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Rencontres avec les gardiens de la forêt

Parce que l’urgence climatique et la préservation des forêts primaires sont devenues des enjeux planétaires pour les générations futures, nous vous proposons des rencontres exceptionnelles avec trois représentants autochtones originaires des trois forêts équatoriales : Mundiya Kepanga, chef papou, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Cacique Tanoné, cheffe du peuple Kariri Xoco, Brésil et Assossa Hervé Soumouna, chef puvi-pygmée, Gabon. Ces rencontres peuvent être organisées en mars 2020 au sein de votre établissement.

L’objectif étant de :

  • sensibiliser les enfants à la préservation de la biodiversité, en France et ailleurs ;
  • faire le lien entre les matières premières importées et les produits de consommation en France ;
  • favoriser le dialogue et les échanges interculturels ;
  • mieux connaître l’histoire et la géographie de ces peuples.

Nous vous proposons deux rencontres au sein d’un même établissement. Chaque établissement a la possibilité de répartir les classes dans l’une des deux rencontres, au choix. Pour des raisons de contraintes logistiques, il est nécessaire que les deux rencontres aient lieu la même demi-journée au sein du même établissement.

rencontres proposées

Rencontre projection avec Mundiya (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

Le documentaire Frères des arbres est utilisé comme support pédagogique. Après une courte introduction de Mundiya, le film en version de 30 minutes ou 52 minutes, des extraits ou des séquences inédites sont projetés afin d’ouvrir le débat avec les élèves. Dans le but de favoriser le temps d’échange, nous privilégions les versions courtes du documentaire. Au terme de la projection, Mundiya répond aux questions des élèves durant une heure environ.

Au cours des quinze dernières années, Mundiya Kepanga est intervenu lors de plus 500 rencontres avec des élèves de tous les niveaux et lors de rencontres publiques.

Aujourd’hui, il est une voix des peuples autochtones et un observateur du monde qu'il commente de façon très personnelle, en nous invitant à réfléchir sur le regard que nous portons sur les peuples racines et sur nous-mêmes.

Supports

Le film Frères des arbres 

Documentaire de 90 mn diffusé sur Arte en prime time.

Un film de Marc Dozier & Luc Marescot.

Versions alternatives de 52 et 30 minutes pour diffusion en classe.

Chef papou originaire de la tribu des Hulis en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Mundiya Kepanga est un enfant de la forêt né sur le tapis de feuilles d’un ficus séculaire. Avec poésie et tendresse, il partage son amour de la forêt mais dévoile également les ravages de la déforestation qui s’est dramatiquement accélérée dans son pays au cours des dix dernières années. Du Sénat à la COP21 en passant par l’Unesco, Mundiya invite à porter un nouveau regard sur la nature et les éléments. Avec beaucoup de simplicité, il porte un message dédié à tous les hommes de la planète : sa forêt est un patrimoine universel qui produit l’oxygène que nous respirons tous et qu’il faut sauvegarder. Un appel à protéger toutes les forêts primaires du globe qui nous rappelle que nous sommes, tous, les frères des arbres.

Le film a reçu 13 prix internationaux dont deux prix Greenpeace.

Le livre Au pays des Hommes blancs

Parmi les ouvrages dont Mundiya Kepanga est le personnage principal, le livre Au pays des Hommes blancs est régulièrement étudié par les élèves et parfois présenté au baccalauréat.

Matériel nécessaire pour cette projection

Pour la projection, nous préparons un fichier numérique haute définition du film sur clé USB ou un DVD. L’intégralité du matériel technique nécessaire à la projection (vidéo-projecteur, sonorisation, lecteur DVD, etc.) doit être fourni par la salle de projection ou l’établissement scolaire qui nous accueille.

Rencontre avec Tanone (Brésil) et Assossa (Gabon)

Deux forêts, deux continents pour un même amour de la nature. Après une petite introduction en chant et en musique traditionnels, Tanoné et Assossa présenteront leurs forêts : l’Amazonie et le bassin de l’Afrique équatoriale. Les élèves découvriront ainsi qui sont les habitants millénaires de ces forêts, comment ils préservent leur environnement et à quels problèmes ils sont confrontés. Leurs témoignages seront ponctués de reportages vidéo pour mieux visualiser les contextes locaux.

Avec humour et sagesse, les deux chefs autochtones, expliqueront leur lien à la nature : quel regard ils portent sur les arbres, l’eau, les animaux… En quoi est-ce différent de notre vision occidentale ? Ils décriront également leur parure, certains objets traditionnels, et en quoi consiste l’école de la forêt pour les enfants autochtones.

Ils feront également le lien entre leur mode de vie traditionnel menacé et les matières premières exploitées sur leurs territoires pour alimenter nos produits de consommation. Ils répondront avec sincérité et bienveillance à toutes les questions. Enfin, afin de rendre la rencontre plus vivante et plus belle, ils nous inviteront à célébrer la beauté de la nature en offrant un chant collectif.

Support : le livre Paroles de peuples racines. Plaidoyer pour la Terre.

Actes Sud, 2019, Sabah Rahmani

Et si penser le monde de demain puisait ses sources dans les racines de l’humanité ?

Non comme un retour nostalgique à des origines lointaines, mais comme une source d’inspiration pour insuffler de nouveaux modèles de société, plus respectueux de la nature et des hommes.

Depuis des millénaires, les peuples racines offrent une place prépondérante au vivant, en recherche constante de l’harmonie sociale et écologique.

Les mouvements indigènes fleurissent depuis une vingtaine d’années, mobilisés aux côtés de scientifiques, de citoyens, d’associations, de personnalités et de quelques politiques, pour faire reconnaître leurs droits, leurs cultures, leurs savoirs ancestraux et leur sagesse.

À partir de récits inédits recueillis auprès de dix-neuf représentants de peuples racines venus de tous les continents de la planète, ce livre réunit leur voix : ils sont Papou, Massaï, Pygmée, Peul, Touareg, Maori, Kanak, Kayapo, Mapuche, Kogis, Sami… ils témoignent tous d’une sagesse et d’une volonté d’agir en faveur de la nature et des cultures.

Matériel nécessaire pour cette projection

Pour la projection des extraits visuels et sonores, un vidéo-projecteur doit être fourni par l’établissement scolaire qui nous accueille.

Informations générales concernant les rencontres

Durée : 2h00

QUEL NIVEAU DOIVENT AVOIR LES ÉLÈVES ?

Les gardiens de la forêt interviennent quel que soit le niveau des élèves et adaptent leur discours en fonction de chaque classe. Ils ont déjà pu rencontrer des étudiants à l’université comme des élèves de lycée généraux ou techniques, des collégiens et des élèves en école primaire.

QUEL EST LE NOMBRE D’ÉLÈVES ?

Il n’y a pas de nombre minimum mais il est préférable de faire bénéficier de ces rencontres au plus grand nombre.

Pas de nombre maximum ; les intervenants s’adaptent à la jauge qui sera fixée par l’établissement, au regard de ses conditions d’accueil.

QUELLES LANGUES PARLENT-ils ? COMMENT LES COMPRENDRE ?

  • Mundiya parle le Huli (sa langue maternelle) et le pidgin (la langue véhiculaire de Papouasie). Lors de ses interventions, il est sera accompagné de son ami de longue date, le réalisateur Marc Dozier. Les commentaires, les questions et les réponses de Mundiya sont ainsi traduits en direct afin de permettre des échanges riches.
  • Tanoné parle le kariri-xoco (sa langue maternelle) et le portugais du Brésil. Elle sera également traduite.
  • Assossa parle le puvi (sa langue maternelle) et le français.

Tanoné et Assossa seront accompagnés de leur amie Sabah Rahmani, journaliste, anthropologue de formation, permettant à la fois des échanges directs avec les deux chefs autochtones et une recontextualisation culturelle pour mieux saisir les enjeux et les liens avec la culture occidentale.

COMMENT SE DÉROULE UNE RENCONTRE SCOLAIRE ?

En fonction du projet mis en œuvre par les professeurs, deux options sont possibles :

  • Une rencontre avec Mundiya, accompagné de Marc Dozier.
  • Une rencontre avec Tanoné et Assossa, accompagnés de Sabah Rahmani.

Même s’il y aura toujours une remise en contexte de leur venue, iI est préférable que les élèves aient préparé la rencontre, qu’ils soient capables de situer le pays d’origine des chefs autochtones sur une carte et qu’ils aient été sensibilisés aux enjeux de la déforestation et du réchauffement climatique.

Biographies

MUNDIYA KEPANGA, CHEF PAPOU, PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

Chef papou de la tribu des Hulis, Mundiya mène une vie traditionnelle au sein de son village, au cœur de l’une des forêts primaires du globe. Dans sa culture, on plante un arbre à chaque naissance, et on enterre chaque défunt au pied d’un arbre, puisque ce dernier est considéré comme un « frère ».

« Tant qu’il y aura des arbres, il y aura des hommes », aime à répéter comme ses ancêtres, Mundiya.

Engagé pour la défense de l’environnement et particulièrement la forêt primaire de son pays, le leader traditionnel voyage depuis 2003 en Europe et donne des conférences à l'invitation de musées, de chercheurs ou d’établissements scolaires. Il est intervenu à de nombreuses reprises à l’occasion de colloques internationaux à Paris (COP21, Unesco…), à Londres et à New York.

CACIQUE TANONE, CHEFFE DU PEUPLE KARIRI XOCO, BRESIL

Première femme cheffe dans l’histoire de son peuple, Tanoné est aussi une femme semencière, gardienne du savoir ancestral de sa communauté. À 64 ans, elle préserve les semences anciennes, assure la protection de leur forêt sacrée et plante de nombreuses espèces d’arbres. Sa connaissance fine de son environnement et son profond respect de la « Terre Mère », en font une femme pleine de sagesse. Maîtresse de chant, elle dirige les cérémonies de son village pour honorer et communiquer avec la nature.

Venue en France pour la première fois en 2019, à l’occasion de la publication du livre Paroles des peuples racines. Plaidoyer pour la Terre (Actes Sud), dans lequel elle témoigne, elle a pu alerter la presse nationale (Arte, Brut, AFP, Europe 1…) sur la déforestation en Amazonie et la condition des peuples autochtones. Elle a également participé à des rencontres en milieu scolaire.

ASSOSSA HERVE  SOUMOUNA, CHEF PUVI-PYGMEE, GABON

Né il y a plus de 40 ans dans un village pygmée de la forêt primaire du Gabon, Assossa est Maître Nganga (chamane) au sein des rites traditionnels, intimement liés à la nature.

Fin connaisseur de la forêt, l’homme-médecine maîtrise une pharmacopée riche de plus 1000 plantes, et peut identifier autant d’espèce d’arbres.

Véritable naturaliste, il aime à comparer les essences de sa forêt avec les essences qu’il a découvertes lors de son premier voyage en France en 2019, à l’occasion de la publication du livre Paroles des peuples racines. Plaidoyer pour la Terre (Actes Sud), dans lequel il témoigne.

Il a participé au premier Forum des peuples racines à Strasbourg en 2019, ainsi qu’aux journées d’animations de l’association Enfants Gardiens de la Terre dans les Landes. Musicien et sculpteur, il entretient également une relation artistique avec la nature.

Contact

Accueillir une rencontre / informations générales
Elsa-Margaux DELPECH, e.delpech@gironde.fr
Mathieu ARBES, m.arbes@gironde.fr

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