Philippe Madrelle, Président du Conseil Général de la Gironde,
vient de signer un protocole avec le Secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau, par lequel il obtient
la prise en considération de demandes dont il faisait une condition pour soumettre à l'Assemblée départementale le protocole d'intervention pour la réalisation de ce projet.
Ces engagements de l'Etat en faveur de la Gironde font l'objet d'un protocole additionnel au protocole général de financement de la LGV Sud-Europe Atlantique.
Philippe Madrelle a obtenu des engagements très significatifs de l' Etat concernant les protections phoniques des quartiers riverains des emprises ferroviaires de Sainte-Eulalie, Cenon et Lormont.
A la demande de Gilles Savary, il a obtenu également que soit traités les « points noirs bruit » de Talence-Pessac sur le futur corridor de frêt et de Bègles-Villenave d'Ornon sur la future ligne grande vitesse Bordeaux-Espagne.
A la demande de Gilbert Mitterrand, il a obtenu une desserte TGV de la gare de Libourne raccordée sur la ligne nouvelle de la même fréquence qu'aujourd'hui.
Enfin, le protocole s'engage à la création d'une gare TRGV à Captieux dans le Sud Gironde ainsi qu'à une dotation de l'Etat de 16 millions d'euros pour la restauration du Pont Eiffel de Cubzac-les-Ponts.
Par ailleurs, afin de lisser la charge de la LGV pour le contribuable girondin, Philippe Madrelle entend solliciter un amortissement de très longue durée de la participation du Conseil Général (50 ans).
Principal bénéficiaire du futur carefour de lignes grande vitesse ferroviaires entre Bordeaux, Toulouse et la Méditerranée ; Bordeaux-Espagne ; Bordeaux-Paris, le Département de la Gironde récupèrera probablement l'investissement consenti en développement économique et social. Le trafic de cette ligne sera l'équivalent de celui de l'aéroport d'Orly, à l'horizon 2020.
Pour autant, « le financement d'investissements publics d'Etat, décidés exclusivement par le Gouvernement ne pourra durablement être assuré par la mise aux enchères des collectivités locales d'autant que l'Etat lui-même condamne la confusion des compétences et en appelle à une clarification des responsabilités de chaque niveau d'intervention publique.
« S'il est au moins une nécessité de réforme de la décentralisation, c'est d'interdire aux collectivités territoriales de financer les missions de l'Etat. » commente Philippe Madrelle.