ont choisi d’autres formes citoyennes pour s’engager, pour participer pleinement au mouvement de notre société. Ce rôle, je tiens à l’avoir aussi auprès de nos partenaires, des élus locaux, des associations. Au-delà de cette réciproque compréhension, cela peut ramener les jeunes générations vers l’expression politique. Sur notre canton, un nouveau lycée va voir le jour, pouvant accueillir 2 000 élèves et je souhaite que durant ce mandat, nous puissions avancer sur le sujet des mobilités autour de Créon. Il s’agit bien de faciliter les modes de déplacement quotidien mais aussi de favoriser à terme l’implantation de nouvelles activités économiques sur notre territoire. »

Je me reconnais dans une majorité portée par le double idéal social et environnemental.

Romain Dostes, conseiller départemental de Bordeaux 1

« Je me reconnais dans une majorité portée par le double idéal social et environnemental. Je me suis engagé face à l’urgence climatique. Elle impacte le devenir de la planète, du vivant, de l’humanité. Mais nous ne pouvons y répondre sans prendre en compte les conséquences qu’elle a sur la vie quotidienne des citoyennes et citoyens. Le Département, collectivité des solidarités, est la bonne échelle pour apporter des solutions de proximité. Il y un projet en cours sur la ville de Bordeaux qui aura une incidence directe sur la vie des aidants du canton et qui me tient à cœur au regard de la délégation liée à la politique des aînés dont j'ai la charge : la création d'une Maison des aidants. Menée en lien avec la mairie de Bordeaux, elle doit accueillir toutes celles et tous ceux qui accompagnent au quotidien une personne âgée ou handicapée. Elle doit être un lieu de répit et apporter des informations et des solutions concrètes à leurs questions et leurs difficultés. C'est une façon de leur rendre l'aide qu'ils donnent et de les soulager. »

Je travaillerai à fluidifier les mobilités sur le canton au bénéfice des habitants et des collégiens en particulier.

Martine Couturier, conseillère départementale de Lormont

« Je ne suis pas une politicienne professionnelle, je me suis engagée avec la volonté de faire entrer dans le concret mes convictions en particulier en matière d’environnement et d’écologie. Avec les collègues de notre groupe écologiste, nous voulons peser sur le changement des comportements écologiques girondins. Qu’il s’agisse des mobilités, de l’alimentation, de la protection des sites sensibles, nous entendons défendre nos idées et contribuer à aller plus loin. Le canton de Lormont a la particularité de regrouper cinq communes dont deux qui ne sont pas incluses dans la Métropole. Elles ont cependant toutes des problèmes liés à la mobilité, au tout-voiture contre lequel il faut lutter. Je pense, en particulier, à la route nationale 89. Yvrac et Montussan sont évidemment concernées par cet axe routier très encombré. En outre, je serai très vigilante à la concertation qui est lancée pour le futur collège de Montussan. Je pense là aussi à ses accès, ses abords et la façon de s’y rendre pour les collégiens et leurs parents. »

Le département et la commune sont les deux pieds d’une seule et même personne.

Marie Récalde, conseillère départementale de Mérignac 2

« Le Département est toujours, et plus que jamais à l’heure de profondes mutations dans notre société, une authentique institution de proximité, caractère qu’elle partage avec la commune. Si vous m’autorisez cette image, ce sont les deux pieds d’une seule et même personne. Elles doivent fonctionner ensemble, en combinant toutes les possibilités pour nos concitoyennes et nos concitoyens. À titre personnel, ce mandat me permet d’élargir la focale, d’aller bien au-delà de Mérignac, de mesurer l’impact de nos actions sociales, environnementales, éducatives ou associatives à l’échelle d’un territoire, urbain, rurbain et rural, au niveau de ses différentes communes. Ce qui me tient à cœur, c’est de poursuivre la mission d’égalité femme-hommes, directement sur notre canton. Nous devons lutter contre toutes les formes de discrimination, pour défendre les droits des femmes mais aussi protéger celles qui sont victimes de violence. Plus nos réponses sont locales, plus elles ont des chances d’aboutir. »

L’enjeu est de redonner sens à l’expression démocratique.

Stéphane LE BOT, conseiller départemental du canton du Nord-Médoc

« Notre objectif sur ce canton était de redonner sens à l’expression démocratique et d’ouvrir la voie à de nouvelles formes de mobilisation citoyenne. Au rang des questions auxquelles il faut apporter des réponses efficaces, se pose celle du grand âge. Sur ce sujet, me tiennent à cœur le maintien à domicile, la formation, l’accompagnement de celles et de ceux dont c’est la mission quotidienne. Audelà, je pense naturellement à Nodris. Ce projet départemental innovant de Ferme culturelle qui débute avec l’installation d’acteurs agricoles doit pouvoir se développer ailleurs en Gironde pour porter une agriculture, une alimentation plus saine et locale, et surtout rémunératrice pour les agriculteurs. Ainsi plus largement je pense à l’action des agriculteurs, éleveurs, viticulteurs et ostréiculteurs nombreux sur le canton, nous serons à leurs côtés et attentifs à l’installation des jeunes dans les meilleures conditions. »

J’ai le service public chevillé au corps. 

May ANTOUN, conseillère départementale du canton de La Teste-de-Buch

« Je suis adjointe au maire chargée des affaires sociales à la ville d’Arcachon, depuis deux mandats. J’ai le service public chevillé au corps. Un élu doit être à l’écoute de la population, de ses attentes comme des problèmes qu’elle rencontre. Le Département a la solidarité au premier rang de ses compétences et ce sont les sujets dépendant de ce vaste secteur d’action qui me mobilisent tout particulièrement. Gériatre depuis trente ans, je suis sensible aux questions liées aux personnes âgées, aux personnes handicapées mais aussi aux violences intrafamiliales ou encore à l’aide aux plus démunis. Ce que je souhaite pour notre canton, notre territoire, c’est accentuer encore la qualité des services de proximité destinés aux personnes âgées, handicapées ou en situation de fragilité. J’aimerais voir aussi s’accélérer les délais de traitement des dossiers de prestation ou de prise en charge de nos aînés. Nous avons des efforts à faire sur le terrain de l’institutionnalisation des personnes âgées. »

La solidarité et l’entraide, c’est l’ADN du Département. 

Matthieu MANGIN, conseiller départemental du canton de Bordeaux-5,

« Je me suis engagé dans ce mandat local, porté par des valeurs fortes de solidarité et d’entraide, qui constituent l’ADN du Département. Notre collectivité est le bon échelon pour venir en aide aux familles fragilisées, pour créer du lien social, pour donner sens à la société dans laquelle chacune, chacun doit apporter sa propre pierre. C’est une réalité pour les quartiers de Bordeaux Sud et de la Bastide qui composent ce canton. Avec la crise sociale qui résulte de la pandémie que nous traversons, le Département doit être encore plus proche des habitantes, des habitants, renforcer ses actions. Avec Ève Demange, nous sommes élus sur un territoire urbain, en mutation où le nombre de nouveaux arrivants ne cesse de croître. Nous devons donc veiller à offrir des services publics de qualité. Pour plus de lien, la naissance d’une future maison des associations nous semble un projet très porteur à l’échelle de notre canton. »

Rendre les services plus visibles et plus accessibles. 

Valérie GUINAUDIE, conseillère départementale du canton de l’Estuaire

« C’est dans la continuité de mon mandat de maire d’une petite commune rurale depuis neuf ans, que je souhaite inscrire mon action au Conseil départemental et particulièrement autour des valeurs de solidarité, de proximité, du vivre ensemble. Le faire ensemble, marqueur fort du dernier mandat départemental à l’échelle de la Gironde, a été relativement absent sur notre canton de l’Estuaire. Je souhaite rendre les services plus visibles et plus accessibles pour les usagers, développer les outils démocratiques pour favoriser et accompagner la concertation et la participation citoyenne des habitantes et habitants, des actrices et acteurs locaux mais aussi des partenaires sur le canton de l’Estuaire, à travers un conseil de territoire, des groupes d’usagers, des consultations citoyennes, un budget participatif, un panel citoyen par exemple. Permettre aux citoyens de participer à l’élaboration des politiques de transition écologique, citoyenne et sociale c’est pour moi le grand défi de ce mandat. »

Le Département est le partenaire indissociable des communes.

Nicolas TARBES, conseiller départemental du canton de l’Entre-deux-Mers

« Par mes mandats de maire et au sein de l’intercommunalité depuis des années, j’ai appris et compris que le Département était le partenaire indissociable des communes, l’acteur essentiel des solidarités humaines et territoriales. Je me suis engagé en étant pleinement convaincu de l’importance de son action dans le quotidien des habitantes et habitants. Il nous faudra anticiper les chocs pour répondre à l’urgence et protéger les plus vulnérables. Relier les habitants en Gironde et dans notre canton dont nous devons accompagner les projets et la vitalité, c’est le sens du mandat que le président m’a confié avec la délégation du Plan Haut méga. Le numérique est un défi. Ce projet est fondamental. Le développement des usages et des nouvelles pratiques est porteur de challenges : citoyenneté, information, relations avec les usagers, sécurité des données. Le secteur numérique est en train de produire une véritable dynamique sociétale et le Département y joue un rôle crucial. »

Faire des collèges de véritables petits laboratoires de la transition écologique. 

Agnès SÉJOURNET, conseillère départementale du canton du Libournais-Fronsadais

« En tant qu’élue écologiste, ce mandat vise à amplifier mon action en matière de transition écologique dans le canton que je représente, le LibournaisFronsadais, qui cumule toutes les problématiques de territoires urbains, semi-ruraux et ruraux. Comment mieux y habiter, s’y déplacer, s’y alimenter… face à l’urgence du dérèglement climatique, à l’effondrement de la biodiversité et à la montée des injustices sociales. Le projet qui me tient à cœur ? Faire des collèges de notre territoire de véritables petits laboratoires de la transition écologique : en proposant des aménagements cyclables sécurisés dans un périmètre de trois kilomètres autour des établissements pour en apaiser les abords et pour offrir une alternative à la voiture, en privilégiant des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique et locale pour les repas servis dans les cantines, en créant des potagers gérés par les élèves, en les sensibilisant au gaspillage alimentaire, en végétalisant les cours de récréation. »