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Catherine et Naïma, la cause des femmes avec l'APAFED

Bienveillance, soutien, compréhension, ce pourrait être le triptyque de l’Association pour l’accueil des femmes en difficulté de la Gironde (A.P.A.F.E.D). Ses nouvelles présidente et directrice comme leur équipe, donnent à ces mots un sens aigu, au quotidien.

L’A.P.A.F.E.D. qui a  vu le jour en 1984, est la plus ancienne des associations de Gironde agissant dans le champ des violences conjugales et, plus largement, de la lutte pour les droits des femmes, mais aussi en faveur de l’égalité femme-homme.

En cette période très difficile liée à la pandémie, avec l’isolement tout particulier dû aux deux confinements, les violences intrafamiliales ont connu une vive recrudescence. Pour autant, ces dernières années n’ont été marquées par aucun infléchissement du phénomène.

En 2019, en France, 230 000 femmes ont été reconnues comme victimes de violence conjugale, 146 ont trouvé la mort ainsi que 25 enfants. C’est dire si en Gironde, le rôle de l’A.P.A.F.E.D., avec ses 19 salarié.e.s, est crucial pour écouter, accueillir et héberger les femmes qui contactent le numéro de téléphone dédié, accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Accompagnement vers l’autonomie

« Nous accueillons en ce moment 50 femmes et 50 enfants. En 2020, plus de 2 500 personnes ont contacté l’A.P.A.F.E.D. et nous ne pouvons traiter, hélas que 25 % des demandes. Mais nous faisons tout pour accueillir les victimes, les héberger et surtout les accompagner le plus loin possible vers l’autonomie » commente la présidente de l’association girondine, Catherine Abeloos, qui a pris ses fonctions en octobre dernier. 

Cette militante sociale a dirigé, à Paris, plusieurs structures de lutte contre l’exclusion avant de présider la Fédération des acteurs de la solidarité d’Aquitaine dont elle a préparé la transition vers une mission élargie à la Nouvelle-Aquitaine. Naïma Charaï, elle, connaît bien les rouages de la Région où elle est connue pour ses actions résolues contre les discriminations, en faveur des droits des femmes mais aussi de la politique de la ville..

Directrice depuis février de l’A.P.A.F.ED., il s’agit bien pour elle de « relever un véritable challenge et d’agir de façon tant globale que précise pour aider des femmes en grande souffrance. »

Catherine comme Naïma ont un avis bien tranché sur le récent Grenelle des violences conjugales organisé par le gouvernement, en novembre 2019.

« Il a fait beaucoup de bruit et a accouché d’une souris. Nous avons répondu à l’appel à projet et obtenu 36 places, 6 d’urgence et 30 allocations logement temporaire réparties sur toute la Gironde, avec des moyens trop faibles » scande Catherine qui a sollicité le Département soutenant déjà l’association à hauteur de 76 150 € par an, pour trouver les acteurs sociaux de terrain répondant aux demandes.

Toutes les deux, féministes passionnées, héritières de Gisèle Halimi, comptent bien redoubler d’effort en faveur des femmes. Dans la foulée du mouvement #metoo, mais aussi d'engagements récents Naïma lance :

« On se lève bien sûr mais on agit aussi au quotidien. »

Découvrir cette initiative dans le GIronde Mag n°133

Contact

APAFED
BP 63
33150 Cenon

femme-battue.com
N° d’écoute anonyme - 24H24 - 7 jours/7 : 05 56 40 93 66
N° Violences conjugales Info : 39 19