Ces premières révélations sur ce que pourrait être le projet de réforme Balladur confirme ce que je redoutais et ce que j’ai déjà dénoncé à plusieurs reprises : c’est tout simplement le démantèlement de la République.
Tout d’abord la suppression de la clause de compétence générale signifierait par exemple que le Département n’interviendrait plus auprès des communes.
Dans un département comme la Gironde où près de 500 communes sur 542 sont rurales et modestes, cela veut dire qu’elles n’auront plus les moyens de financer les aménagements nécessaires à leur dynamisme.
Pour l’heure on ne sait rien de ce qui viendra remplacer ces politiques déterminantes pour le quotidien et l’équilibre du territoire girondin alors même que la taxe professionnelle est menacée de disparition.
On évoque les compétences des Régions, celles des communes, la création de nouvelles métropoles dont Bordeaux, mais quid du Département qui est pourtant l’échelon de proximité par excellence et qui en cette période difficile pour nos concitoyens, est plus que jamais à leurs côtés.
Sur la redéfinition des mandats de conseillers régionaux et généraux qui fusionneraient pour devenir des conseillers territoriaux avec des modes de scrutins modifiés, cela aggraverait la lisibilité des élus locaux et la confusion des électeurs.
J’attends avec impatience et méfiance le vote du comité Balladur du 26 février et je reste plus que jamais mobilisé avec mes collègues élus pour que ce gouvernement ne mette pas en œuvre un projet qui ne ferait qu’accroître les disparités territoriales et les inégalités sociales que nous devons combattre.
En fait, c’est la démocratie qui vacille sur ses bases républicaines pour satisfaire l’appétit centralisateur d’un seul homme, en l’occurrence le Président Sarkozy, qui veut jeter à bas l’œuvre de décentralisation de François Mitterrand et de Gaston Defferre. 
Rappel
Philippe Madrelle réunissait, le samedi 7 février à Bordeaux, les Conseillers Généraux en séance publique extraordinaire. A l'ordre du jour, le projet de réforme des collectivités territoriales.
Fin février, en effet, la commission Balladur rendra ses conclusions et le Président de la République les transmettra au Parlement avant l’été.
Les 102 Présidents de Conseil Généraux de droite comme de gauche avaient exprimé avec force, le 17 décembre 2008, leur rejet du projet qui vise à supprimer les Départements.
Une motion commune aux 102 départements français était donc soumise au vote des élus départementaux, qui l'ont votée à la majorité (40 voix pour), les élus de l'opposition présents (7) n'ayant pas souhaité participer au vote.
Au cours de cette séance publique, le Président Philippe Madrelle a pu annoncer que plus de 1800 girondins ont signé la pétition de soutien au Département, et ce en moins de 10 jours !
Pascal PILET
La suppression du Conseil Général représente le danger d'une administration qui s'éloigne des citoyens, de préoccupations départementales qui ne sont plus traitées au bon niveau. Elle constitue, en conséquence, une limitation de la démocratie locale, et une concentration des pouvoirs dans des sphères éloignées des citoyens et de leur préoccupation. Il n'aura par ailleurs échappé que cette volonté centralisatrice, a pour conséquence de bailloner des collectivités territoriales qui s'opposent actuellement, dans leur majorité, à la politique anti-sociale de Sarkozy. Pour cette raison, il importe que la population se mobilise massivement pour défendre les conseil généraux.
SAUNIER Catherine
A l'heure ou nous devons tous faire des efforts face a une crise sans précedent, le gouvernement veut supprimer le Conseil Général, sans savoir le devenir des centaines de personnes qui y travaillent dans le respect, la qualité, pour un service public toujours au plus près de ses administrés, et qui doit faire face aux nouvelles charges qui lui incombent. Je soutiens le Conseil Général de la Gironde et par delà tous les autres départements.
TRONCHET Jessica
Il n'est pas pensable de ne pas avoir de conseil général!!! Je suis choquée et les mots me manquent... qui sera l'interlocuteur des citoyens? qui va gérer le département? Qui va prendre en charge les dossiers de nos papis mamies qui ont tant besoin d'aide? Je ne veux pas vivre des décisions prises au niveau national, alors que notre besoin est local... Le Conseil Général ne doit absolument pas disparaitre.
Darmian-Gautron Marie-Christine
Fonctionnaire territorial depuis 1995, j'ai au fil de mes missions pu voir comment le Conseil Général est un partenaire discret et efficace de la vie quotidienne. Les futures mamans sont suivis par le service de la Protection Maternelle et Infantile, les enfants sont accompagnés dans les structures de garde, les élèves vont dans les écoles primaires subventionnées, ils grandissent dans les collèges ... il y a les lignes Trans Gironde, les Espaces Naturels Sensibles, les aides aux communes, la gestion des déchets, la solidarité avec les personnes fragiles, les prestations pour nos anciens, les routes, le patrimoine, la lecture publique ... et tant d'autres choses encore. Soutenir l'institution départementale c'est soutenir le quotidien de nos vies à tous et toutes. Soutenir l'institution départementale c'est soutenir la solidarité territoriale et humaine, la proximité.
Christian COULAIS
Autant pétitionner pour l'abandon du 33 sur la plaque minéralogique me paraît d'une futilité dérisoire autant signer ce manifeste m’est indispensable. Le gouvernement de la France souhaite l’abandon d’élus de proximité, la perte de notre liberté de partager notre devenir ensemble localement, l’exclusion de notre fraternité de vivre au quotidien sur un territoire à taille humaine, l’abrogation de notre égalité à vouloir partager richesses et mais aussi déboires ensemble au sein de notre cohérence territoriale forte. Avec la fin des énergies et matières premières venant du bout du monde, c’est à nous citoyens d’agir localement pour offrir un monde meilleur à nos enfants sans attendre que le bon vouloir et les subsides de notre gouvernement national.
Andre POUGET
C'est quant meme attristant de voir un président de conseil général d'appeler au secours parce qu'il risque de perdre sa raison d'étre. Dans l'interet général de tous les citoyens, et, pour réduire la dépense publique des collectivités locales, une réforme en profondeur de l'organisation territoriale est nécessaire. Il faut réduire le mille-feuilles, regrouper les communes trop petites, fusionner région et département en une seule assemblée. D'autres pays européens l'ont fait Arreter d'afficher des arguments démagogiques pour refuser toutes réformes, maintenir les petits emplois douillets de quelques privilégiés.
Je ne soutiens pas ces déclarations démagogiques et ces deux seuls commentaires égoistes.
N. FRERE
Il me fallait répondre au dernier témoignage, qui est, des plus insultant à l'égard de Mr Madrelle et des agents qui oeuvrent au quotidien au plus près des girondins. Il semble que cette personne a une mémoire très courte ou très sélective?! Ou alors cette dernière est à ce point privilégiée qu'elle n'a eu nul besoin de faire des démarches administratives avant la décentralisation!!! Pour mémo la joie des files d'attente, le passage dans différents bureaux pour obtenir un formulaire, pour ensuite le faire valider dans un second bureau, qui ce dernier vous renvoyait à un ou plusieurs autres bureaux et finir par s'entendre dire que ce formulaire n'était pas le bon ou autres charmantes surprises!!! Caricature d'une certaine réalité? Pas si sûr... J'ajouterai également que le niveau de dépense des collectivités territoriales a effectivement augmenté du fait d'une politique gouvernementale incohérente qui aujourd'hui veux la supression des départements alors que c'est sur ces mêmes départements que l'Etat se défosse de plus en plus de ses compétences sans en compenser la charge financière!!! A moins d'être atteint d'une déficience mentale pour ne pas le reconnaître, mais suprimer les institutions locales serait une regression démocratique sans précédent. Si je ne m'abuse la concentration ou centralisation de tous les pouvoirs en une seule et même personne se nomme: UNE DICTATURE!?